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[Challenge du forum] Parodie de DA:O


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11 réponses à ce sujet

#1
Lost-brain

Lost-brain
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Si il est une salle peu commune au palais du BSN, c'est bien la salle de détente, là ou se croisent et s'invectivent tous les membres de cette noble maison... C'est une pièce ou les idées folles prennent vies, et ou les rêves se matérialisent. Certains y boivent un verre, d'autres débattent âprement tandis que certains se répandent en potins sur qui à une belle machoîre et qui n'en à pas. Oui, dans cette pièce tout est possible, comme au Paradis... C'est d'ailleurs pour ça que nous n'y allons pas.

Non, notre chemin nous mène à la bibliothèque d'Andrasté. Oui, notre chemin. Oui, à tout le monde. Oui, à tout le monde Y COMPRIS vous, bon sang! Mais combien de fois devrais je le dire?

Bien, nous sommes tous là? Ah, Alex n'est pas là? Bon, en même temps c'est pas plus mal... Donc nous voilà tous réunis ici, et pour une bonne raison: il est temps frères et soeurs, de nous rappeler notre passé. Chacun d'entre nous connait une partie de cette histoire, et il conviens de maintenant partager notre savoir. Et c'est à moi d'ouvrir ces chroniques... Mais comment pourrais je connaître le début de cette histoire? Parce comme au premier Woodstock, j'y étais...



Episode premier: les origines des origines


CHAPITRE 1 - INTRIGUES CULINAIRES



Il était une fois un continent nommé Têtd'ass. Bon, il ne s'appelait pas vraiment comme ça, mais tout le monde le nommait ainsi. Cette dénomiation provenait dit-on d'un cliché assez répandu sur les autochtones de l'époque. En effet, il subsiste encore de nos jours de nombreuses plaisanteries douteuses sur les Têtd'assiens, ou il est évident que l'on critique leur difficulté à être en forme au saut du lit. On disait d'eux qu'ils étaient toujours à moitié endormi, la tête dans le c**. Et en orléglais, ça donnait Têtd'ass.

Mais celà n'est pas notre propos: En Têtd'ass, au fin fond d'une obscure contrée, se trouvait la province de haute
cuisine, dirigée par la noble famille Couscous. C'est précisément cette famille qui nous intéresse, ou plus particuliérement le cadet des enfants de la famille régnante. Il s'agit comme vous le savez du protagoniste de cette histoire. Et pourtant, nul parmis nous n'est capable de se rappeler son nom. Et encore moins son genre. Franchement, pour certain c'était une jeune demoiselle nommée Atlantia, Naranana ou encore Ragnagna ( cette dernière étant l'hypothèse la plus probable) et pour d'autre il s'agissait d'un mâle pur et dur (mais la partialité de cette vision à été mise en doute, vu le machisme affiché de ses partisans). Mais loin de moi l'idée de m'attarder sur ce débat stérile. Parlons plus en avant de notre protagoniste.

Elever pour devenir la crème des combattants, tel que même les Serres (combattants d'exceptions spécialisé en jardinage) ne pouvaient rivaliser avec lui. et cela enorguillissait celui qui lui avait tout appris de l'art du combat, le légendaire Serre-Titude, dont la légende dit qu'il n'a jamais douté de quoi que ce soit dans sa vie.

Notre protagoniste était voué à un avenir tout tracé, à protéger les terres familiales. Mais le destin allait en décider autrement: Un jour, un étranger se présenta au château, et dans toute l'immensité de la forteresse retentit sa présentation:

"Mon nom est Duncan McLeod, du clan des gardes des ombres McLeod! Qui êtes vous Mcleod?"

Cette annonce tonitruante boulversa le quotidien du château. D'aucun n'avait jamais entendu parler de cet ordre prestigieux en pleine renaissance, et les nouvelles colportées fasait état d'une campagne de recrutement. Notre jeune Couscous voulut sauter sur l'occasion: un nouvel avenir fait de batailles épiques et de hauts faits. Mais ses parents avaient déjà prévu une parade: On présenta à Duncan McLeod la meilleure guerrière du domaine: Serre-HenaWilliams, qui avait développé une fabuleuse technique de combat ou elle abattait ses ennemis avec des balles en acier qu'elle projetait à coup de masse. Une technique de combat sans précédent qui fit sa renommée, bien que sa soeur prétendait être à l'origine de ce coup de génie.

Dépité, notre protagoniste se retira dans ses quartiers en compagnie de son chien de guerre de race Malapris. Ces féroces bêtes tueuses tenaient leur nom de leurs sales manières, comme sauter sur les tables pour se servir en nourriture. D'ailleurs, vu leur manque de savoir vivre, on à depuis le temps fini par les rétrogader, les disgrâcier: ils ne seraient plus des chiens, mais des chats. Fallait pas nous faire chi**, na!

Notre protagoniste, avec pour seul compagnon cette sale bête, ruminait sa déception dans ses appartements sans se douter qu'un drâme allait se dérouler d'ici peu.En effet, une fois que Duncan McLeod pris congé avec sa nouvelle recrue, la famille vassale des Couscous, les Homards, attaquèrent le château de la famille régnante de Hautecuisine. En effet, bien que réprésentant un plat de meilleur qualité, les Homards, étaient les vassaux des Couscous, plat plus courant, et donc plus rentable. Mais il fallait remonter à la rebellion contre la malbouffe pour comprendre les enjeux: Le domaine de Hautecuisine avait été confié aux Couscous pour les remercier de leurs actes héroïques. Mais  comment un plat commun pouvait'il prétendre régner sur la Hautecuisine alors que les Homards, reconnus plus distingué, devenaient leurs vassaux. Ces derniers n'avaient jamais put pardonner cet affront, et n'avait eu de cesse de reconquérir Hautecuisine, ainsi que d'éliminer les Couscous.

Cette attaque prenait tout le monde de court car le chef de la famille Couscous avait eu la sottise d'avoir confiance en Homard le rouge (Red-On Homard), or quiconque à vu le film "L'homme Homard venu de Mars" sait qu'il ne faut jamais faire confiance à un Homard. La morale de cette histoire étant que pour na pas se faire avoir, regarder des navets de temps en temps est bon pour la santé (en manger aussi d'ailleurs).

Notre protagoniste, échappant à l'attaque principale, vit périr ses amis, son professeur Serre-Titude, et les membres de sa famille. Sa vie allait se terminer quand soudain apparut Duncan, le sauveur. Ce dernier bien sûr ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Il venait juste chercher une autre recrue, Serre-Henawilliams ayant fait l'erreur de prendre un bain avec lui, alors que ce dernier, pour fêter ça, décapitait le champagne. Or un McLeod ne doit jamais rien décapiter, sous peine de conséquences... foudroyantes. Et l'eau étant un élément conducteur, la pauvre Serre-Henawilliams en à fait les frais...

Son domaine devenu aussi peu chaleureux qu'un plat congelé sans four micro-onde, notre protagoniste saisit l'occasion pour proposer sa candidature à Duncan McLeod. Ce dernier, conscient des qualités combattantes de cette recrue potentielle (et surtout par le fait qu'il ne semblait y avoir pas un seul autre survivant), accéda à cette requête. Ensemble, ils quittèrent Hautecuisine par la porte arrière, qu'aucun assaillant n'avait pensé à garder (ben oui, z'êtes déja rentrer au restaurant par l'entrée de service vous? Elle ne sert qu'aux cuisiniers et au petit personnel), et nos deux héros s'envolèrent vers de nouvelles aventures... Mais ce que notre protagoniste ne savait pas, c'est qu'un roi attendait des nouvelles de Duncan: Le roi Caliban...




Mais quel est donc l'ordre auquel appartient Duncan McLeod? Quel est la sombre raison qui le faisait recruter de nombreux nouveaux membres? Tant de question, qui trouveront leur réponse dans le prochain épisode de la cape et l'épée! (Euh, non, la parodie de DAO)
Bon, je vous ait fait part de tout ce que je savais... C'est à toi maintenant. Oui à toi, bon sang! Allez, quoi...

Modifié par Lost-brain, 22 avril 2010 - 11:36 .


#2
Osiris49

Osiris49
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CHAPITRE 2 - EN ROUTE POUR OSTAGAR

- Nous devons nous rendre à Ostagar, mon jeune ami.
- Je suis avec vous Duncan. Plus rien ne me retient à Hautecuisine désormais.
- Je partage votre peine mon ami, sachez le. Soyez fier de votre héritage. Le sang du Royal Couscous coule dans vos veines. Et je vois que vous avez pu sauver des flammes le légendaire Couscoussier.
- Ce bouclier a servi honorablement de nombreux Couscous, il est vrai. Cependant, je reste perplexe quant à l'inscription qui y est gravée.

Duncan prit le bouclier et lu plusieurs fois l'étrange message qui ornerait désormais et à jamais le grand Couscoussier. Son regard semblait  ne pouvoir se détacher du dernier mot. Au bout de quelques instants, il finit par relever la tête et prit un air sombre.

- Homard m'a tuer, finit-il par lire à haute voix. C'est en effet un étrange message. Mais plus étrange encore, il y a une faute à "tuer".
- Vous en êtes sûr Duncan ?

Le Malapris aboya brièvement et mima un curieux "oui" de la tête. Ce qui ,l'espace d'un instant, prit totalement de cours Duncan. Ce dernier finit par lâcher un long soupir plutôt que de répondre.

Après de longues heures de marche, ils arrivèrent enfin à Ostagar. Duncan, ne voulant perdre une minute de plus, alla immédiatement à la rencontre du roi Caliban. McLeod et son jeune apprenti croisèrent alors en chemin les chanteurs Fred et Mercury de la célèbre troupe de troubadours Couine. Ces derniers, à leur approche, ne purent s'empêcher de se saisir de leurs instruments et entonnèrent le chant d'honneur des Gardes des Ombres : Princes de l'Univers.
Duncan se mit immédiatement au garde à vous et intima du regard à sa jeune recrue de faire de même. Tel était l'un des devoirs des Gardes des Ombres. Aucun d'entre d'eux ne pouvaient se soustraire à l'hymne de la Garde et tous avaient obligation d'arrêter toute activité sur le champ afin de saluer le courage de leurs compagnons disparus. C'était là leur devoir de mémoire.
Une légende racontait que l'un d'entre eux, le valeureux Serre-Arien, se trouvant sur un champ de bataille et semant la panique dans les rangs des engeances, avait dû immédiatement cesser le combat en entendant les première notes de l'hymne. En quelques secondes, il fut transpercé par des centaines de carreaux, de flèches et de coups d'épées ; trouvant rapidement la mort comme la gloire éternelle, à titre posthume. Les Gardes des Ombres finirent tout de même par remporter la bataille malgré cette terrible perte. Après avoir fouillé les corps de leurs ennemis terrassés, ils trouvèrent un petit bout de papier dans la poche d'un chef de meute. Avec effroi, ils découvrirent que les paroles de leur chant y figuraient et ils comprirent immédiatement la supercherie. Ils décidèrent alors sur le champ de modifier leur code de conduite et permirent, dès ce moment, à tous Gardes entendant leur hymne pendant une bataille, de ne pas cesser le combat.

Le chant des Couine terminé, Duncan et sa recrue purent reprendre leur marche et se dirigèrent sans attendre vers la tente du roi Caliban.

Modifié par Osiris49, 22 avril 2010 - 11:14 .


#3
Naranana

Naranana
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CHAPITRE 3 : L'INDECROTTABLE OPTIMISTE ROI CALIBAN


Ils arrivèrent devant la tente du roi Caliban... Ostagar lieu mythique par excellence, avait déjà été le théâtre de joutes décisives contre les terrifiants Vermicelles, les cruelles Betteraves et l’ordre obscur des Fantômettes Rouquines.

Le bon roi Caliban était en train de se finir un généreux couscous. C’est alors qu’il aperçut, enthousiaste, Duncan McLeod, le chien malappris et notre protagoniste. « Didiou ! C’est toi Duncan ! Je suis heureux de te voir parbleu !». Duncan, tout en s’essuyant les multiples graines de coucous qu’il avait reçu dans la poire assura que lui aussi était aux anges !

«Nom d’un caniche bouffé par un malappris, mais qui est celui oui celle qui t’accompagne Duncan, je ne reconnais pas ton habituel tronçonneur de compagnon garde des ombres ! ». Duncan cracha un ultime morceau de couscous et déclara : « Non mon bon roi, ce n’est point mon ami McCulotte mais le protagoniste principal de cette histoire !».

« Bonjour mon Roi.» Fit le protagoniste principal de l’histoire. « Parbleu, mais quel est ton nom, toi que Duncan a été pêcher tel un oiseau rare aquatique »- demanda le Roi. « Oh mon roi, je n’ai rien d’exceptionnel, j’ai juste acheté le jeu. Certains me nomment « Gnagna », d’autres « Couilledur » mais je préfère « le protagoniste », je suis de la noble famille Couscous de Hautecuisine en Lay.».

« Rooooo parbleu, mais comment vont tes parents et ta famille !!! Ce sont mes amis de toujours nom d’un encéphalogramme plat ! ». Un long silence pesant d’une seconde tomba, avant que le protagoniste ne commence à pleurer… PAF !

Duncan venait de donner un coup de bouclier «homard m’a tuer» sur le crâne du protagoniste : « Un futur garde des ombres ne pleure pas ! Toute la famille Couscous a fini en bouillabaisse suite à une attaque des homards mon Roi, une traitrise culinaire à vous tordre. ». Le roi reprit : « Aaaaah damned, allons mon garçon, ou ma fille, ne te laisse pas gagner par ce petit incident de parcour et serre moi la pince ! Ahahahah ! ». Duncan éclata également de rire avant de demander : « Quelles nouvelles ici à Ostagar mon bon Roi ? ».

«Roooo Duncan, Duncan, Duncan… C’est la misère ici. Je m’attendais à des joutes épiques, des combats dignes de nos légendaires ancêtres Durmir et Boghoss, mais rien de tout cela ! De la chair à canon en guise d’ennemis, ils se baladent tous avec des pancartes marquées « Genlock » au dessus de la tête les cons ! C’est bien simple, ce sont des jouvencelles, certes pas lavées depuis longtemps, mais plus tendres et gentilles qu’une horde de rouquines !».

« Je peux partir alors ?» demanda timidement le protagoniste. « Non ! Tu as quartier libre à Ostagar dit Duncan. Ne fais pas comme Ribery, évite la tente des mineurs, puis prépare-toi psychologiquement à la cérémonie des OIGNONS. »

« Heuu, à quoi ? » Fis-je fébrilement…

Modifié par Naranana, 24 avril 2010 - 05:37 .


#4
Durmir

Durmir
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CHAPITRE 4 : UN RACCOURCI VERS LES CHAMPIGNONS

"Personne ne t'a dit pour la cérémonie des Oignons ? s'étonna Duncan"
- Heu...
- Tu croyais quand même pas que t'allais devenir Garde des Ombres aussi facilement ?
- Ben, je sais pas, mais sur la brochure, ils parlaient de vacances dans des grottes merveilleuses, de connaissances mystérieuses sur la faune cachée de Têtd'ass et tout. Ils parlaient même de rencontrer des dragons ! Trop cool ! Mais non, rien au sujet d'oignons... Je pensais que je pourrais m'en sortir avec mes chèques vacances...
- Ah... Ben tu vas pas être déçu... fit Duncan dépité. Bon, rends-toi utile et va chercher Sphincter.
- Sphincter ?
- Ouais, le dernier à avoir rejoint l'ordre. Il va t'aider à préparer la cérémonie.
- Ok.
- Par contre...
- Quoi ?
- Je dois te prévenir : il est possible qu'il soit un peu... gamin. Il a l'habitude faire des blagues pourries d'un niveau pipi-caca, il a le gaz facile et par-dessus le marché il pleure pour un rien. La dernière fois, il a pleuré parce qu'il ne retrouvait plus ses couches.
- C'est étrange, avec un nom comme ça, je ne m'en serais jamais douté, répondit le protagoniste. Bon, ben à toute, alors."

Le protagoniste principal de l'histoire ne mit pas longtemps à trouver le dénommé Sphincter. Ce dernier était aux prises avec un mage, apparemment.

"Ecoute, mec, puisque je te dis qu'il veut vous rencontrer, toi et ton fils ! sermonnait Sphincter au mage.
- D'une part, je te rappelle que mon nom à moi, c'est Gorion, je suis un grand mage et ce serait sympa de t'en rappeler. Ensuite, mon "fils" n'est que mon fils adoptif, et encore ce petit morveux ne m'attire que des problèmes. Un jour, je vais trouver un moyen de l'abandonner dans la forêt, et j'en profiterai pour lui mettre sa copine rose et agaçante dans les pattes, ça fera d'une pierre deux coups. Enfin, ton "Sarevok" ou je-ne-sais-pas-quoi, il attendra un peu, parce que pour l'instant j'ai d'autres chats à fouetter. Déjà que je suis à la recherche de menottes et d'un masque en cuir clouté qui ne se désagrègent pas dès qu'on les touche, alors franchement, ton mec, je m'en cogne.
- Non mais pas la peine de s'énerver, hein, commença à sangloter Sphincter. Moi je voulais juste passer le message, c'est tout...
- Ouais ben c'est bon, il est passé, maintenant barre-toi."

En fin de compte, ce fut le dénommé Gorion qui partit, tandis que Sphincter, en sanglots, vit le protagoniste principal de l'histoire s'avancer.

"Pourquoi ils sont tous méchants avec moi ? pleura-t-il.
- Heu... ben... Je ne sais pas vraiment... Dites, ça vous dirait un chewing-gum ? demanda le protagoniste en s'approchant de Sphincter.
- Bouhouhou, encore un qui veut se moquer de moi !
- Mais non, mais non, voyons. C'est Duncan qui m'envoie, paraît que vous pouvez m'aider pour la cérémonie des Oignons.
- Ah, t'es la nouvelle recrue ? fit Sphincter entre deux mouchoirs. Ok, allons voir Duncan."

Le protagoniste principal de l'histoire se dit qu'il en avait déjà marre de celui-là. En plus d'avoir l'haleine d'une fosse septique, il allait vite devenir... encombrant. Alors qu'il pensait déjà à s'en débarrasser discrètement dans les marais pas loin, ils atteignirent le feu de camp où Duncan s'était planté comme une potiche, à ne rien faire, comme à ses habitudes.

"Ah, vous voilà ! Bien, les deux autres recrues ne devraient plus tarder à présent."
Et c'est ainsi qu'arrivèrent deux autres personnages. L'un ressemblait à une sorte de fouine qui ne se serait pas lavée depuis plusieurs mois, l'oeil mauvais et prêt à faire un coup pendable à tout moment. Le protagoniste de l'histoire se dit qu'il faudrait le surveiller, celui-là. En plus, il avait un oeil mécanique, et il aurait juré que les pointes des flèches dans son dos étaient des petits sacs remplis d'eau. Etrange...
Le deuxième n'était pas moins bizarre. Il s'agissait d'un mage, du moins ça y ressemblait. Il portait une robe rapiécée et une sorte de chapeau pointu ridicule. Il avait un certain âge et avait l'oeil encore plus niais que celui du singe qui le suivait. Plus étrange encore, une sorte de coffre le... suivait également. Un coffre avec une multitude de petites pattes... Le protagoniste principal de l'histoire se dit qu'il ne fallait peut-être pas poser trop de questions...

"Bien, commença Duncan. Sphincter, le protagoniste principal de l'histoire, je vous présente Garrett et Rincevent.
- Salut, fit la fouine dans une voix froide et étrangement caverneuse.
- 'Lut ! répondit le dénommé Rincevent. Heu... Au fait, on ne m'a toujours pas dit, mais on est où, là ? J'étais dans l'Université de l'Invisible avec le bibliothécaire, je rentrais enfin d'un pays étrange, le dernier continent. Et là, le bibliothécaire a éternué, et puis on s'est retrouvés pas loin... Il y a une taverne, dans le coin, à tout hasard ?
- Ah, heu... On vous a pas dit ?
- Quoi ?
- Heu... Non, rien... fit Duncan. Bon, puisque vous êtes là, on va pouvoir commencer les préparatifs de la cérémonie des Oignons. Mais pour ça, il nous faut... des Oignons ! Donc vous allez en chercher, il y en a dans les contrées sauvages de Harakiri autour de nous. Ce sont des oignons spéciaux. Heu... En fait, ils ressemblent un peu à des petits champignons à la couleur très vive... N'hésitez pas à les goûter pour vous assurer que c'est bien ce qu'on cherche. A ne pas confondre avec les champignons du coin, qui ont certains... heu... effets secondaires...
- Lors de ma cérémonie, Duncan avait mangé les champignons du coin, il a poursuivi un éléphant vert fluo pendant toute la journée, nu et avec des fleurs dans le cul, murmura Sphincter.
- Qu'est-ce que tu dis, Sphincter ? mitrailla l'intéressé.
- Non, non, rien.
- Bon. Voyez aussi, pendant que vous y êtes, si vous pouvez retrouver mon vieux livre de recettes, qui doit être dans un coffre sur les ruines d'une ancienne tour pleine de fantô... heu pardon de gentils animaux dociles.
- C'est aussi pour la cérémonie ? s'enquit Garrett.
- Non. Enfin, oui, oui, bien sûr, se rattrapa Duncan. C'est très, très important. Oh oui, très important... Je ne sais pas comment on pourrait faire sans... mon livre de recettes... Non vraiment, il me le faut.
- C'est quoi cette histoire de cérémonie ? demanda Rincevent.
- Tais-toi et suis-nous, fit le protagoniste principal de l'histoire."

C'est ainsi que la petite troupe partit vers les contrées sauvages de Harakiri, avec pour but de trouver les oignons de la cérémonie. A ne surtout pas confondre avec les champignons du coin, cela dit en passant.

Modifié par Durmir, 22 avril 2010 - 04:30 .


#5
Osiris49

Osiris49
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CHAPITRE 5 - UN OIGNON RECONNAISSABLE

- Et sinon mon p'****** gars, tu viens d'où toi ? demanda Garret à la jeune recrue.
- Ben... je suis de la lignée des Couscous, de Hautecuisine.
- Après les oignons, le livre de recette et vot' bouclier "Homard m'a tuer", on peut dire que c'est thématique comme sortie, répondit Rincevent, très fier de sa trouvaille.
- Heu... auriez-vous l'obligeance de dire à votre chien de lâcher ma botte, supplia Sphincter.
- Il étron ce Sphincter quand même ! lâcha Garret juste avant d'exploser de rire.
- ...


Ce fut la seule réponse entendue à des kilomètres à la ronde au milieu du rire de Garret qui peina à se rendre compte du bide total qu'il avait produit. Même les piafs semblaient être consternés tant leur silence inhabituel était éloquent.
Le protagoniste eut soudain une idée.

- Oh, regardez ! C'est un arbre reconnaissable ! hurla t-il en pointant fièrement son doigt vers un bouleau visiblement en fin de carrière tant il paraissait desséché.

Au moment où tous se retournèrent vers lui avec le même air interdit, le Malapris lâcha la botte de Sphincter et se rua sur l'arbre. Juste après, comme un seul homme, ils le regardèrent se soulager dans une extase non dissimulée.

- Oh, regardez ! C'est un Sphincter recon...
- NON ! hurla le protagoniste à l'attention de Rincevent et avant que celui-ci ait pu finir sa phrase.


Sphincter regarda le mage d'un oeil mauvais et notre joyeuse troupe reprit son pèlerinage dans les Terres Sauvages de Harakiri, dans un silence pesant.

Quelques plaisanteries plus ******, que Sphincter semblait être le seul à ne pas apprécier, le groupe arriva aux abords d'un chemin parsemé de cadavres. Leurs corps en lambeau témoignaient de la violence de l'affrontement qui avait eu lieu ici. Une marre de sang aux reflets d'armes et d'armures brisées formait un dessin macabre sur le sol et, chose étrange, un curieux champignon en émergeait en plein milieu.

- Hé, vous pensez à c'que j'pense ? demanda Sphincter.
- Arrête de penser, tu vas chopper des hémorroïdes en guise de boutons de fièvre, déclara solennellement Garret qui, avant de se mettre à rire, préféra regarder ses compagnons pour voir s'ils allaient rire aussi.
- En tout cas, d'après la description faite par Duncan, ce champignon pourrait tout à fait correspondre aux oignons que nous cherchons ! déclara le protagoniste
- Tu as raison, répondit Rincevent, je dirai même qu'il est tout à fait reconnaissable.


A ces mots, le Malapris se rua dans la marre de sang et se mit à uriner sur le champignon. Non sans avoir tourner la gueule en direction de son maître pour guetter son approbation... ... qui ne vint jamais.
Les compagnons se dévisagèrent en silence un long moment, l'air de nouveau interdit. Quelques interminables minutes plus ******, Garret proposa que ce soit le protagoniste qui aille chercher l'oignon recouvert de pisse. Celui-ci refusa en prétextant que c'était avant tout la faute de Rincevent. S'ensuivit un très long débat au milieu des cadavres encore fumants dont finalement, personne n'avait rien à foutre.
Il fut finalement décidé que ce serait Sphincter qui s'occuperait de l'oignon car de l'avis général, sauf le sien bien sûr, un Sphincter s'occupant d'un oignon, ça allait bien ensemble.

Pendant ce temps, non loin de là, une petite patrouille d'engeances se rapprochait dangereusement de nos amis. Le sinistre groupe se composait de deux assassins Genlock, de trois guerriers Hurlock et, du plus redoutable et repoussant d'entre eux, leur chef Hydargos. Un être d'une laideur et d'une férocité inimaginable et dont la seule motivation consistait à donner entière satisfaction à ses instincts les plus vils.
Ce dernier venait d'être promu par l'Archidragonne Bolzed et avait reçu pour première mission de ramener dans les plus brefs délais le Nécronomicon, le précieux livre de recettes exotiques et épicées des Gardes des Ombres. Sans le grimoire, il ne serait plus possible de préparer la cérémonie de l'Oignon. Et sans cérémonie de l'Oignon, plus de Gardes des Ombres.
Après ça, Le Grand Jardinier de l'Univers pourrait bien carrer ses Oignons où il voudrait, l'humanité n'aurait plus que ses yeux pour pleurer.

Hydargos s'arrêta net en entendant les faibles sons d'une conversion animée. Il se retourna et, voulant signifier à ses sbires de ne plus faire de bruit, mit un doigt devant sa bouche tout en laissant échapper un léger chuintement entre ses lèvres. Ceux-ci, sans trop comprendre ce que faisait leur chef, se mirent à l'imiter en portant tous à leur bouche leur index et à chuinter de concert. Ce qui au final, ressembla bien plus à un gros ronflement qu'autre chose.

Le Malapris se dressa immédiatement sur ses quatre pattes et se figea en direction des engeances.

- QUI... a encore prononcé le mot désormais interdit ? demanda Sphincter, déjà au bord de la dépression au beau milieu de Harakiri. Tout en craignant qu'une nouvelle fois, le chien se mette à pisser sur un autre oignon que ses compagnons se presseraient de lui demander d'aller chercher.

Modifié par Osiris49, 22 avril 2010 - 11:15 .


#6
hellodie

hellodie
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CHAPITRE 6 - ESCALE TECHNIQUE


- Non! s'exclama le protagoniste. Regardez la posture du Malappris. La même que lorsqu'il sent la présence d'écureuils dans les parages. Ce sont ses pires ennemis; mais tout le monde sait qu'il n'y a aucun écureuil dans tout Harakiri!
Troublé par l'argument, Sphincter se redressa.
- Des engeances! Bon sang, avec toute cette pisse répugnante je n'ai rien ressenti! Il y a deux groupes, et ils nous prennent en tenaille par les flancs. Ils sont trop nombreux, fuyons!
- Hors de question! rétorqua le protagoniste. Nous sommes ici pour ramasser des oignons, la poudre d'escampette ne figure pas sur notre liste! A quelle distance sont-ils? Et comment sais-tu cela?
- Le groupe repéré par le Malappris est tout proche, le second est un peu plus éloigné et ne semble pas se rapprocher pour l'instant. C'est sûrement un piège. Pas le temps de discuter! Courrons --
- DANS LE TAAAAAS!!! hurla Garrett en décrochant une flasque de sa ceinture avant de se ruer droit sur le groupe signalé par le chien.
- Mais il est fou! glapit Sphincter.


Tout le monde suivit dans le plus grand désordre. Les engeances, fascinées par les gestes étranges de leur chef charismatique, furent prises de court par cet assaut. Dans la flasque de Garrett luisait un liquide verdâtre qui se répandit sur elles en un immonde bruit de friture. Avant que leurs armes ne soient sorties du fourreau, deux guerriers étaient déjà à terre à se tortiller et hurler sous l'effet de l'acide. Un assassin fut égorgé d'un coup de mâchoire du Malappris alors qu'il encochait une flèche destinée à Garrett, qui avait chopé l'agro, quoi que cela puisse signifier. Devant cette débâcle, Hydargos décida de battre en retraite, conscient qu'il aurait bien d'autres occasions d'écraser ces humains plus ******. Et avec un peu de chance, le Malappris mourrait d'avoir goûté au sang maudit.

La compagnie ne donna pas la chasse aux engeances, sur le conseil avisé du protagoniste qui avait reçu une instruction sur les grandes batailles d'autrefois. Ils fouillèrent les corps des deux guerriers pendant que le Malappris dégustait sa victime. Quant au second groupe ennemi, il s'avéra aux sons de grognements et de coups, qu'il était trop occupé avec les loups locaux pour représenter une menace directe.


***


Et pendant ce temps, à Véra Cruz...

- Non mais t'as vu leur dégaine? On trouvera jamais mieux!
- Fais gaffe mec, Sphincter est un Garde des Ombres, c'est un dangereux j'te dis!
- Tu veux dire, quand il ne pleure pas?
- Ces types là sentent les choses, ça passera pas!
- Et moi je te répète que Sphincter, je le sens bien.
- Comme tu voudras. Bon, je bouffe la clef et toi tu fais le planton. Je suis vraiment forcé de me foutre en slip?
- Pourquoi avaler la clef si t'avais eu des poches?
- Mais j'ai froid.
- Serre les fesses.


Reese ôta ses frusques en claquant des dents tandis que Malcolm se préparait un sandwich. Les deux jeunes hommes et Dewie, leur cadet, avaient enfin trouvé la victime idéale pour leur coup. Entre autres tâches ingrates, c'est Dewie qui avait été désigné volontaire pour faire le guet.
Une fois nu et après avoir essuyé quelques moqueries de la part d'un groupe de jolies Soeurs qui passait par là, Reese se laissa enfermer dans une petite cage de métal, surveillée par un Malcolm en uniforme de garde, tout près de Véra Cruz.
Véra Cruz. C'était là le nom de code donné à l'infirmerie du campement, choisi par le Roi Caliban lui-même qui souhaitait embrouiller les engeances. De l'avis général, Caliban était un génie de la psychologie engeancêtre, et lui seul aurait pu prédire l'effet de ce code sur l'ennemi.


***


Dans les terres désolées de Harakiri, un groupe pour le moins hétéroclite était occupé à dépecer une meute de loups dont il venait de repousser l'attaque. Sphincter se tenait à l'écart, sanglotant quelque peu car il avait souillé ses bas sous la surprise de l'embuscade.

« … Mais j'ai froid. » couinait-il, ignoré de tous. Le vent mordant de Harakiri n'arrangeait rien à sa situation, il aurait tellement voulu changer sa couche. Bravement, il sécha ses larmes et décida de fouiller les (proches) environs, se détournant non sans soulagement de la séance de dépeçage. Le Malappris se délectait joyeusement des entrailles de ses pairs sauvages tandis que Garrett et le protagoniste s'occupaient à détacher les peaux. Rincevent se tenait à l'écart, rangeant discrètement quelques objets dans le Bagage, son coffre à pattes.


Au moment où la coterie fut prête à reprendre la route, Sphincter annonça, espérait-il de sa voix la plus mâle:

- Il faut rentrer au camp.
- Quoi? Mais on a à peine fait trois cent mètres! s'étonna le protagoniste.
- J'ai trouvé cette Elfidée, ce Champignon des Tréfonds, ce bout de métal rouillé, ces vieux bouts de bois et un beau tas de cailloux. Et nous n'avons plus de place dans nos sacs pour stocker d'autres objets.

Le Garde des Ombres retint une larme, conscient qu'il jouait là son statut de chef de groupe, seul à avoir passé la Cérémonie de l'Oignon. Les autres échangèrent un regard atterré.
- Fout ton bordel dans le Bagage, Sphincter, proposa le protagoniste.
- Essaie toujours! rétorqua Rincevent, hors de question que tu colles ta crasse dans mon Bagage. La seule chose de toi qu'il voudra bien stocker, c'est ton bras. Seul.
- Rincevent, si tu ne joues pas le jeu, on va se retaper toute la montée avec des sacs de caillasse sur le dos.
- Parle pour toi! répondit-il du tac au tac, et il s'assit sur son coffre en croisant les bras.


***


A l'instant où Dewie aperçut Sphincter et le protagoniste à l'entrée du camp d'Ostagar, il courut jusqu'à Véra Cruz prévenir Malcolm. « Ils vont passer par ici, c'est obligé! Ils ont ramassé les cailloux brillants que tu m'avais forcé à placer en bas, leurs sacs en sont pleins, et ils vont à la forge! »

Et effectivement, Sphincter et le protagoniste étaient en grande discussion lorsqu'ils passèrent devant l'infirmerie et la cage de Reese, qui commençait à greloter sévère.

« Le Roi Caliban et ses généraux ne prennent pas encore la pleine mesure de la situation. Seuls les Gardes des Ombres savent qu'il s'agit bien là d'un Banquet. Tu comprendras après la Cérémonie, enfin si tu... Tu comprendras. »

Sphincter semblait avoir gagné en assurance depuis qu'il avait eu gain de cause pour ramener ses bouts de bois et, l'espérait-il, changer discrètement sa couche. Quant à Garrett, il était resté avec Rincevent pour lui prêter main forte en cas d'attaque.

- Du ppppaaaaiiiiiinnnnnnn, serre, s'il vous plaaaît.... Aaah, je n'ai pas mangé depuis trois jours... geignit Reese sur un ton fort convaincant.
- Qu'y a-t-il pauvre homme, et pourquoi diable te donnerai-je quoi que ce soit? N'es-tu pas un criminel? s'inquiéta Sphincter.
- Bon je m'occupe de la partie commerce, on se rejoint plus ******, chuchota le protagoniste à l'adresse de son compagnon de route.
- Je suis ici en attente de mon jugement, mais je n'ai rien fait, reprit Reese. Seulement ils m'ont oublié là, je n'ai rien à manger, et j'ai froid!
- Je n'ai aucune nourriture sur moi.


Sphincter n'était pas d'humeur à se mêler de problèmes de Justice, d'autant que le Roi n'avait pas pour réputation d'être un tyran. Reese s'aperçut de son impatience et s'empressa d'ajouter:
- Le garde là bas, je l'ai vu! Il a une ration qu'il pourra partager avec moi. Si vous parvenez à le convaincre, je vous donnerai quelque chose. Lorsqu'ils m'ont enfermé ici, ils ont dit que mes vêtements étaient passés de mode et me les ont enlevés.
- C'est la procédure, répondit simplement Sphincter. On ne laisse que le slip kangourou, qui est un indémodable du genre.
- Trop aimable. Quoi qu'il en soit, j'ai réussi à cacher une clef sur moi. Je l'ai avalée et, depuis, j'ai eu le temps de digérer la question.
- Que voulez vous dire?
- Heu... Disons qu'à cet instant, elle a passé le --
- SPHINCTER!!! hurla un chevalier au loin.
- Serre Lou! Comment vas-tu vieux raseur?!
- Je vais dans ma tente! Serre Pugnant a fourré une tonne de vers de terre dans mon armure pendant ma garde. Je m'étais endormi, ajouta-t-il un ton plus bas. Excuse moi mais je dois vraiment y aller, ça urge!
- ..., fit Reese, notant mentalement la bonne idée.
- Ce Lou, qu'il est lourd! soupira Sphincter en se tournant vers Reese. Bien, heu... à quoi sert cette, hum, clef?
- Elle ouvre le coffre des mages. J'avais prévu de le faire moi même, mais hélas je mourrai de faim avant d'avoir pu m'en approcher de nouveau. Et il y a ce chien de garde d'Apaisé...
- Le coffre des mages dis-tu? Hrrrmmm... émit Sphincter, faisant tourner ses méninges.
- C'est comme que j'vous dis, serre. Sûrement qu'vous trouverez votre bonheur dedans, les Apaisés trimballent sans arrêt tout un tas d'objets de valeur avec eux! Ca vaut bien un repas en tout cas.
- Vendu! s'enthousiasma le Garde des Ombres, qui avait finalement pondu son idée.


Il se dirigea vers un Malcolm qui s'apprêtait ostensiblement à casser la croûte.
- Salutations, garde! Comment se portent les blessés ici à Véra Cruz? s'enquit Sphincter sur un ton amical.
- Chais pas. Moi, je garde les prisonniers, grommela Malcolm en croquant dans son sandwich.
- Attendez! Ma parole, est-ce là de la viande de malappris?!
- Chais pas. C'est ma ration. Moi, je garde les prisonniers.

Sphincter se pencha vers le sandwich, feignant la préoccupation.
- C'en est, c'est certain, conclut-il, paniqué. Si j'étais vous je recracherai ça tout de suite! Une rumeur circule selon laquelle un plaisantin aurait utilisé de la viande de malappris contaminé par les engeances, pour préparer les rations! D'aucuns racontent même qu'il s'agirait d'un espion Orléglais tentant de déstabiliser notre armée en vue d'une future invasion. Recrachez que diable!
Malcolm prit un air affolé tout à fait crédible.
- Non! J'en ai avalé une bouchée! NON! hurla-t-il alors qu'il lâchait son sandwich et se mettait à aller et venir autour de Sphincter. Excusez-moi serre, je dois y aller!!! ajouta-t-il en s'enfuyant pour vomir.
- Héhéhé héhé, crut bon d'ajouter le Garde des Ombres, héhé hé. Il ramassa le sandwich parfaitement comestible, quoi que couvert de boue sur une face.


« Ah merci serre, quel brave homme vous faites! s'extasia Reese au retour de son sauveur. Je vais enfin pouvoir manger! Tenez, voici la clef. Je l'ai gardée au chaud pour vous. »


Sphincter s'éloigna, ruminant sur l'origine de cette chaleur compte tenu du fait que le prisonnier était gelé. Mais son plan pouvait marcher. Une grande fierté s'empara de lui. Il avait usé de son autorité d'aîné pour remonter au camp malgré l'avis des autres, il avait nourri un malheureux, rusé d'une manière qu'il se permettait de trouver extrêmement habile et, surtout, ourdi un plan de vengeance contre ce mage stupide, ce Gorion. Grâce à cette clef à l'odeur étrangement familière, il allait lui voler toutes ses affaires. Il ne lui restait plus qu'à changer sa couche et tout irait bien dans cette merveilleuse journée.


Un peu plus loin, Malcolm et Dewie se réjouissaient du succès de la première partie de leur plan...


Le protagoniste revint, l'air pressé.

- Dépêchons-nous, j'ai perdu bien trop de temps à trier ta caillasse avec le Commerçant-Artisan-Forgeron Troy Zannain. Comme prévu ça nous a rapporté que dalle, heureusement qu'il y avait l'équipement engeancêtre et les peaux de loups!
- J'ai encore besoin d'une minute... répondit Sphincter avec un début de panique à peine dissimulé.
- Plus le temps! Rincevent a un problème, il nous a envoyé le Bagage, regarde!



Et en effet, à l'entrée du camp le Bagage leur adressait des signaux pressants avec force cliquetis et grincements de jointures. Le protagoniste prit les devants et fila en direction du récipient sur pattes, un air de forte détermination accroché au visage. Sphincter, le cul trempé, rangea sa clef et se résigna. Non, cette journée ne serait pas merveilleuse.

Modifié par hellodie, 23 avril 2010 - 11:42 .


#7
Naranana

Naranana
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CHAPITRE 7 : DE LA SORCELLERIE DANS L’AIR...


Je suis le protagoniste, héros de notre histoire à nous, (puisque nous avons acheté le jeu dois-je le rappeler).

J’avais décidé de prendre enfin les choses en main. Un peu dans les choux depuis le début, cuisiné par tout le monde, orphelin de ma famille Couscous de Hautecuisine (qui avait pris un bouillon par les homards), téléguidé par ce Duncan, mystérieux garde des ombres qui n’avait même pas garanti les allocations familiales, il était grand temps d’y voir plus clair dans cette forêt marécageuse peu rassurante...


Stop !
Je venais de hurler puis de m’avancer au devant de mes compagnons. Ils me considéraient soudain avec surprise et respect. Le flatulent Sphincter, avec sa tête à fumer des thermomètres, gardait un air circonspect, prêt à tout tanker. Garret et Coursevent attendaient une suite aux petits oignons, pleins d’espoir.

Dans le ciel, des étoiles filantes exhalaient des traînées lumineuses, comme éclatant du désir de voir ce qui allait se passer (jolie phrase mais super chiante)… Partout le silence… des agneaux, des écureuils, des escargots de Bourgogne, tous semblaient figés, congelés d’expectative. Seule la brise fraîche caressait les compagnons, leur offrant une douce couverture nocturne. Face à notre petit groupe, des ruines imposantes se dressaient…

Bien ! dis-je en me frottant le visage. Aussitôt Sphincter m’imita pour se débarrasser discrètement d’une disgracieuse crotte de nez. Il est grand temps pour moâ de décider si je suis une fille ou un garçon. Je ne puis ainsi rester dans une ambivalence schizophrénique, je suis la risée de tout le BSN de la région de Clémentine.

Alors tous les membres de mon groupe hurlèrent d’une même voix : « pas de spoiler ou la Déesse Nyila va nous virer du topic ! ».
Ok, je resterai donc pour l’instant le protagoniste… dépité, je continuais malgré tout : écoutez ! Pour l’instant nous avons eu de l’oignon, pas mal même. Nous avons récupéré de quoi préparer la potion magique de Duncan avec tous ces champignons, nous avons occis promptement les créatures marquées « Genlock » au-dessus de la tête et même déboité la terrifiante créature élite Hydargos, (grâce à une brillante idée sifflée par Sphincter) : passer le jeu en mode facile. Tous applaudirent à tout rompre alors que le malappris se léchait la couille gauche.

Silence ! Le plus dur nous attend, dis-je.
Mais pourquoi donc ? balbutia Sphincter avec ses yeux de Mireille Mathieu.
Parce que nous avons nettoyé le brouillard de guerre de toute la carte à l’exception de ce qui se cache dans les ruines devant nous. Je parie que c’est ici que nous allons découvrir le Nécronomicon, précieux livre de recettes exotiques et épicées des Gardes des Ombres…

C’est alors qu’une grosse voix nous surprit tous… « A TABLE ! ».
Je répondis : « Ata, 30 secondes mon Amour j’ai presque fini le niveau et je peux pas sauvegarder ».


Tout le groupe s’avança alors lentement dans les ruines…
Par terre, un coffre éventré. Tu peux looter ? me demanda Sphincter le cul serré, inquiet de ne pas avoir de voleur dans le groupe. Attends, je regarde, dis-je, un peu gavé de savoir que j’allais devoir me le taper au moins 60 heures, ce gros lourd ahuri.



C’est alors que de nouveau, une voix féminine nous surprit tous… « TIENS TIENS TIENS, voilà du boudin ! ». Une créature venait d’apparaître, descendant doucement les imposants escaliers en ruine…

Elle était belle, troublante, ses yeux avaient la transparence verte d’une agate et la cruauté d’une vipère. On pouvait deviner les courges naissantes de ses seins, proéminences de charme de son port altier… décidemment les graphistes du Dieu Bioware étaient bien coquins.  Ses jambes étaient aussi longues que son décolleté vertigineux. On ne voyait pas du tout sa petite culotte et je me demandais si un cheat code sortirait bientôt pour régler ce souci. Elle était maintenant toute proche. Elle n’avait jamais cessé de parler…

 « Voilà un bon moment que je vous observe… Qui êtes vous donc pour venir mettre votre grain de sel ? Êtes-vous des homards, des crevettes, des héros, des mauviettes ?... Ces questions me taraudent… »

Je souriais intérieurement… je dévisageais avec curiosité cette jolie demoiselle. Mais la méfiance parcourait les poils du Sphincter et des autres compagnons… Le malappris remuait la queue, avec une couille gauche toute propre.
« Ne lui parlez pas ! C’est une Courgette ! Une mage renégate ! Une chasing ! Elle va nous transformer en escargot de Bourgogne comme tous les autres autour ! » vociféra Sphincter.

« Qui… qui êtes vous ?.... Quel est votre nom ? » demandais-je…
Elle s’approcha encore…. « Mais dites-moi plutôt ce que vous venez chercher… oh attendez… ne serait-ce pas le Nécronomicon, précieux livre de recettes exotiques et épicées des Gardes des Ombres ?… » Elle était toujours plus énigmatique et attirante….
« Qu’en avez-vous fait ? Courgette ! Sorcière ! Rendez-le nous ! Ce livre appartient aux gardes des ombres ! » hurla Sphincter, ulcéré.

« Vous le rendre ? Ce serait bien impossible, je ne l’ai pas… Et puis de quel droit vous permettez-vous de me traiter de courgette ? Salsifis ! Avec votre air de Mireille Mathieu, votre attitude de chien battu ridicule ! »- Malappris aboya joyeusement.
Garret et Coursevent crièrent « Ne l’énervez pas ! Elle va nous transformer ! ».

J’essayais de calmer tout le monde. « Je me nomme le protagoniste. Nous avons besoin de ce livre pour accomplir le rituel mythique des oignons des gardes des ombres. S’il vous plaît, aidez-nous à le retrouver, je suis même prêt à faire des photocopies si vous voulez le garder. ».

Elle me fixa en souriant. Puis elle s’éloigna. « C’est ma maman, Flammèche, qui le détient. Suivez-moi, je vais vous mener à elle ». Elle commença à partir mais se retourna aussitôt vers moi et dans un clin d’œil : « Je m’appelle Origan… et je vous trouve charmant, ou charmante, je ne saurais dire, comme avec le chanteur de Placebo… ou Fred et Mercury. ».
Une drôle de sensation venait de parcourir mon cœur… Comme une chaleur qui remontait jusque dans ma gorge maintenant nouée. Je me mis à penser très fort « Je ne suis pas amoureux, je ne suis pas amoureux, je ne suis pas amoureux…». Sphincter demanda : que faisons-nous ? Je répondis « je ne suis pas amoureux ! ». Coursevent me regarda étrangement. Il me fallait rectifier au plus vite. « Je veux dire, je ne suis pas heu…. Suivons-la ! ».




« Mère, j’ai avec moi… »
« Je les vois petite, je les vois »… dis la vieille femme toute fripée.

Ah ! Encore une courgette ! Une vieille courgette cette fois ! dit Garett.
Chuuut répondit Coursevent, si c’est le cas il ne vaut mieux pas la mettre en rogne !

« Rooo mais c’est qu’il est futé ce petit gars là… Il réfléchit, avec une sagacité et un esprit déductif hors du commun… Je me nomme Flammèche, la sor…. la dame des marais. ».
« Merci Madame » dit Coursevent en rougissant. Sphincter lui donna un coup de bouclier « homard m’a tuer » dans le dos : « elle se fout de ta gueule la sorcière, bougre d’âne, foie gras va ! ».

Je pensais qu’il était temps d’intervenir... « Madame, nous ne voulons pas vous déranger dans votre humble demeure. De plus je vois que vous avez laissé traîner votre queue, et je me dis que vu notre niveau de noobs on ne va pas vous chatouiller trop longtemps. ».

« Oh… mais celui-là est différent des autres, mademoiselle, monsieur ?... »
« Je suis le protagoniste » fis-je, dépité.
« Je vais vous le donner, ce grimoire, ce Nécronomicon… Vous êtes trop mignon… De toute façon je le connais par cœur. Ma fille, Origan, va vous raccompagner à votre camp d’Ostagar. Je vois pour vous, un avenir grandiose…». Coursevent se précipita pour dire : « Oh merci Madame, merci, parce que nous étions complètement paumés ! ». Sphincter hocha la tête de désapprobation.

Mon regard était déjà posé sur les épaules nues d’Origan. Elle semblait énervée de devoir nous accompagner. Elle m’ignorait déjà et mon cœur avait commencé à saigner…

Modifié par Naranana, 25 avril 2010 - 12:22 .


#8
Lost-brain

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La Bibliothèque d’Andrasté. Nombreux sont ceux ayant cherchés à atteindre ce lieu mythique, gardien des mystères d’hier ainsi que des trésors secrets de nos ancêtres. Nul ne douterait du caractère sacré du contenu des rayonnages que l’on y trouve. Tous devraient être en adoration devant de tels trésors ayant défié les âges pour parvenir jusqu’à nos doigts fébriles qui ne rêve que de les frôler. Et pourtant, dans ce lieu ou le respect devrait imposer le silence, une véritable cacophonie s’y élève en ce jour. La cause de tout ce chaos : le projet entrepris par les dépositaires de l’ancien savoir que nous sommes de reconstituer l’histoire fondatrice de notre ordre.

Je devrai être fier de me rendre compte que ce savoir est toujours entre nos mains, mais il est devenu clair en entendant le récit de mes confrères qu’une partie de leur connaissance s’est échappée de leurs mémoires.  Certains passages sont contestés par d’autres historiens, et d’autres semblent si obscure que leur contenu ne peut être compris… Sans oublier que l’une des nôtres, prise de folie, s’est imaginée être l’individu dont nous narrons l’histoire… Heureusement que notre forteresse possède son propre quartier d’isolement pour les aliénés…

Bref, ce qui devait être un rappel solennel de notre passé est devenu un véritable bordel sans queue ni tête, même si les mauvaises langues me diront qu’un bordel sans queue est plutôt rassurant pour une clientèle masculine. Et les femmes, hein ? Égoïstes.

Cette situation est désolante, j’en conviens. Il est de mon devoir de remettre de l’ordre dans tout ça, et de faire en sorte que notre récit retrouve sa cohérence…


CHAPITRE 8: L'IMPITOYABLE RITUEL DES OIGNONS

La belle Origan reconduisit notre brave jeune Couscous et ses compagnons à l’orée des terres sauvages d’Harakiri. Ce dernier se retourna pour la remercier (et plonger une nouvelle fois dans son obscène décolleté), mais elle avait déjà disparue dans la végétation ambiante, au grand soulagement de Sphincter. La déception de notre protagoniste fut courte, ce dernier se rappelant que les personnages romançables n’étaient pas tous bisexuel, condition sinequanone pour qu’un personnage au sexe indéfini puisse en profiter. Et puis, la mission était un succès, le Nécronomicon étant en leur possession. Il leur fallait désormais retrouver Duncan pour que puisse débuter la cérémonie des oignons…

Ils finirent par le trouver à l’écart des grandes manœuvres qui occupaient la garnison régulière du camp. Sphincter avait prévenusses compagnons que pour certaines raisons, le rituel visant à faire des 3 recrues de vrais gardes des ombres nécessitait le secret absolu… Quoi ? Pour quelles raisons me demandez-vous? Comptez pas sur moi, j’suis pas une balance !

Toujours est ‘il que Duncan se révéla fort satisfait que le Nécronomicon fut retrouvé. Cet ouvrage était unique, et recelait de conseils forts judicieux en cas de Banquet, qui résultait de l’apparition d’un nouvel Archidragon. Malheureusement, le plus sensé de ses conseils, « partir très loin en abandonnant tout sur place », avait été rédigé sur la première page, illisible depuis qu’un sinistre idiot avait renversé son couscous sur le livre… Résultat, les gardes de sombres prenaient les conseils servant uniquement si la fuite est impossible pour la marche à suivre principale… Que de vies aurait été sauvées si la vérité n’avait pas ainsi été effacée…

Duncan saisit le livre des mains du protagoniste, et déclara après avoir feuilleté quelques pages :

« Bien il est grand temps pour vous de subir la dernière épreuve, celle qui déterminera si vous avez oui ou non la trempe d’acier qui caractérise notre ordre ! »

« Quoi ? S’exclama Garret. On s’est tapé tout ce chemin et la recherche d’oignons débile, pour apprendre qu’on n’était pas encore sûr de faire partie de la garde ? »

« Y’a de la place que pour les meilleurs, rétorqua Duncan. Alors on à créé la cérémonie des oignons, qui sert de dernière vérification. Et si vous survi… Heu, réussissez, elle vous confère également un talent fort utile contre les engeances. »

« Ouais, bon, elle consiste en quoi cette fameuse cérémonie ? »

Un sourire sadique se format sur le visage de Duncan. Il se rappelait combien il avait souffert lors de son intronisation en tant que gardes des ombres, et il adorait se venger à chaque nouvel arrivage de recrues. Il pointa du doigt un passage du Nécronomicon :

« Voilà ce que vous allez devoir faire ! »

Les 3 aspirants se penchèrent pour distinguer les caractères gothiques. Le protagoniste lut à haute voix :

« Arriver à la taverne par la porte arrière, et prendre la jouvencelle de serveuse également par l’arriè… »

« Non, pas ça ! Hurla le commandant de la garde, en choisissant cette fois ci la bonne page. Ce passage là, celui qui décrit la recette à base d’oignons à réaliser ! »

Effectivement, Duncan pointait désormais une recette de cuisine compliquée visant à créer une potion à base d’oignon. Cette décoction semblait avoir été modifiée au cours du temps, car de nombreuses ratures ornaient cette page, mais il était clair qu’elle ne semblait pas appétissante malgré les ajouts et les retranchements d’ingrédient au fil des versions… Réaliser ce mélange ne semblait pas poser de problème mais le boire… Les recrues crurent avoir compris le sourire narquois de Duncan… Mais ce qu’il s’apprêtait à dire allait les achever. Il déclara :

« Bien, la cérémonie requiert que vous prépariez chacun votre potion d’oignon, et ce SANS VERSER UNE SEULE LARME en la préparant puis en la buvant ! »

Estomaqué, le protagoniste et ses deux condisciples échangèrent des regards interloqués : réaliser une recette avec des oignons sans pleurer ? La boire ? Mais cette épreuve s’avérait être de la folie furieuse ! Garret s’emporta :

« Mais… C’est impossible ! Et z’allez pas me dire que l’aut’ taffiole à réussi cette mission suicide? »

Pendant que Sphincter allait de nouveau s’éclipser pour verser loin des regards toutes les larmes de son corps, Duncan expliqua que tous les gardes des ombres étaient passés par là. C’était un bon moyen de conserver les bons éléments, et de ne pas rabaisser la qualité globale de l’ordre en accueillant tout les ratés voulant en faire parti. Ici, on n’acceptait que les gros durs.

Après moult et virulentes argumentations contre le fait de procéder à ce rituel barbare et anachronique, nos 3 comparses furent obligés de se lancer dans la confection de l’élixir, chacun de son coté. Notre jeune Couscous avait un avantage certain dans ce domaine : après tout, la cuisine n’avait plus de secret pour lui, et il avait acquis une grande endurance à l’oignon durant de longs mois d’entrainement à la réalisation de tarte à l’oignon. Mais il faut avouer que les deux autres n’étaient pas en reste.

Rincevent avait lancé un  sort de résistance aux éléments extérieur, et n’était donc pas touché par les effluves d’oignons. Certes, il avait voulu en fait lancer un sort d’hypnose, pour ne pas avoir à participer à cette stupide cérémonie, mais le sort avait eu un effet entropique suite à un échec critique de la part de Rincevent. Mais l’effet n’était pas plus mal.

Garret quand à lui fermait son seul œil encore organique pour résister à son envie de pleurer. Sa tactique allait porter ses fruits quand soudain Sphincter, animé par la vengeance, déclara que « c’était pas juste » par rapport aux autres. Duncan en convint, et Garret dut ouvrir son deuxième œil pour la suite de la préparation de la potion. Il ne résista pas bien longtemps, et de nombreuses larmes perlèrent de son unique œil d’humain. Garret fut donc recalé, et condamné à repartir chez lui. Il avait beau geindre sur le fait qu’il n’y aurait jamais de Dark Project 4, cela laissa Duncan de marbre. Et il avait raison : Un vrai guerrier ne pleure pas comme une gamine en short. Du vent !

Il ne restait plus que notre protagoniste et Rincevent comme candidats garde des ombres, et la prochaine étape était l’ingestion de la mixture. Le magicien saisit fièrement le bol contenant celle qu’il avait préparé,, et l’avala d’un trait, persuadé que son précédent sort le protégeait. Malheureusement, ce sort ne prenait en compte que les éléments extérieurs, pas ceux ingérés. Rincevent, se tordit de douleur, et écrasa l’une des pattes de son bagage en titubant. Ce dernier ouvrit toute grande sa malle, et son propriétaire tomba à l’intérieur par mégarde. Nul ne sait ce qu’il advint de Rincevent, nul n’étant assez fou pour se frotter à l’intérieur d’un bagage…

Au final, seul notre protagoniste avait réussi à subir toute la cérémonie des oignons sans verser une seule larme. Ce qui avait pour résultat de faire fulminer Duncan, qui avait parié avec Sphincter qu’aucune des recrues ne réussiraient à voir le bout de la cérémonie… Il faudrait qu’il se débarrasse de ces deux là très vite s’il ne voulait pas à avoir à les payer, cet imbécile de Sphincter ayant informé le protagoniste de ce petit pari.

Quand à nous, nous ne pouvons que féliciter notre protagoniste pour avoir réussi à retrouver la recette de la mixture des oignons ! Car ce qu’aucun d’entre eux ne savait, c’est que lors du précédent Banquet, l’archidragon Zhales avait chargé son bras droit Spidy de corrompre le Nécronomicon, de manière à ce que la recette de la mixture devienne mortelle pour ceux qui l’ingéreraient. Fort heureusement, tous les membres de la garde depuis lors s’étaient tous planté lors de la confection de la mixture, de tel sorte qu’aucun d’entre eux n’étaient morts. Notre jeune Couscous, se plantant également, avait par mégarde recréé la solution originale, ce qui faisait de lui le seul véritable garde des ombres de tout Têtd’ass… Ah, sacré duo que cette association archidragon Zhales/Spidy…  Il à toujours été le plus rapide pour mettre en œuvre les pièges ne servant à rien …

Mais à cet instant, vous devriez avoir relevé une incohérence flagrante : Pourquoi l’archidragonne Bolzed voulait priver les gardes des ombres du Nécronomicon corrompu ? Tout simplement car elle ne le savait pas ! Les archidragons sont très égoïstes : si eux-mêmes n’arrivent pas à détruire le monde, il et hors de question que leur successeur y arrive ! Bolzed elle-même à dut les quarante dernières années déjouer les pièges que Zhales avait laissé à son attention, une fois que ce dernier avait sentit qu’il perdrait contre les gardes des ombres… Peut être aurait’il gagné en passant moins de temps à saboter la venue d’un successeur qui ne viendrait que s’il perdait…

Modifié par Lost-brain, 26 avril 2010 - 09:28 .


#9
Lost-brain

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CHAPITRE 9: LE PLAN DU GéNéRAL

Notre protagoniste, encore choqué par la traumatisante conclusion de la cérémonie des oignons, se dirigea d’un pas mal assuré en direction de l’état-major. Quoiqu’il soit vrai qu’on ne l’appelait ainsi, « état-major » étant une expression peu usitée à l’époque. Je ne parlerai pas non plus de quartier général, cette notion étant beaucoup trop élogieuse. Non, pour l’assemblée des officiers du Roi Caliban réunie dans les restes d’un logis depuis longtemps effondré sous le poids du temps, l’expression « Rassemblement de Soudards » serait plus proche de la vérité.

Mais notre jeune Couscous n’en avait cure. Il était désormais l’unique nouveau membre de la garde des ombres, et son instinct lui hurlait que bien pire lui arriverait très bientôt. Pourtant, que pouvait’ il y’avoir de pire que la cérémonie des oignons ? La réponse allait bientôt le saisir à la gorge, ou plutôt aux narines : arrivé à la porte de la ruine abritant la réunion d’avant la bataille, il réalisa l’impardonnable erreur qu’il venait de commettre : Sphincter, désormais son aîné, venait juste de passer par l’embouchure avant lui. Or, le peu de temps qu’il avait passé avec ce dernier lui avait enseigné une règle fondamentale : Ne jamais suivre Sphincter, sous peine de violentes agressions odorisées.

 Le Malapris, suivant stupidement son maître, fut aussi pris dans la tourmente. Conscient de qui l’avait entraîné dans ce piège, il mordit de toutes ses forces notre protagoniste. Ce dernier hurla comme le dernier des Mohicans, et chercha à frapper en retour la malheureuse bête. Mais le regard noir de haine de cette dernière freina son geste. Mieux valait laisser couler s’il tenait à la vie. Cherchant un semblant de dignité, il se persuada qu’il avait arrêté son geste car le Malapris n’avait eu aucune mauvaise intention, et ne voulait uniquement que lui inculquer une leçon. Pathétique. Mais nous sommes heureux d’enfin savoir qui est le maître de qui.

Une fois rentré par l’ouverture, le protagoniste, scrutant tous les alentours, se donna une bonne gifle. Il venait de rentrer dans une demeure en ruine, ou même la plupart des  murs n’avaient pas tenu, et il s’était entêté à passer par la porte, au risque de périr suffoqué. Il se trouvait bien stupide, et ce n’est pas nous qui allons dire le contraire. Le Malapris, comprenant la situation, se demanda s’il ne devait pas de nouveau mordre son humain de compagnie. Mais il se ravisa quand il se rendit compte que les autres humains présents attendaient avec impatience que le jeune Couscous prenne place parmi eux pour commencer.

Enfin, je dis « Humains », mais seulement une partie d’eux en était, car un rapide coup d’œil permis à notre protagoniste de se rendre compte que ses alliés sur le champ de bataille formaient un groupe on ne peut plus hétéroclite. En effet, une petite troupe de personnages étranges s’était rassemblé autours d’une table trônant en plein milieu de la pièce dévastée.

On reconnaissait rapidement le roi Caliban, ce dernier arborant son armure jaune étincelante. La légende prête de grands pouvoirs à cette armure qui pèserait tout de même plus de 110 000 carats. Nous avons même fini par retrouver au fil des recherches un codex s’y rapportant. Nous y avons appris que cette armure était un don de son père, qui espérait que cette cuirasse inestimable attirerait la convoitise de tout les voleurs de Têtd’ass. Il escomptait en outre que ces derniers ne feraient pas dans le détail et prendrait l’enfant avec. Malheureusement, d’après le journal intime du père du roi Caliban, on lui rendait à chaque fois le chiard au bout de quelques jours, sans l’armure bien sur. Le père tenta plusieurs fois ce stratagème en recommandant à ses forgerons la même armure, mais sans succès. La rumeur dit que celle portée à Ostagar par Caliban était en fait en carton peinte en jaune, dernier présent de son père. Ce dernier avait donc finit par comprendre que son plan machiavélique était voué à l’échec. Son expérience nous montre bien que pour se débarrasser de son enfant, les plans simples sont souvent les meilleurs. Comme les perdre en forêt par exemple. Comment ? Le petit poucet me dit que ça ne marche pas non plus… Ben faut pas abandonner ses gosses alors. Ou mettre un préservatif.

Mais arrêtons là digression, et continuons l’énumération des acolytes de notre bon roi Caliban. On trouvait à ses cotés un Ranger à l’air hagard qui paraissait prêt à se cacher sous la table au moindre signe de danger, un Nain qui jetait une hache de jet rouillée partout sauf sur la cible qu’il visait, un Barbare chevelu qui ne portait qu’un slip de cuir marron, une Elfe blonde à l’air stupide (pléonasme, je sais), une Magicienne à la voix éraillée et une grande créature (surement un Ogre) occupée à manger une cargaison de saucisses. Notre protagoniste n’en croyait pas ses yeux ; c’était la garde personnelle du roi Caliban, aussi appelée la garde des statuettes de Gladeulfeurha ! Elle était connue pour ses hauts faits sur toute la terre de Fang… Euh, de Têtd’ass.

Bien entendu, Duncan était également présent. de même que Sphincter. Enfin, notre jeune Couscous ne vit pas ce dernier, mais sa présence était confirmée par l’amplitude des émanations odorantes spécifiques de ce dernier dans les environs.

Notre protagoniste s’avança et pris place à la table ou se dressait une carte de la région d’Ostagar. La réunion stratégique pouvait désormais commencer. Le roi Caliban se leva et intima le silence à la joyeuse assemblée. Il convenait que tous soit désormais en pleine possession de leur moyen, pour pouvoir profiter de la meilleure concentration possible. La réussite de la grande bataille du lendemain allait se jouer ici même, car chacun aurait un grand rôle à jouer, et faillir à sa tâche provoquerait la chute de la coalition entière. Caliban, conscient des enjeux, adopta le ton le plus solennel qu’il puisse prendre.

« Mes amis, demain sera le jour de notre plus grande gloire parbleu ! Il conviendra de ne pas faire n’importe quoi, comme dans le vrai jeu, Didiou ! Non, il faudra une stratégie, une vrai ! »

Le silence qui suivit ses paroles était oppressant. Chacun savait que les prochaines paroles de leur seigneur leur indiqueraient la marche à suivre, soit vers la victoire et la gloire, soit vers la défaite et l’oubli.

« Oui, demain, pour vaincre ces horribles engeances, nous adopterons une stratégie qu’on employé les plus grands conquérants du passé. Faites attention elle est très subtile : On fonce dans le tas et on tue ! »

Cette annonce fut suivie de grand applaudissement et vivats d’une partie de l’auditoire.

« Ouais, génial ! Hurla le Nain »
« Baston ! Renchérit le Barbare »
« Et j’vais pouvoir tous les pourrir avec ma hache de jet! Continua le nabot »
« Globitz takala eto dab talof ! Glapit l’Ogre»

La magicienne, la seule pouvant communiquer avec l’immense créature, traduisit pour l’assistance :

« Il dit que pour la stratégie, il à tout compris. Mais il veut savoir si on à le droit de manger les ennemis vaincus… »

Notre protagoniste, que toute cette agitation émoustillait, tenait enfin l’occasion de se faire valoir depuis son intronisation en tant que garde des ombres : en tant que dernier rescapé d’une grande lignée de guerrier cuisinier, il savait évidemment parfaitement confectionner un bon Couscous à partir des restes des adversaires. Chacun sait qu’a la guerre on mange ce que l’on peut. Mais il y’a des limites : il est inconcevable que l’on puisse s’abaisser à manger des légumes, et de nombreux guerriers moururent de faim suite à une pénurie de viande. Alors la coutume de cuisiner les cadavres des forces adverses s’est développée, fournissant en même temps une raison de plus pour pourfendre l’ennemi. Que du bénef’ cette tradition, quoi !

Mais l’intervention de notre jeune ami fut accueillie de façon très glaciale. Son manque d’expérience parlait pour lui, car nul ne lui avait dit qu’on ne devait jamais, au grand jamais manger une engeance.  Les conséquences pouvaient être terribles pour celui qui bravait cet interdit. Le dernier en date à avoir passé outre cet avertissement était Sphincter, ce qui suffit à vous renseigner sur les effets nocifs de l’ingestion de viande d’engeance. Bien sur, que l’Ogre mange une engeance ne faisait ni chaud ni froid à l’assistance, vu qu’il ne sentait déjà pas la rose, mais l’idée que Sphincter puisse faire une autre émule au sein de la garde n’était pas tolérable. Mais fort heureusement, à l’évocation qu’il pourrait devenir comme son ainé, notre protagoniste abandonna l’idée d’expérimenter ses recettes cette fois-ci, au grand dam de Sphincter, qui espérait un compagnon d’infortune.

Après cette rafraichissante pause, une voix s’éleva contre le plan de bataille du roi. Il s’agissait du Ranger, et il avançait un argument percutant :

« C’est pas d’la stratégie ça ! »

Se heurtant à une résistance vindicative générale composée de « Hé ho, qu’est ce qui dit l’aut’ chochotte ? » et autres « La stratégie, c’est lâche, et si je meurs en utilisant la stratégie, Crom se rira de moi au Walhalla », le Ranger dut battre en retraite, jusqu’à qu’une voix forte et autoritaire s’élève :

« Non, la stratégie est primordiale à notre victoire ! »

D’un seul mouvement, tous les membres de la réunion se tournèrent en direction de la provenance de cette exclamation : près de la porte qui n’en était pas une se tenait un homme d’une cinquantaine d’année aux cheveux noirs de jais, portant une armure de la meilleure qualité existante. Cet individu, nullement intimidé par la présence de si prestigieux personnages, portait sur l’assemblé un regard sévère.

« Mais… Mais c’est ce bon vieux tonton Loghar ! s’exclama le roi. On t’attendait plus, tu sais ! »
« Surement parce que je n’ai pas été convié ! » rétorqua sèchement le vieil homme.

Mais le fait de ne pas avoir été invité ne l’empêcha de rejoindre la réunion, preuve qu’aussi vieux qu’il fut, cet homme n’était pas un vampire. De toutes façons, personne n’aurait jamais pensé cela, car tous l’avaient reconnu : il s’agissait du plus grand héro de l’époque, le général Hytme, celui là même qui avait repoussé les forces d’Arlaïs lors de la précédente guerre. Sa renommée lui venait de ce coup d’éclat, ainsi qu’à une certaine anecdote : lors de la défaite de ses troupes, l’on dit que l’empereur d’Arlaïs, l’empereur Schwarzy, aurait perdu son légendaire sang froid et hurlé à l’intention du général : « Loghar Hytme, tu népérien pour attendre ! I will be back». La dernière partie de la citation n’étonnait personne, cet empereur ayant la réputation de toujours terminatorer ce qu’il commençait. Malheureusement pour l’empereur, il en était déjà à sa troisième invasion, et d’autres ses obligations de Governator l’empêcheront de participer à sa quatrième terminatorisation… Loghar passait donc pour l’homme ayant vaincu le plus grand empereur de son époque.

Mais Loghar n’arrivait pas seul à la réunion, il était accompagné d’une jeune guerrière. Il s’agissait de sa fidèle Serre-Vile, qui le servait fidèlement, et s’attaquait à ses ennemis avec beaucoup de perfidie. Le roi Caliban, désarçonné par cette arrivée soudaine, avait perdu sa légendaire répartie, et ne savait plus ou il en était, ce qui permis à Loghar de reprendre en main la réunion.

« Oui, les engeances sont désormais plus nombreuses que jamais, et il nous faudra user de la ruse pour les vaincre… La force brute ne suffira, car nous sommes en sous effectifs… »
« Oh, mais nous pouvons attendre les renforts d’Arlaïs, riposta le roi »

Caliban tentait avec peu de finesse de reprendre le contrôle de la conversation, mais il venait de commettre une erreur fatale ! En effet, Loghar le foudroya du regard, à tel point que Caliban n’osa plus proférer un seul son. Il était de notoriété publique que Loghar détestait tout ce qui se rapportait à Arlaïs… Enfin tout, sauf les femmes de cette contrée… Elles le faisaient fantasmer… Et c’est pareil pour nous, il faut dire que les résidentes d’Arlaïs sont pleines de promesses et de voluptés… Mais il faut prendre son mal en patience pour espérer obtenir leurs faveurs… Car il est bien connu qu’on n’a pas fini d’attendre les arlésiennes.

« Non, répondit Loghar, nous n’avons pas besoin d’eux. Il nous suffit de tendre une embuscade à la horde. Le gros de vos troupes majesté s’attaquerons à celle-ci au pied de la forteresse d’Ostagar, et quand l’ennemi se sera suffisamment engagé, vous ferez parvenir un signal à moi-même et mes hommes pour que prenions l’ennemi à revers. »

Le Nain se leva de sa chaise à toutes allures à ces mots, disparaissant de ce fait sous la table, ce qui était surement l’inverse de l’effet recherché. Il hurla :

« Mais comment on va se faire de l’XP alors ? »
« Il à raison, déclara la Magicienne, il est prouvé que les solutions réclamant plus de matière grise sont plus pauvres en XP dans DAO… »

Loghar refoula ces objections d’un geste de la main.

« Ridicule. Il y’aura toujours suffisamment  d’ennemis à tuer pour pouvoir augmenter de niveau, je vous rappelle que cette ruse n’empêchera nullement une bonne mêlée, mais nous permettra juste d’assurer notre victoire ! »
« Voilà, il à raison ! Déclara le Ranger. »
« Mouais, ce n’est pas bête… Admit la Magicienne. »
« Du moment qu’on se farci de l’engeance… Bougonna le Nain. »
« Et qu’on passe pas pour des mauviettes. Poursuivit le Barbare. »
« Tozo oubik taraku ! Sembla approuver l’Ogre. »
« Et est ce qu’on pourra peigner des poneys ? Demanda l’Elfe. »

Cette dernière remarque ne fut pas prise en compte, et la réunion poursuivit son cours, Duncan ayant également approuvé le plan du général. Mais le chef des gardes des ombres avaient quelques réserves :

« Quel sera donc le signal qui vous indiquera quand intervenir ? »
« Il faudra qu’il soit sans équivoque et qu’on ne puisse pas le manquer… Je pense que le mieux serait de faire s’effondrer la plus grande tour d’Ostagar. »
« La tour de Cristal ? Mais c’est une très bonne idée ! Et j’ai les candidats parfait pour cette tâche : Sphincter, le protagoniste, c’est une mission toute désignée pour vous ! »

Sphincter se frotta les mains, parfaitement satisfait d’échapper aux premières lignes pour une fois. Il avait pensé que Duncan cherchait à se débarrasser de lui en l’envoyant au casse-pipe, mais il voyait maintenant qu’il avait tord. Mais le protagoniste était plus pragmatique :

« Et comment allons nous faire pour que cette tour s’effondre ? Demanda-t-il. »
« C’est très facile, déclara Duncan en haussant les épaules, il suffira de monter au dernier étage et de fracasser le sol du dernier étage. »
« Mais c’est horriblement dangereux ! S’étrangla notre jeune Couscous. Vous voulez nous tuer ou quoi ? Le plus sûr serait de détruire les fondations depuis le sol ! »
« Mais non, jeune novice ! Rétorqua le chef des gardes des ombres. Si tu détruis les fondations, la tour va s’écrouler sur toi, alors que si tu es au dernier étage, aucun risque de finir écrasé !"
« Hmm… vous avez raison Duncan… »
« Fais confiance à mon expérience… »

Mais le protagoniste n’était pas encore entièrement convaincu.

« Enfin, j’arrive pas à m’ôter de la tête que c’est un piège… »
« Ce serait un piège de cristal ? demanda candidement Sphincter »
« Mouais, admit notre héro, tu as raison, ça serait beaucoup trop cliché… Et Serre-Willis n’est pas ici, alors aucun risque… »
« Non, admit Duncan avec regret, il n’a pas put venir… Une histoire de grosse pierre géante qui pourrait s’écraser sur Têtd’ass m’a-t-il dit… Enfin, vous aurez pour coéquipier Solid Snake  pour cette mission. Il vous couvrira tandis que vous serez la première vague en cas d’attaque. »

Le plan de la bataille était maintenant entièrement élaboré, et la bataille tant attendue allait bientôt pouvoir débuter.

Modifié par Lost-brain, 26 avril 2010 - 03:55 .


#10
Aelewen

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 Chapitre 10 : La Tour de Cristal

Sphincter, le protagoniste, son Malapris et Solid Snake traversèrent Ostagar et arrivèrent au pied de la Tour de Cristal. Comme dans les terres sauvages d’Harakiri, ils furent accueillis par un groupe d’engeances très vilaines qu’ils reconnurent facilement puisqu’ils avaient un panneau “Genlock” au-dessus de la tête.
Sphincter poussa un petit cri apeuré et son visage se contracta. Prudent, Couscous s’éloigna de lui, craignant une nouvelle attaque odoriférante. Bien lui en prit, puisque la tension de Sphincter se relâcha soudainement dans un bruit de tonnerre qui couvrit temporairement le fracas des combats alentours.
“- Bordel, c’était quoi ça ?” Hurla Solid Snake, hésitant sur la partie de son visage à protéger en premier ; ses oreilles ou son nez.
“- C’est Sphincter qui se relâche”, soupira le protagoniste, déjà blasé. Le sus-nommé fondit en larmes.
“- Passons”, fit le protagoniste. “Allons dans cette tour pour la faire effondrer, puisque c’est ce que veulent Caliban et Loghar. On risque pas de s’ennuyer, y a du monde!”

Ils se frayèrent un chemin en massacrant quelques engeances, puis entrèrent dans la tour.
“-Quand même”, soupira Sphincter, “ils auraient pu nous prévenir que ça allait être plein d’engeances, là dedans. C’était pas prévu au programme, nan? Ou alors j’ai pas écouté...
-Effectivement, c’était pas prévu”, répliqua Couscous. “Mais serre les fesses et tout se passera bien. Et écoute ce que je te dis, au lieu de courir partout comme un c**”.

A peine entrés dans la Tour, Couscous flaira le piège. Des caisses s’enflammèrent d’un coup.
“- Il doit y avoir un mage avec eux, ou un chef des engeances, un truc comme ça. Alors, les gars, attention, on va se répartir les tâches. Solid, tu vas d’abord désamorcer le piège qui...
- YHAAAAAA!” se mit à hurler Sphincter en courant à fond les ballons vers la plus proche engeance. Il déclencha le piège et tout le monde fut projeté à terre par une boule de feu.
“- ABRUTI! Je t’avais bien dit de pas courir partout!” Vociféra Couscous. “Bon, tant pis, on va se débrouiller autrement. A trois, on va tous taper le mec qui a “Emissaire Hurlock” écrit sur la tête... TROIS!!”

Le combat fut âpre, mais victorieux. Il faut dire que, pour une fois, la pestilence de Sphincter fut d’une grande aide, puisque, au coeur de la bataille, il lâcha une bombe tonitruante qui mis K-O tous ceux qui l’entouraient. Couscous lui suggéra d’ailleurs d’en faire une habitude, comme une aptitude spéciale... Tout en prévoyant d'acheter un lot de pince-nez à la prochaine échoppe. Une grande banderole se déploya comme par magie, affichant “Spécialisation Flatulent Déverrouillée”.

Le petit groupe atteignit bientôt le sommet de la Tour de Cristal. Sphincter expliqua qu’il y avait un gros marteau quelque part dans un coin, et qu’il fallait en frapper le sol pour tout péter. Ils se mirent donc à la recherche de ce marteau, lorsqu’un cri épouvantable les figea sur place. Ils se tournèrent lentement vers l’origine de ce cri, et virent alors un immense bonhomme, qui ressemblait à un gros truc blanc et mou, et qui portait un bonnet de marin, oui, ceux avec les pompoms là. Un panneau indiquait “Marshmallow” au-dessus de sa tête.
“- Marshmallow ?” fit Solid Snake. “C’est bizarre, ça me rappelle quelque chose... Une sorte de déjà vu...
- Bon, on va pas rester les bras ballants et se prendre une raclée par un gros truc blanc et mou”, s’énerva Couscous. “C’est pas parce que ça a rien à foutre là que...
- Mais oui, je me souviens!” reprit Solid Snake. “Attendez, attendez, y a une histoire avec un portail qu’il faut détruire... Oui, là regardez! Il est apparu par là!!”
Il désigna une étrange spirale sombre dans un recoin de la Tour, et la mitrailla.
“- Ca ne suffit pas!” Hurla-t-il. “Il faudrait le boucher, plutôt... Jette Sphincter dedans!”
Malapris émit un aboiement joyeux, et Sphincter couina, les larmes aux yeux, alors que Marshmallow s’avançait toujours vers eux à deux à l’heure.
“- Non, je pourrai avoir besoin de lui”, rétorqua le protagoniste. “Si je me retrouve seul(e) avec mon clébard, je vais prendre cher.”
“-Jette le chien, alors”, suggéra Sphincter, les yeux brillants d’espoir. Malapris fit mine de lui sauter à la gorge, mais Sphincter lui asséna une furieuse pétarade nauséabonde qui fit faire demi-tour à l’animal, la queue basse.
“- Pas le chien non plus, non”, fit Couscous. “Et pas moi non plus, forcément, vu que je m’appelle Protagoniste je peux pas mourir, logique.”

Les regards se tournèrent vers Solid Snake.
“-Mais d’ailleurs qu’est ce que tu fais là, toi, avec ton arme bizarre? T’as pas l’impression que tu t’es trompé de jeu?” dit le protagoniste, se rendant soudain compte que nulle part ailleurs dans Têtd’Ass il n’y avait d’armes capables d’imiter les émissions gazeuses de Sphincter.
“- Je sais pas trop, en effet. Mais si on part là dessus, je vois vraiment pas ce que Marshmallow...
- C’est sûr. Autant que vous dégagiez tous les deux, à ce moment là,” expliqua Couscous, “comme ça il y aura le champ libre pour rajouter d’autres personnages dans les prochains chapitres.”

Solid Snake acquiesça. L’argument était imparable. Il serra son arme contre lui, jeta un dernier coup d’oeil à Marshmallow (qui était encore à 10 bons mètres), et se tourna vers le portail.
“-Geronimooooooooooo!” Cria-t-il en se jetant dans la spirale sombre, qui l’engloutit dans un bruit de succion.
Aussitôt, le portail se referma, et Marshmallow explosa, envoyant de longues coulées de marshmallow visqueux dans toute la pièce.

Le protagoniste, Sphincter et Malapris furent recouverts de pâte blanche et visqueuse, ce qui fit beaucoup rire tout le monde, et ils commencèrent à manger du bonbon comme des gamins.
- Quelqu’un peut m’expliquer comment on fait pour looter le Marshmallow? Non parce que là, y en a vraiment partout...” fit Sphincter.
“- Dites donc, on aurait pas oublié de péter la tour pour envoyer un signal à Caliban?” remarqua le protagoniste au bout d’un moment.
“- Oooooh on va se faire engueuler”, glapit Sphincter. Il saisit le marteau, poussa un peu le marshmallow par terre, et le lança de toutes ses forces contre le sol. Un tintement assourdissant retentit, et la tour commença à se fissurer de toutes parts.
“- Et maintenant, on fait quoi?? On est comme des c**s!!” hurla le protagoniste, un peu paniqué, quand même.

Le reste de l’histoire est un peu flou, malheureusement. Le plus probable est que les Gardes des Ombres tombèrent dans les pommes, et qu’ils furent secourus par trois aigles géants dont un était chevauché par un Magicien Blanc, du genre de ceux qui gueulent “Vous ne passerez pas!” quand vous essayez de leur gruger leur place pour aller aux toilettes. Soit ça, soit Flammèche qui a enfin bougé ses fesses des terres d’Harakiri, en mode Pokémon.


Pendant ce temps, à Ostagar...

Le Roi Caliban et Duncan menaient la charge contre les engeances, et ça se passait pas top. Plein de morts, tout ça, un carnage. Ils avaient hâte que la Tour s’effondre et que Loghar Hytme vienne à la rescousse... Ah, voilà, elle s’effondre. Caliban leva la tête vers l’endroit où attendait Loghar... Et le vit qui se barrait, tranquille, les mains dans les poches. Oui, Loghar avait une armure avec des poches.
Caliban poussa un cri de rage, “DIDIOU!”, en comprenant le sale tour que venait de lui faire Loghar. Maintenant il se retrouvait tout seul avec son combat pas-trop-épique, et ça craignait grave. En plus de ça, y avait un vilain ogre qui s’apprêtait à le charger... Il courut vers la grosse bestiole, espérant l’embrocher peinard, mais l’ogre le chopa et commença à lui faire un massage des côtes pas très agréable. Crac-crac.
De son côté, Duncan McLeod vit l’ogre qui balançait le corps tout mou du Roi comme une vieille chaussette.
Il hurla “Oh mon Créateur, ils ont tué Caliban! Bande d’en***és!!”
Et il s’élança à son tour pour trucider l’ogre. Le problème, c’est que tout le monde était mort à part lui... Il n’en restait qu’un... Et bientôt il n’en resta plus.

Modifié par Aelewen, 10 mai 2010 - 03:45 .


#11
Archon360

Archon360
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CHAPITRE 11:  IL Y A QUELQUE CHOSE DE POURRI DANS UN ROYAUME DE TÊTD'ASS.

Notre protagoniste se réveilla en sursaut.
Il était allongé sur un lit douillet, dans ce qui semblait être une hutte.
Incapable de se souvenir comment il était arrivé là, il commença à scruter la chambre pour prendre ses repères.
C'est alors qu'il vit Origan, adossée dans un coin.


Origan:

- Ah, vous êtes enfin réveillé. Je m'appelle Origan, et vous vous trouvez chez ma mére.

Le héros, écartant les draps pour s'asseoir sur le bord du lit:


- Je sais qui vous êtes. Nous ne nous sommes rencontrés il y a peu.
- Si vous le dîtes.
- Comment çà "si je le dis" ? Je m'en souviens bien quand même.
- Écoutez, ce n'est pas la première fois qu'un homme utilise ce stratagème pour m'attirer dans un lit. Nous n'avons pas le temps pour çà.
- Quoi ? mais non, je...
- Votre ami vous attends à l'extérieur, avec ma mère. J'ai nettoyé vos vêtements, dépêchez vous de vous habiller.
- Mes vêtements ?

D'un rapide coup d'œil, le protagoniste se rendit compte qu'il était nu comme un ver...

Le héros, cachant ce qui pouvait l'être de ses mains:

- Mes vêtements !! Ne restez pas plantée là, donnez les moi ! Et puis tournez vous que diable !

Origan:

- Il faudrait savoir ce que vous voulez. Il y a un instant à peine, vous me faisiez des avances et maintenant vous voilà gêné. Ah, les hommes ! Rejoignez nous dehors quand vous serez prêt.

Aprés s'être habillé et ré-équipé, le protagoniste sortit de la hutte pour rejoindre Origan, Flamméche et l'ami mystère.

Le héros:

- Sphincter !! Je suis bien content que ce soit vous. Je déteste perdre des coéquipiers pendant une mission suicide.

Sphincter:

- Moi aussi je suis content que ce soit moi...

Origan, s'adressant au héros:

- A vrai dire, nous n'avons pas vraiment eu le choix. Il était si bien accroché à votre jambe qu'il a fallut vous trainer tout deux jusqu'ici. Je voulais utiliser une petite boule de feu pour lui faire lâcher prise, mais mère tenait à vous récupérer dans le meilleur état possible. Hélas.

Sphincter:

- C'était un réflexe dû à mon incroyable instinct de survie, voyez vous...

Origan:

- Vous ressembliez plus à une sangsue. Ou à une moule sur un rocher, c'est selon.

Le héros:

- Mais où sont les autres survivants ? Duncan, le bon roi Caliban, le général Loghar ?

Flamméche:

- Et bien, il ne restait personne d'autre à Ostagar. De vivant s'entend. Et qui ait combattu à vos côtés.
Quand à Loghar, nous l'avons vu faire route au Nord avec toute ses troupes dans leurs armures rutilantes. Il n'a même pas dû poser un orteil sur le champ de bataille.

Le héros:

- Mais ce n'est pas possible... Le général est certainement tombé dans une embuscade durant la bataille, puis voyant que la défaite été proche, il aura sonné la retraite.
Vous l'avez certainement vu après qu'il ait regroupé ses hommes et qu'ils aient nettoyé leurs armures.

Sphincter:

- Cà m'étonnerait !! Il faut une quantité considérable de graisse de yak pour faire briller une armure de combat. Et le temps de séchage, je n'en parle même pas ! Loghar n'avait ni le temps ni les ressources nécessaire pour faire cela.

Le héros:

- Je ne veux même pas savoir comment vous connaissez si bien l'entretien des armures de combat...
- Eh bien, sachez môssieur Couscous que çà faisait partie de ma formation de templier. Et que j'étais major de ma promotion dans ce domaine précis. C'est tout un art de bien astiquer une armure môssieur.
- J'ai dit que je ne voulez pas savoir...
- Il faut utiliser un chiffon doux et humide, mais pas mouillé, et tourner une fois dans le sens des aiguilles d'une montre, une fois dans le sens inverse.
- C'est bon, çà suffit...
- Et après avoir bien enduit de graisse chaque centimètre carré de l'armure, le temps de séchage, au soleil de préférence, est primordial !

Le héros, saisissant le pommeau de son épée:

- Je vous préviens, je suis armé !

Sphincter:

-...

Le héros, levant les yeux au ciel:

- Ainsi donc tu nous as trahi Loghar !! Tu as abandonné ton roi et tout ses alliés !! Tu vas me le payer, ma vengeance sera terrible !! Je te traquerai sans relâche, jusqu'au jour où je pourrais te frapper de mes lames.
Et si mes bras me font défaut, je te frapperai avec mes jambes.
Et si mes jambes me font défaut je te mordrai.
Et si mes dents me font défaut, je te noierai dans mon sang!! MECREAAAAAANT !!

Sphincter, s'adressant à Flamméche:

- Dites, il serait possible d'avoir un p'****** déj' ? Quelque chose de simple: toasts grillés, bacon, oeuf, lait chaud et un peu de confiture feront l'affaire.

Flamméche:

- Ce n'est pas une chambre d'hôte ici. Et vous ne devriez même pas y être de toute façons.

Origan:

- Vous voyez beaucoup d'animaux qui donnent du lait dans le coin ? Une vache ? Une chévre ? Un laitier ambulant ?

Sphincter:

- Mais j'ai la dalle ! Vous m'avez fait dormir dehors, à même le sol alors que lui a eu droit au lit douillet et à du lait!! Ne dites pas le contraire, j'ai vu le bol dans sa chambre! Il vient bien de quelque part ce lait.

Origan:

- Mais... allez vous cesser de me fixer comme çà. Hé, Ho !! C'est là haut que çà se passe !!

Le héros, aprés s'être défoulé en hurlant, revint vers Flamméche:
- Bon, il nous faut du matériel et des vivres, je vous prie. Qu'on aille lui faire passer le goût du pain à ce Loghar de malheur !

Flamméche:

- Et vous comptez faire quoi ? Filer tout droit à la capitale, sonner à sa porte pour dire "C'est loi Loghar ?" et lui planter une dague entre les deux yeux ?
Vous ne sortirez même pas des terres sauvages d'Harakiri mon pauvre. A cause des engeancêtres. Vous vous souvenez? Le Banquet, l'archidragonne à vaincre, ce genre de choses.

Le héros:

- Pour le Banquet, je verrai plus ******, s'il me reste du temps. D'abord, je dois passer Loghar par le fer. Question d'honneur !! Mais bon, vous avez sans doute raison. Il faut un minimum d'organisation quand même.
Tout d'abord, des alliés. Il y a déjà Sphincter.
Dites mois, vous qui êtes garde des Ombres depuis plus longtemps que moi,comment contacter les autres ?

Sphincter:

- Aucune idée. Je sais que Duncan avait prévu un apéro géant avec tout les gardes des Ombres qui pourraient venir, mais je n'ai pas le détail des invitations.

Origan:

- C'est surtout que vous n'avez pas dû être invité.

Sphincter:

- Mais si !! Duncan l'aura envoyé pendant la gréve des pigeons voyageurs, voila tout !!

Le héros:

- Donc aucun moyen de les contacter et de toute façons, les seuls que vous connaissiez sont morts à Ostagar. Charmant.

Flamméche:

- Vous allez emmener ma fille avec vous. Elle pourra vous être d'une grande utilité.

Le héros:

- A ce propos, c'est étrange, votre fille n'a pas semblé me reconnaitre tout à l'heure...

Flamméche:

- Ah oui. Ne faites pas attention, elle a eu un accident il y a quelques années. Depuis sa mémoire à moyen terme est affectée.

Origan:

- Oui, un "accident".

Le héros:

- A moyen terme, c'est à dire ?

Flamméche:

- Et bien, c'est comme si chaque nouveau jour débutait avec les mêmes souvenirs de la veille. Toujours la même veille. Mais ne vous en faites pas, on s'habitue à force. Et mis à part ce détail, elle n'a aucune autre séquelle.

Le héros:

- Sacré détail quand même ! Çà ne doit pas être évident à gérer au quotidien.

Flamméche:

- En fait elle a développé son instinct. A force de côtoyer les mêmes personnes, d'être aux mêmes endroits et de faire les mêmes choses, elle a finit par avoir des impressions de déjà-vu, au point qu'elle n'ait plus besoin d'y prêter attention. Il ne lui a fallut que quelques mois pour arrêter d'essayer de me tuer dans mon sommeil.

Le héros:

- De quoi ? vous tuer ?? Mais pourquoi ???

Origan:


- Disons que l'accident n'en était pas vraiment un. Je m'en souviens comme si c'était hier. N'est ce pas mére ?

Flamméche:

- Allons, ne va pas embêter notre invité avec nos histoires de famille. Tu devrais plutôt te préparer à le suivre.

Le héros:

- Non, je crois que çà ne va pas être possible... Je n'ai pas envie de me faire rotir les miches en plein combat parce qu'elle aura oublié que je suis de son côté !  

Sphincter:

- Moi non plus je n'ai pas envie de me faire allumer par cette sorciére!

Origan:

- Aucun risque, je ne m'occupe pas des méches courtes.

Flamméche:

- Mais si, c'est la meilleure chose à faire. Je vous l'ai dit, elle apprend vite. Et de toute façons, je ne vous demandes pas votre avis. Elle vient avec vous, point.

Le héros, attirant Flamméche à l'écart:

- Ah çà, c'est fort de roquefort! Vous pensez pouvoir m'y obliger ?

Flamméche:

- Certainement. Je vous ai sauvé du champ de bataille, je peux aussi vous y ramener et vous abandonner à votre triste sort aux mains des engeancêtres. Emmener ma fille avec vous est une bien maigre faveur en retour.

Le héros:

- On ne part pas pour une ballade de santé là, je ne vais pas pouvoir la surveiller tout les jours !!
 
C'est alors qu'un son étrange se fit entendre:
aaaaaaaaah love to love you baby aaaaaaaaah love to love you baby

Le héros:

- Mais qu'est ce que c'est que ce bordel ? Vous avez un barde dans les parages ?

Flamméche:

- Non, non. C'est juste Origan qui a lancé un charme Donnasummer sur votre ami.

Le protagoniste se tourna alors vers Sphincter et assista à un spectacle pour le moins surprenant: Origan semblait bouger au ralenti, ses cheveux ondulant comme portés par une légére brise (alors qu'il n'y avait absolument aucun vent...), et Sphincter se tenait comme prostré devant elle, le regard vide (enfin plus que d'habitude) et la bouche entrouverte avec un filet de bave dégoulinant.

Flamméche:

- Ne vous inquiétez pas, ce charme n'agit que sur une cible à la fois. Par contre, il ne faut pas le laisser trop longtemps comme çà, sinon il va se déshydrater à mort.

Le héros:

- Quelle fin horrible!!
- Oui, j'en conviens. C'est étonnant, elle n'est pas si cruelle avec ses nouveaux jouets d'habitude....
- Et comment l'arrêter ? Je ne suis pas mage moi. Je ne sais pas rompre les charmes !
- Oh, c'est trés simple. Je vais vous enseigner comment faire.

Flamméche ramassa un fort beau caillou trainant à ses pieds, et d'un geste sûr le lança vers Sphincter, qui le reçu en plein sur l'oreille.

Sphincter:

- AAAAIeuh !! Mais qu'est ce que j'ai fait? Cà fait maleuh ! Et qu'est ce que c'est que ce truc visqueux par terre ??

Flamméche, souriant:

- Voilà qui est fait. Vous voulez donc avoir pour seul compagnon cet énerguméne ?

Le héros:

- C'est bon, votre fille vient avec nous.

Le héros et Flamméche se rapprochérent alors d'Origan et Sphincter.

Flamméche:

- Bien. Vous pourrez trouver des alliés ches les Nains de Forboyar, au Nord-Ouest de ce royaume, ainsi que chez les Mages, au Nord-Nord-Ouest mais moins loin, et chez le plus loyal sujet du bon roi Caliban, au Nord-Nord-Ouest aussi mais au Sud des Mages. Et il y a aussi les Elfes de la forêt de Brocélianne, au Nord-Est. Enfin, pas trop au Nord-Est, sinon vous arriverez à la capitale.

Sphincter:

- J'ai rien compris...

Flamméche:

- Ce qui ne m'étonnes guére. Peu importe, il vous faut d'abord faire route au Nord, vers la charmante bourgade de Lhotellerie. Vous y trouverez le gîte et le couvert et vous pourrez demander votre chemin. Profitez en pour visiter leur taverne, ils y servent les meilleurs petits déjeuners de Têtd'ass.

Sphincter, soudainement plein d'énergie:

- Alors c'est entendu! Nous partons sur-le-champ, direction au Nord! Le devoir nous appelle, il ne faut pas le faire attendre !! Allons, c'est parti !!

Et sans demander son reste, le voilà parti à toutes jambes, laissant le héros à sa surprise.

Le héros:

- Incroyable. C'est la premiére fois que je le vois courir au devant du danger.

Origan:

- Au devant du petit déjeuner surtout. Et cet idiot ne doit même pas se rendre compte qu'il y a une horde d'engeancêtres entre nous et Lhotellerie.
Venez, rattrapons le avant qu'il nous fasse repérer. Grrr, il me tarde d'oublier cette journée!

Et c'est ainsi que notre groupe improbable se retrouva sur le chemin du Destin...

Modifié par Archon360, 13 mai 2010 - 01:55 .


#12
Lost-brain

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Zzzz… Zzzz… Zzzz…
Hein, quoi ? C’est la guerre ? On nous attaque ? Au pont-levis, et chargez les mitraillettes !

Quoi ? Ce n’est pas ça ? Ah, le texte ancien de nos origines, oui… Alors, ou en étions nous ? Là ? Mais je ne sais pas ce qui s’est passé, là ! C’est notre vieille, très vieille doyenne Lou qui est censé reprendre pour ce passage… Ah, l’âge l’a rattrapée, et elle batifole dans les près avec Colchique ? « Soupir », Je m’en charge…


CHAPITRE 12: LA COMMUNAUTé DES BLAIREAUX

Notre groupe un tantinet pittoresque, comme le disait mon précédent confrère, s’était engagé sur la voie du Destin… On ne pouvait en aucun cas les plaindre, ce dernier étant vraiment l’un des plus beaux que l’on puisse imaginer : des fleurs de mille et une couleurs le jalonnaient de parts et d’autres, les oiseaux tous aussi colorés et chatoyant gazouillaient à leur passage, et un magnifique lac de miel longeait leur pas (ou l’inverse, j’me rappelle jamais…). Oui, il était vraiment fabuleux ce Destin (que n’aurait pas renié Amélie Poulain), car ce chemin secret menant des terres sauvages d’Harakiri à la ville de Lhotellerie était un véritable avant goût du Paradis. D’ailleurs, nombreux étaient ceux à se suicider en le quittant plutôt que retrouver la laideur du monde. Et se faisant ils atterrissaient en Enfer, évidemment. On peut dire que le Diable avait réalisé une bonne opération marketing en persuadant les anges d’entretenir ce passage… Son seul tort fut de nommer ce magnifique chemin de randonnée « Destin », ce qui ne plus guère à l’entité concernée, qui finit par raser la zone. Mais bon, cela importa peu au Diable, qui avait réussi à vendre ses actions dans ce chemin à Demogorgon juste avant ce coup du Sort… euh, du Destin ! Demogorgon l’a eu mauvaise par contre.

Mais arrêtons de nous perdre en vaines conjectures et ne nous mêlons pas des affaires d’entités dépassant notre entendement (voilà, un de lèche au passage, faudrait pas que ça me retombe sur la gueule, n’est-ce pas ?), et revenons au destin de nos personnages. Mais non, pas le chemin cette fois !

Il va sans dire que tous profitaient de cet agréable moment, l’odeur des roses arrivant même à masquer celle de Sphincter. Bien sûr, Origan se lamentait déjà en arguant qu’elle aurait tout oublié dès le lendemain, mais le protagoniste lui sorti l’argument ultime : profite de l’instant présent. Très utile envers une personne qui oublie chaque jour précédent. En outre, cet argument qu’on lui avait surement déjà sorti par le passé fit mouche. Après tout, cela donnait matière à réflexion, vu qu’elle l’avait bien sur effacé de sa mémoire. Fier de sa trouvaille, le protagoniste demanda à Sphincter de la noter : il pourrait la ressortir à Origan chaque jour, ce qui la plongerait à chaque fois dans une grande perplexité. Le protagoniste et Sphincter se félicitèrent de cette trouvaille, qui leur permettrait d’avoir un moment de répit face à cette vipère chaque jour que le créateur fera. Remarquez aussi que le protagoniste notait chaque jour ce qui agréait à Origan. A force de tâtonnement et d’erreur, il parviendrait bien à trouver la recette parfaite pour pouvoir coucher avec elle avec seulement une journée de drague. Le gus à la marmotte avait déjà réussi ce tour de force, pourquoi pas lui ?

Tout se passait pour le mieux dans ce voyage, et le protagoniste se félicitait d’avoir eu une origine noble humaine, évitant ainsi l’épisode du recrutement d’un Malapris à ce stade de l’aventure. Mais l’Avenir allait en décider autrement. Ou le Destin peut être, vu qu’il était fâché avec cet endroit.

En effet, sous le regard incrédule de nos quatre compagnons apparu bientôt une meute d’engeancêtres, qui visiblement les attendait. Depuis longtemps d’ailleurs, vu les toiles d’araignées qui les recouvraient. A moins qu’elles ne soient en dotation standard chez ces séniles créatures… Le protagoniste reconnu tout de suite la bête qui dominait la meute : c’était Hydargos, qui avait eu manifestement une promotion. Il disposait dés à présent de l’arme la plus vicieuse dont puisse disposer une engeancêtre, qui reflétait à la foi sa cruauté et sa place dans la hiérarchie : un trône avec des coussins de cuir, ce dernier surmontant deux paires de roues.
L’arme ultime, permettant de semer la panique dans les hôpitaux et sur les chaussées. Un sourire malsain se forma sur le visage du chef de meute, rendu encore plus malsain par le manque de dent de la créature (ce qui indiquait sans aucun doute qu’une autre promotion arriverait bientôt, celle des « mâchoires de bois à faire tremper dans l'eau la nuit »), et il hurla du plus fort qu’il put :

« A la fffffaaaaaarrrrrrrggggggeeeeee !!!!!! »

« A la farge ? répéta Sphincter, interloqué. »

« Il voulait surement dire à la fange, c’est bien connu que les engeancêtre aime se rouler dans les saletés, déclara Origan. Et vu qu’il n’y pas grand choix pour ce genre de chose dans le coin, j’imagine que c’est vous qui allez vous y coller… »

Sphincter eu un hoquet d’horreur, tandis que les engeancêtres commençaient à avancer vers eux péniblement, Hydargos le premier. Ce dernier s’acharnait péniblement à faire tourner les roues en bois de l’Arme Ultime, et réussissait à avancer de cinquante centimètres toutes les trente secondes, soit une vitesse deux fois supérieure à la moyenne observée chez les autres chefs de meute. C’est dire qu’Hydargos était prometteur à son nouveau poste. D’ailleurs, il devançait fièrement ses subordonnés, qui eux n’avaient droits qu’aux cannes et déambulateurs…

« Ils arrivent, constata placidement Origan »

« On pourrait peut être s’enfuir ? Glissa prestement Sphincter avec anxiété. »

« Non ! Stoppa net le protagoniste. S’enfuir serait lâche, et je n’ai pas envie de me retaper tout le chemin en sens inverse. »

« Mais alors, qu’est ce qu’on va faire ? Sanglota le pseudo garde des ombres. »

Le jeune Couscous dégaina son épée pour toute réponse, tandis qu’Origan écartait les bras, prête à entamer les incantations. Soudain, elle baissa les bras et secoua la tête d’un air dépité.

« Mais qu’est ce que tu fais ? Hurla le protagoniste à son encontre. »

« Hé bien, ma mère m’a dit ce matin qu’elle m’avait hier appris des sorts de combats, mais elle à oublié de me les rappeler… Alors, ces sorts, je viens de me souvenir que je ne m’en souviens pas. »

« Formidable… »  Marmonna le jeune Couscous, comprenant que les boulets s’attirant mutuellement, il avait peu de chance d’avoir un jour des compagnons utiles…

Mais l’heure n’était pas l’apitoiement : Hydargos et ses troupes se trouvaient désormais à dix mètres d’eux, ce qui faisait que le combat démarrerait d’ici une vingtaine de minutes. Il fallait trouver un plan de bataille d’ici là. Et franchement, tout semblait perdu.

Mais le Sort allait sourire à nos héros (pas le Destin ni l’Avenir, vu que l’on à déterminé que c’était surement eux qui avaient rencardé Hydargos) : en effet, dix minutes plus ******, lorsque le groupe ennemi fut à moins de cinq mètres et que Couscous s’embourbait à soumettre au reste du groupe des plans ou il était question de creuser dans le sol des trappes pour faire chuter les engeancêtres, un bruit distant et régulier parvint aux oreilles de toutes les acteurs de cette scène. Aucun d’entre eux n’avait jamais rien entendu de semblable. Surement parce que le bruit venait de si loin qu’on le distinguait à peine. Toutefois, ils auraient put commencer à émettre des hypothèses tandis que la source de ce qui devenait un tintamarre se rapprochait. Mais bon, vu que rien que le fait que quelque chose se rapproche paralysait de terreur les deux factions ennemies, il ne fallait pas trop leur en demander.

C’est donc à nous qu’il revient de décrire cet événement. Bon, au départ on aurait dit n’importe quoi : un chuintement, ou le cri d’une hydre violée par Hercule, toutes ces propositions et bien d’autres auraient été valables. Mais plus ce qui produisait ce vacarme se rapprochait, plus on distinguait ce qui semblait provenir de mite se moquant de quelque chose : takatakatakatakatakata. Bref, les sons provenant de mites railleuses, quoi.
Dirigeant son regard vers la source de ce tapage, Hydargos vit tout d’abord de la poussière s’élever du chemin plus en amont. Cela ne lui disait déjà rien qui vaille, mais il paniqua vraiment lorsqu’il aperçut ce qui remuait la terre sèche : il s’agissait d’une boîte. Une boîte en bois. Plutôt un coffre quand on observe mieux. Un coffre qui avait des centaines de petites jambes pour l’aider à se déplacer. Des centaines de petites jambes qui se déplaçaient en cadence, et atteignait ainsi une vitesse prodigieuse. Et la horde d’engeancêtres était sur le passage de cette malle qui avait surement fait son service militaire pour avoir un tel sens de la régularité. Hydargos se rendit compte que c’était désormais lui et ses troupes qui étaient « fargés ».

La peur étreignant son cœur, le chef de meute intima l’ordre de se disperser à ses suivants, mais trop ******. En effet, deux minutes après, le bolide fonça comme une boule de bowling sur la cohorte qui avait à peine eu le temps de modifier l’angle de leurs trajectoires. Le résultat fut similaire à un strike, et des engeances volèrent dans tout les coins, se fracassant sur les arbres, ou sombrant dans le lac de miel.

Nos héros, effarés par ce spectacle, n’avait pas eu non plus la présence d’esprit de s’écarter, et chacun aurait prédit qu’un sort semblable les attendait. Mais à la grande surprise de tous, la masse de planche ralenti à leur vue et stoppa net à leur niveau.

« Mais… C’est le bagage de Rincevent ! S’exclama Sphincter. »

Le protagoniste eu un mouvement de recul : il avait vu l’ancien propriétaire de cette chose se faire avaler tout cru par cet objet qui, selon les lois de la magie Têtd’assienne, n’aurait pas dut exister. Qu’est ce que cette monstruosité faisait ici ? Jamais il n’aurait cru qu’Origan lui apporterait la réponse :

« Ah, il s’agit d’un bagage… S’il vous à suivi, c’est qu’il n’a plus de propriétaire… C’est parfait, ça va nous permettre d’avoir un coffre sans fond ou loger tout les objets en quinze exemplaires que nous ne voulons pas vendre… »

« Mouais, c’est vrai que c’est pratique… approuva sphincter. »

Le protagoniste voulut leur hurler qu’ils étaient cinglé, que le bagage était trop dangereux, qu’il ne voulait pas se trimballer une autre tare congénitale en plus d’eux, ou même que le bagage n’allait pas avec son teint, faisant donc qu’il ne pouvait pas l’accepter… Mais il ne disposait de ces choix de dialogues, et se contenta donc de :

« Très bonne idée, ça allégera le sac à dos… »

Maudits dialoguistes. Un jour ou, l’autre, on finit toujours par être obligé de dire une réplique qui ne correspond pas du tout à l’idée que l’on veut exprimer.
 
Accompagné désormais par le bagage, notre groupe poursuivit sa route en direction de Lhotellerie.




Pendant ce temps, dans le domaine des dieux.


Prenons un  peu de temps pour nous rendre au domaine des dieux, résidence d’une beauté inconcevable des créateurs. Bon, d’accord, on ne peut pas dire que c’était vraiment inconcevable, je pourrais très bien décrire tout cela avec des mots. Et d’ailleurs, je ne suis pas sur que j’utiliserai des termes ayant trait à la beauté pour ce faire. Mais les dieux sont susceptible et aime aménager le mystère. Alors je la ferme pour garder d’excellentes relations avec eux. C’est qu’un dieu en colère, ça ne fait pas que balancer des cailloux dans vos carreaux…

Intéressons nous à un couple divin des plus apprécié : les dieux joueurs. A ne pas confondre avec les dieux des jeux. Non, ceux dont allons parler sont justement les clients de ceux-là.

Chez nos divinités, une brusque tension venait d’apparaitre chez Monsieur. Poussant d’un coup sec la planche de bois parsemée de boutons, il cria :

« Chérie ? »

« Quoi ? lui répondit une voix irritée »

« Euh… Rien, fit la divinité mâle, soudainement plus calme. C’est juste que je viens d’aller sur Têtd’ass, et qu’un coffre vient de se joindre au groupe de mon avatar… »

« Ah ça ? C’est une Modfification Obligatoirement Divine que j’ai faite pour ma partie, qui me permet de stocker ce que je veux… »

« Euh oui, Minoune… Mais c’est pas illégal ? ça va surement corrompre l’avenir de mes gardes des ombres… »

Et oui, les dieux joueurs se souciaient beaucoup de pouvoir reprendre leurs gardes des ombres pour leurs prochaines parties… il avait donc créé la sauve-garde. Et ici notre dieu avait peur que le MOD de sa compagne corrompe ses sauve-gardes.

« Tu sais, c’était pas la peine de créer ça, surtout que la Déesse Lucidement Cupide m’a promis que le pic du Soldat aurait un coffre de ce genre. »

« Poauh ! Répliqua sa compagne ! il faut presque à chaque fois payer pour les ajouts de DLC, alors que mes MODs sont gratuits ! Et d’ailleurs, la plupart des MODs fonctionne sur awakening ! »

« Sur quoi ? »

« Sur awa… ah, merde, laisse tomber… et fous moi la paix ! »

C’est ainsi que le dieu joueur se fit encore rabrouer par sa femme. Et nous rendons ainsi compte que les secrets des dieux sont insondables pour nous autres mortels, bien que cela influence le cour de notre histoire, comme l’apparition du bagage… Qui sait cela en quoi affectera l’aventure de notre groupe, que n’allons pas tarder à retrouver…

Modifié par Lost-brain, 11 mai 2010 - 03:49 .