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Dragon Age : Lutte Contre sa Pire Némésis 20 premières pages


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3 respuestas en este tema

#1
Guy Decoster

Guy Decoster
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Et bien voici encore un récit de ma création. Ceci n'est que la première partie de 20 pages. J'espère que cela vous plaira et vous fera passer un bon moment. Je suis impatient de lire vos commentaires.

Le récit se diviseras en divers fenêtres de 5 pages et en essayant de faire que le texte ne soit pas aussi brique que mon histoire de MAss-Effect. Un bon plaisir à tous.





                                                                                                 Dragon Age



                                                                                 Lutte Contre sa Pire Némésis

 

                                                                                                           1

 

Ostagar était en pleine effervescence en vue de la lutte qui allait s’y dérouler. L’Enclin, cette horreur tentait de se déverser sur le monde et une fois encore la lutte allait être des plus âprement disputée. Il y avait là une réunion de nombreux soldats et corps d’armés biens différents. Parfois trop différent, c’est ce que pensait le Capitaine Nérils, commandant d’une troupe de 700 cavaliers de Izentaris, une ville insulaire qui se trouve loin des rivages et qui se trouve plus vers Orlaïs que vers tout autre région, cela dit, elle dépendait bien de Férelden, même si elle était surtout nommée la catin d’Orlaïs. Nérils frémit en se souvenant d’une telle appellation et bénit leur maîtresse à tous d’être réduit à camper plus éloignés des autres dans un fort secondaire. Enfin fort secondaire fut ce qu’il pouvait-être jadis. Une ruine aussi bien en forme qu’un fromage emplit de trous ce qu’il était plus vraisemblable en ce moment. Il ne restait plus que des trous de tous les côtés, mais certes des bâtiments et des murs. Les bâtiments étaient utiles de par le faite qu’ils furent justement adaptés pour des cavaliers et leurs montures. Pour les murs et bien c’était aussi les engeances, avec de la chance elles seraient si bêtes qu’elles tenteraient de les escalader sans se dire que tous les trous que le temps avait causé n’étaient jamais que des pièges. Cela dit, le capitaine en doutait grandement et il soupira en regardant sa situation. Un fort en arrière ligne avec une enceinte aussi réduite que la chevelure d’un homme devenant chauve. Il regarda ses remparts et certains n’étaient même plus accessibles de par le faite qu’une part fut détruite ici, une autre là et que de plus ils étaient des cavaliers, pas des acrobates qui allaient mettre des planches ici et là pour s’y installer et de toute manière si les engeances passaient Ostagar qu’il regarda au loin, cela ne serait pas ici qu’il y aurait un miracle encore plus miraculeux que si leur Créateur venait leur tapoter le dos.

Nérils n’était pas vieux, enfin d’un critère de son domaine. Il avait 57 ans, sur une espérance de vie de 140 ans, du moins 100 en bonne forme et après le temps viendrait un rien lui dire qu’il n’était pas moins mortels que les autres. Enfin, c’était déjà pas si mal que cela et il en profitait, du moins il jugea qu’avec une telle lutte qui allait arriver, il n’avait peut-être pas plus que quelques jours devant lui. Cela lui fit perdre son imperturbable sourire et ses moustaches aussi fines qu’élégantes retombèrent. L’homme était grand et bien formé, mais moins massif que les barbares du coin, il se voulait comme ses compatriotes bien mieux civilisés et formés que tous les autres peuples de ce domaine. Il était très beaux et si tel avait été son désir, son lit ne désemplirait nullement de femmes et d’hommes qui pensaient que leurs derniers moments arrivaient plus que surement. Lui et ses soldats, hommes et femmes avaient de mêmes attributs que lui. Ils étaient plus beaux et civilisés que les autres. Pour sa part, le capitaine avait un visage noble et une mâchoire délicate qui lui donnait un air princier. Son nez délicat et tout en finesse lui donnait un visage assez plaisant et ses yeux étaient bleuté, même si ses cheveux étaient d’un brun foncé. Ses yeux comme ceux de nombreux habitants avaient changés avec les générations de part leur présence sur ces îles. L’homme était grand, mais faisait un mètre 83 en vérité, ce qui par rapport à d’autre pouvait être peu, mais lui s’en fichait d’être parfois dominé par les autres.

Il portait sa belle armure d’écaille de serpent des mers. Une armure finement ouvragée, légère et délicate. Une armure qui le protégeait bien mieux que le roi lui-même. Seulement Férelden n’était pas vraiment sorti de son temps archaïque pour tout dire. Mis à part que son armure était faite d’écaille bleutées, il n’y avait rien d’autre qu’un rehaussement à l’or et au platine sur l’ossature de l’armure en elle-même. Normalement il portait l’emblème d’un serpent marin aux genoux et aux coudes, mais ils évitaient, même s’il le portait en médaillon pour tenir sa longue cape d’un mauve impériale. Son médaillon montrait en bon détail un serpent des mers. Leur emblème, un emblème que Férelden n’avait pas oublié. Enfin c’était compliqué et il délaissa cela. La guerre avait été dévastatrice et son royaume avait choisi entre deux camps. Entre Orlaïs à 87% des échanges et Férelden qui ne représentait que 13%. Seulement Orlaïs avait été vaincu et même si sa nation n’avait pas prêtée main forte aux envahisseurs, cela au début, car à la fin ils furent prit dans cette guerre. Les gens du cru ne les oubliaient pas et ne les oublieraient pas de si tôt. Le capitaine sourit en songeant que sa grand-mère était commandante de la garnison d’occupation d’Ostagar en cette époque de trouble. Ils étaient arrivés au début de l’invasion, du moins quand elle se termina et ils s’installèrent dans les parages. Un accord avait été conclu et ils devaient prospectés les marais ou les barbares archaïques ne pouvaient pas exploiter les ressources comme il se devait. Les engeances et autres abrutis qui se mirent sur leur route se retrouvèrent piétiner ! Un doux souvenir, avant que la situation ne tourne mal et que l’évacuation ne commence. Après cela, les habitants tentèrent de détruire tout ce qui était perçu comme des ennemis. Il soupira en songeant que la guerre débuta et que les pirates se rangèrent du côté des rebelles.

La bonne affaire, ils devinrent vite une épine pour son domaine et c’est 4 ans après la fin de l’occupation que sa nation à genoux capitula. Jadis les 17 îles de la confédération d’Izentaris étaient la puissance dominante des mers, mais désormais ils étaient tous scindés en de nombreuses puissances. Pas 17 cela dit, mais il y avait véritablement 4 groupes. 4 usurpateurs au début, même si Izentaris retomba entre les mains de la famille royale d’origine. Ainsi une famille de commerçant reçu les 4 nation au départ, mais la famille elle-même était bien peu de chose, de lien ou de règles face au désir de tout posséder, ainsi les 4 nations se battirent pendant des années, avant qu’un complot des mieux organisés ne porte ses fruits et que la plus puissante nation soit rendue à sa famille royale d’origine, dont biens des membres tombèrent dans la mort, des mains d’assassins biens payés par le père de ce chère Cailan ! Cela ne serait pas oublié, mais il regarda alors ses bottes en marchants dans la boue. Il considéra qu’il fallait marcher dans cette boue de ce marais stupide pour tromper cet idiot de jeune roi et son garde chien Loghain et ensuite viendrait l’heure des comptes. En premier lieu il fallait endormir Férelden et reprendre les 3 autres nations en libérant des partisans qui se trouvaient sur des îles occupées et ensuite il suffirait de grignoter chacun des pouvoirs.

Après, Férelden serait sans doute encore sous le coup de cet Enclin ! Oui, il sera facile de revendiquer des positions côtières en les envahissants sans trop de mal et alors la porte serait ouverte à toutes les options. Il regarda avec rage ses belles bottes de cuir noir qui lui montaient jusqu’aux genoux et par-dessus le bas de son armure se posait élégamment. Les écailles étaient encore vivantes grâce à une huile spéciale et elles épousaient magnifiquement le corps de leur porteur. En prime d’être infiniment plus résistantes que tout le reste. Il escomptait bien revenir avec le plus possible de ses cavaliers. Pas la peine de sacrifier ses soldats pour rien. En prime de cela il se demandait bien pourquoi ils étaient ici dans le fond. C’était comme entrer dans un bordel quand on aimait sa femme, donc il se demandait en quoi il était dans ce bordel là. Non seulement on les méprisait, enfin pas au point de ne pas les prendre justement pour des  travailleurs du sexe, car les propositions aussi impertinentes, qu’impudentes ne manquait nullement. Et ces idiots de gardes chiens en avaient toujours sur leurs chevaux ! Mieux il en était de monter un cheval que de lécher le cul d’un chien comme seule occupation. Il haussa les épaules et se calma, car avant que cet endroit ne soit le leur, Cailan avant tenté de les faire s’installer avec les autres, mais après de nombreuses rixes il fut décidé de se retirer, surtout que c’était les soldats de Cailan qui se faisaient démolir. Il fallait dire que frapper des écailles comme les leurs était stupide, mais les gens du coin l’étaient plus que de raison ! En prime ils ne connaissaient rien aux écailles que portait chaque cavalier ! Cela était fin, élégant et parfois certaines parties frémissaient au vent. Donc cela était fragile à leurs yeux non experts. Peut-être s’ils portaient des peaux de bestioles ils auraient une idée, mais voilà ils portaient les écailles de créatures marines et nobles. Dire que tout à chacun pouvait aller dans les baies en période de mue de ces créatures et ramasser assez d’écailles pour fabriquer d’innombrables merveilles.

Jadis ils avaient le contrôle des océans, mais les pirates avaient eux aussi leur truc à eux et c’était les écailles noirs d’autres serpents de mers qu’ils affectionnaient. Il trembla en songeant aux nombres d’imbéciles qui devaient se faire déchiquetés pour ses écailles là, car les serpents de mers bleus n’étaient pas de nature belliqueuse, cela dit fallait non plus s’en approcher ou alors on finissait comme tel il en était dans la chaine alimentaire. Après tout, livraison à domicile n’était pas une chose dédaignable, alors pas la peine de passer devant la gueule de telles créatures. Cela dit aussi, une telle créature n’avait pas l’envie de faire du chemin si la proie éventuelle se tenait à distance. L’océan était si poissonneux et ses créatures si attachées à leur nourriture de base, que la cohabitation pouvait se faire sans mal. D’un autre côté, les écailles noires c’était autre chose. Ses créatures vivaient uniquement proche des volcans et certains pensaient que c’était cet environnement qui les rendaient biens plus agressifs et dangereux. Eux attaquaient et coulaient les navires, voir détruisaient des communautés entières sur les côtes et dans les îles. Même s’ils évitaient leurs nombreux cousins d’autres couleurs, car la sauvagerie était pour tous et depuis que les noirs avaient tendances à s’attaquer aux petits de préférence, de leurs cousins, voir un adulte isolé, la nature avait rendue ces espèces particulièrement antagonistes. Il y avait même un cri spécial pour signaler un tel intrus chez les bleus.

Alors on pouvait savoir l’approche de bandes de noirs, cela quand ils étaient en maraudes. Il chassa ses idées, car son pays lui manquait cruellement. De plus cela fut-il son seul mal ici ? Que non pas. Le fils ainé de leur
Iarl, enfin Iarl comme on disait dans ce bled de réfractaires. Son Suaïden comme on disait héritier chez eux et son chef était le Sarandéïns, le courtisant de l’océan, comme cela voulait dire dans une langue aussi ancienne qu’elle fut oubliée. Eux aussi avaient une fière nation jadis, mais eux aussi furent comme les elfes, conquis par l’Empire Maudit, car leur nom était interdit depuis toujours et le crime de le prononcer était de se trancher la langue. Eux aussi avaient soufferts jadis de cette invasion et chaque homme, chaque femme de l’époque fut accouplée avec un membre de ce peuple. Cela de force pour mélanger leurs sangs à jamais et s’intégrer à leur nation. Le capitaine se souvenait de la purification et sa cérémonie. Cela était rude pour les enfants, mais chacun à 7 ans devait y passer et par magie et produits spéciaux, ils se délestaient d’un litre de sang par les narines, sang qui alimentait la flamme vengeresse ! On les avait souillés à jamais et ils s’en souvenaient de la manière d’une bête blessée qui attendait son heure pour se venger à jamais. Cela était encore autre chose et il pensa à son chef, le fils du Iarl comme on devait dire ici ! Oui, il fallait tout cacher ici et même sa croyance religieuse, si on ne voulait pas voir les prêcheurs et leurs armées leur tomber dessus ! Seulement ils croyaient dans les anciens dieux et une déesse veillait sur eux. Oui, leur plus beau secret et plus importante richesse.

Zaran était le fils ainé de leur chef, le fils ainé actuel pour dire vrai il avait eu 6 prédécesseurs, mais cela fut autrement décidé. Non pas par le meurtre, la ruse ou les luttes. Seulement une pratique devait rester pour certaines raisons obscures dans leur nation. La pratique voulait que la noblesse pratique ouvertement le mariage consanguin comme première noce. Cela pour divers raisons occultes et naturellement le temps faisait que le matériel génétique s’épuisait dangereusement. Le premier mariage avait donné naissance à 4 enfants à l’esprit vide, mais qui après une cérémonie se voyaient devenir autre chose. Il ne savait pas quoi cela dit et ses rebus devenaient des prêtres ou des savants de grandes intelligences. Certains disaient qu’en vérité ses enfants naissaient sans âmes et sans esprits réellement, juste des corps basiques, de par certaines actions occultes et que les esprits de gens d’importances étaient ramenés d’entre les morts. Il frissonna et préféra ne, rien en savoir, car cela augurait en vérité un pacte dont il ne voulait rien savoir. Ensuite une servante du palais avait donnée deux autres enfants, un fils et une fille. Normalement ses enfants seraient les héritiers, mais la femme avait décidée de tout vouloir tout de suite et elle tenta de tuer son amant pour que ses enfants héritent.

Chez eux, un enfant illégitime avait les mêmes droits qu’un enfant légitime, tout comme aucun être n’avait des droits d’oppressions sur des gens de classe moindre. Enfin, cela dit au passage. Son amant ne supporta pas cela et il la chassa avec ses deux enfants qui avaient participés au complot. Il les chassa et ils se rendirent dans la nation Tarahisienne comme elle se nommait, la pire en vérité des 3 nations ennemies. Les deux enfants furent formés pour devenir des assassins et la femme devint prêtresse d’un ordre ou la luxure et le vice étaient maîtres. Seule la luxure et le vice permettait à la reine locale de garder le trône malgré la misère et les difficultés de tout à chacun. Elle avait des terres riches et puissantes, mais la guerre perpétuelle avait déjà démontrée sa faim pour tout ce que l’on possédait, car depuis plus de 15 ans, elle tentait de conquérir les îles de son rival qui était en vérité un cousin de sa famille. Enfin soit. Les deux royaumes se faisaient une telle guerre que toutes les richesses s’en voyaient englouties, mais le culte de la perversion et du vice faisait que les femmes étaient de véritables pondeuses d’enfants, ce qui alimentait la guerre. De l’autre côté cela était différent, la nation de Dgealds prêchait la race la plus pure au monde. Enfin, pure comme il se devait pas par apparence. Ce qui voulait dire qu’un noble ou quelqu’un d’arrivé à un certain niveau pouvait très bien posséder un troupeau de femmes pour leur faire des enfants à sa guise et celle de ses proches.

Là aussi on tentait d’élever des enfants en nombres, mais la nation était différente et il y avait une lutte constante de pouvoir, une lutte sanglante cela dit, donc il y avait un désavantage. Bien que l’île possédait des stocks inépuisables de métal Opaline comme on disait pour lui donner un nom. Un métal lourd et encombrant, mais d’une résistance qui pouvait dépasser les écailles, ce qui n’était pas rien non plus. Cela dit, seul ceux qui le méritait en recevait, ce qui n’arrangeait pas trop le maintien d’effectifs importants, mais qui permettait aussi d’éliminer les faibles avant de distribuer aux autres les précieuses armures et armes. Un drôle d’endroit aussi. Le dernier lieu était Shagarar, la maudite. Le plus bel endroit que l’on puisse trouver quand on était une crapule. Une véritable terre promise pour toutes les racailles en tout genre ou une sorte de groupe secret tenait le pouvoir. Le conseil supérieur des âmes sombres comme on disait. 9 personnes qui dirigeaient et faisaient régner leur loi, qui était changeante selon les caprices de ces derniers. C’était Tiréna qui régentait cet endroit avec une garde de mages maléfiques qui lui assuraient une jeunesse éternelle et cela de part de biens sombres moyens. Elle avait aussi un goût prononcé pour les prisonniers hommes et femmes qu’elle asservissait de part ses attentions. On racontait qu’il valait mieux mourir que de passer dans son lit, car elle était capable de s’emparer des âmes. Nérils songea qu’il serait temps de liquider toute cette racaille, car ils en avaient les moyens ! La plus grande marine, la plus grande armée, les deux meilleurs au passage de ces attributs et un commerce des plus enrichissants. Hélas, s’ils intervenaient, il y aurait sans doute une coalition en Férelden pour respecter les ordres du roi précédent qui était d’empêcher une réunification. Ce qui entrainerait une réponse d’Orlaïs et tout recommencerait, de là était née l’importance de combattre avec cette nouille de Cailan et après on ferait ce qu’on voudrait. Il chassa la politique de son esprit et avait envie de songer plus avant à ce qui en était.

Que lui aussi avait un couillon entre les mains ! Son prince avait déjà 30 ans, mais il restait aussi incroyablement capricieux et borné. Le pire étant qu’il faisait des plans encore plus dingues que ceux de Cailan. Cela dit, il fallait bien dire que Zaran avait aussi une rivale, sa sœur cadette qui était pressentie pour prendre le trône à la première occasion, car le trône ne revenait pas seulement à l’ainé, mais aussi à celui qui était capable et dans le domaine elle était bien pressentie. Surtout que ses goûts amoureux faisaient que l’Amirale Shalaris était sa courtisane préférée et avoir l’Amirale avec soit était presque un joker pour le trône. Zaran disposait du soutient du père de Nérils, le Général Suprême Akels, mais que sur une île, l’avis d’un général était un rien moindre. La sœur de Zaran était belle comme le crépuscule vu des tours du palais royal. Une femme merveilleuse et contrairement à son frère elle était d’une grandiose intelligence. Seulement elle était lesbienne totalement et irrémédiablement. Donc malgré la beauté de cette femme et son attirance naturelle pour cette dernière, il savait qu’il n’avait pas la moindre chance. Cela dit, une fois encore il fallait se sortir d’ici et indemne en prime. Il soupira en se disant que soit le combat était vraiment en leur faveur et tout irait bien ou alors cela tournerait mal assez vite pour que tout devienne un véritable cauchemar. La cavalerie n’avait hélas pas la chance d’autres unités, car il était plutôt rare de la tenir en réserve et si tel en était le cas, ils seraient lancés à la moindre occasion. D’après le premier plan, il était entendu que ses troupes mènent une charge des plus ambitieuse dés le commencement des combats, cela pour disloquer les rangs adverses et si possible tuer les ogres avant qu’ils n’atteignent les fantassins, ce qui semblait être un bon plan.

Enfin, le seul qui donnerait un avantage certain dès le début. Le côté intellectuel des engeances allait jouer en leur faveur, car soit, elles fuiraient et seraient à la merci d’un harcèlement meurtrier, soit elles continueraient sur leur lancé et leurs rangs seraient bien trop éclaircis pour que cela soit un problème pour les troupes du roi. Seulement il n’avait que 700 cavaliers et cela était bien peu pour une attaque directe, il n’avait qu’une compagnie et il en aurait voulu 3 au moins pour cela. De là il n’aimait en rien sa présence ici, mais la noblesse en avait décidée ainsi. Il ne fallait pas être absent, mais il ne fallait pas non plus user de leurs réserves pour rien. En d’autres mots, même s’ils mouraient, ce que certains pensaient être la seule issue, il ne fallait pas pour si peu dépeupler leurs rangs. La noblesse se fichait de qui serait sur le trône d’ici peu et peut-être que cette occasion de s’en défaire d’un des deux était jugée comme trop intéressante pour ne pas être tentée. Cela dit, leur chef actuel avait 76 ans et depuis longtemps une pléthore d’enfants, il lui restait encore 48 autres enfants. Cela au cas où un autre devait se présenter. Cela dit, aucun n’avait le désir aussi exacerbé que ces deux là pour le pouvoir. Peut-être même qu’aucun n’avait un tel désir de domination que Zaran et sa sœur. Nérils sentait une très grande fatigue en lui, car même si cette horreur à venir n’était pas trop destructrice, il savait que la lutte de pouvoir ne serait pas de tout repos et d’un autre côté il n’avait pas envie de rentrer trop vite pour se remettre à la chasse aux pirates. Il y avait une traque qui allait à nouveau se faire sur l’île dite des crânes. Jadis, des êtres sanguinaires y pratiquaient des sacrifices humains et il était dit qu’ils enterraient des crânes autour de chaque arbre. Le temps et aussi le mouvement de tout genre faisaient que ses crânes émergeaient du sable ! C’était un endroit morbide et horrible, car la faune elle-même était devenue des charognards et les plantes semblaient imprégnées de cette culture morbide.


Leurs formes, le goût des fruits et la présence de dangereuses plantes faisaient que l’endroit restait le plus dangereux possible. Hélas, les pirates n’avaient pas de tels soucis, car après tout leur vie entière était faite de côtoyer la mort. Alors cette île ou ailleurs, cela n’avait pas trop d’importance, sans compter qu’il fallait-être dingue pour se rendre dans un tel endroit. Seulement la colonie pirate commençait à devenir bien trop importante pour être épargnée et il fallait débarquer sur cette île pour y mettre fin. Le plan était simple, débarquer de l’autre côté des troupes assez importantes pour ratisser l’île entière en y semant la destruction si nécessaire. Non, il n’était pas vraiment pressé d’y aller, mais en même temps il avait déjà vu les illustrations d’engeances et quelques créatures mortes. D’après lui, il sentait bien que d’ici peu il irait embrasser chaque pirate avant de les tuer avec un grand plaisir. Car engeance ou pas, il était sans doute prêt d’embrasser chaque pirate par plaisir de les revoir, mais il n’en restait pas moins qu’il les haïssait, sans doute plus encore qu’il n’haïrait jamais autant les engeances. Au moins les pouvaient être repoussées, les pirates il ne doutait pas qu’il n’en viendrait jamais à bout. Combien de générations ? Il n’en savait rien et pourtant à chacune les pirates furent toujours un ennui épouvantable. Il se sentait agacé en songeant que pour chaque pirate tué ou capturé, enfin vu qu’on les pendait aussi cela revenait au même. Sauf au cas ou le pirate ou la pirate soit particulièrement séduisant, il y avait moyen de les réduire à l’état d’esclave, mais autrement rien n’y changeait sur le sort qui serait le leur. Bon pour en revenir au sujet, pour chaque crapule de ce genre mise hors de combat, il y en avait 10 vois 20 qui se laissaient tentés par une telle vie ! Non, il se sentait fatigué de cette lutte sans fin pour aucun résultat probant et être un cavalier changeait un rien la donne. Sauf intervention spéciale, il était rare qu’il soit de la partie à cheval. Il arrivait qu’il combatte sans cheval lors d’engagement naval, mais en grande part le problème pirate le concernait, mais sans qu’il puisse vraiment y faire quoi que cela soit d’important. Parfois purger un camp, mais les pirates n’étaient plus cette organisation de jadis qui avait une énorme base, mais des groupes qui allaient et venaient.

En prime ces derniers temps cela avait empiré.  Fallait aussi dire que certains dirigeants de la côte offrait une véritable protection aux pirates qui cédaient une bonne part de leurs prises, enfin une part conséquente et revendaient aussi leurs prises aux dirigeants à des prix particulièrement avantageux. De quoi satisfaire tout le monde, sauf ceux qui étaient truandés. Il espérait que leur aide allait aussi décider Cailan d’agir, car s’il ne faisait rien, bientôt il y aurait des gens plus riches que lui et qui de ce faite se paieraient une armée autrement plus importante que celle du roi. Cela dit, Nérils espérait que cela arriverait et qu’ils s’étouffent tous avec le fruit de leurs crimes. Que ceux qui se voilaient la face en payent le prix et ensuite que les crapules deviennent des traitres qui à leur tour allaient connaitre un sort peu enviable. Oui, il savoura cela un temps et continua son inspection informelle du camp. Il connaissait chaque soldat et n’avait plus le besoin de les chaperonner comme à leurs débuts. Il veillait cela dit sur les nouvelles recrues avec soin, mais sa seconde, la Vice-Capitaine Dashana, se montrait elle aussi très avenante. Cela dit, il adorait s’occuper des nouveaux et surtout après que leur épée eut connue le premier sang. C’était un moment traumatisant pour eux et il veillait sur leur état mental.

Cela était plus que nécessaire à ses yeux et il était plein de bons sentiments envers ceux qu’il commandait. Cela dit, il n’en restait pas moins un chef avec un bon caractère, mais de l’autorité. Il regarda les tentes, les chevaux et les elfes. Il cachait dans son cœur le sentiment de tristesse de voir ses elfes citadin venir ici pour gagner quelques pièces. Une race si fière qui n’avait pas eue leur chance. L’Empire Maudit leur avait enlevé un bien des plus précieux en les corrompant. Il soupira en les regardant faire toutes les tâches ingrates, mais il avait donné ses ordres et chacun se devait de les respectés ! Autrement il donnerait lui-même le fouet sur qui allait transgresser ses ordres. Ses soldats n’étaient pas de la vermine de bas quartiers, mais bien des soldats d’élites ! Etrangement, de plus en plus d’elfes venaient se mettre à leur service et pas seulement parce qu’ils payaient le mieux. Certains elfes, garçons et filles avaient même trouvés une relation sérieuse. Beaucoup de ses soldats n’avaient jamais fondés de famille ou de compagnon et beaucoup voyaient en un partenaire elfique, un aboutissement merveilleux. Les elfes y voyaient une chance pour eux et leur famille. Le tout serait de survivre aux prochains jours. Le camp était si parfait, ses soldats ne devaient même être trop poussés ou même dirigés. Les patrouilles et tours de gardes se faisaient de la meilleur manière possible et sans devoir désigner qui que cela soit d’office. Qui plus en était, la discipline et surtout le moral étaient tous les deux là. Sans doute ses forces se sentaient investies d’un désir farouche de protéger le genre humain. Leurs îles seraient dures à prendre, mais sans doute face à un ennemi qui n’hésiterait nullement face à toutes les pertes que cette action nécessiterait.

Non, les engeances attaqueraient encore et encore et les dires sur ce qu’était un archi-démon, n’étaient pas réconfortants. Cela loin de là et il n’avait nulle envie de voir ce que cela pouvait bien être comme bestiole. Il regarda les allers et venues avec un sourire bienveillant et se demanda comment pouvait-on croire qu’ils étaient des tueurs. Après tout, ils étaient les soldats d’une nation, ses tueurs assermentés, mais rien d’autre. Pourtant il commandait des hommes et des femmes, avec des sentiments et un cœur. Pire encore, une âme. Il se demanda comment ils allaient tous prendre cela. Il n’en savait rien et se demanda qui sera le plus à plaindre, le mort ou le survivant. La guerre contre ses choses était une assurance de sang et de rage sans faille. Oui, une guerre contre des monstres qui ne cesseront jamais, du moins pas avant que leur maître ne soit vaincu. Cela était épuisant de songer que cet ennemi n’avait rien des autres et qu’il n’avait pas de conscience propre. Pas la peine d’espérer les déstabiliser ou encore user de quelques subterfuges d’ordres psychologiques. Il espérait juste les voir battre en retraite pour se reformer plus ******, mais il espérait bien cela en y voyant ce qui serait une importante phase dans son propre camp. Une débâcle des engeances et des pertes importances pour elle, ainsi que des pertes minimes pour eux, serait un signal d’une grâce divine. Cela dit, il s’inquiétait un rien sur le véritable nombre des engeances et quel serait l’impacte après plusieurs autres engagements, cela quand ses soldats verront qu’il n’y avait pas moyen de véritablement les entamer assez pour commencer à savoir les dénombrer. Il se demanda combien d’ennemis il aurait face à lui.

Puis ce qui était le plus déplaisant était aussi de se dire que les engeances ne tiraient aucun sentiment face à la mort des leurs. Comme cela était ennuyeux, mais bon ainsi il en serait et la lutte allait donc être totale et finale. Il faudrait donc en tuer le plus possible, une fois l’archi-démon sentant que ses plans commençaient sérieusement à devenir quelque peu compromis s’ils en perdaient encore de trop et bien il viendrait pointer son museau et là les Gardes des Ombres feraient leur office. Il maudit ses crétins idiots qui étaient une élite, mais prise au dépourvu ! Pourquoi ne pas être plus nombreux ? Pourquoi ne pas lever toute une armée de gardes et d’aller en finir avec les engeances ? Si lui pouvait aller en finir avec tous les pirates présents et futurs il le ferait sans aucun doute. Au moins les engeances occupaient des positions sous terre et cela offrait la chance de savoir ou aller les chercher. Lui les pirates étaient une espèce de mauvaise herbe qui poussait partout et donc il serait délicat de tuer tous le monde sous prétexte qu’un pirate pouvait naître dans le futur ou déjà grandir parmi eux. Non, il trouvait cela si simple de tuer les engeances une fois pour toute ! Il suffisait de vraiment le vouloir et d’en venir à bout. Cela dit, il se doutait que personne ne voulait vraiment y mettre les moyens ou la volonté, car après tout l’Engeance avait le dont d’unifier le monde face à elle. D’un autre côté, il y avait d’autres êtres qui n’étaient pas humains et dont le capitaine avait vraiment l’envie de se charger aussi. Le moment venu il espérait bien reprendre leurs domaines et quelque peu les agrandir, puis il y avait une chance d’user de leurs nouvelles influences dans la région pour avoir de nouveaux rapports avec Orlaïs, même si cela n’avait pas changé, Orlaïs avait toujours des ambassadeurs dans leurs domaines, mais cela dit Orlaïs les considérait comme des vassaux naturels et non pas des alliés. Cela pouvait changer et il espérait bien qu’il serait un instrument de ce changement, ensuite le monde allait trembler face à eux. Férelden pouvait être conquit par Orlaïs et les anciens accords encore donner des fruits qu’il serait si simple de cueillir.

On n’en était pas là et il fallait encore y travailler, mais bientôt leur nation serait un Empire qui allait détruire ce qui subsistait de l’Empire Maudit, mais eux n’allaient pas forcer les femmes et les hommes de cette race de se mélanger avec eux, mais bien de disparaitre de la face de ce monde ! La vengeance serait si douce, si délectable, mais avant cela tuer des engeances serait sans doute convenable. Il remarqua alors un étranger au camp qui sorti de la tente de sa vice-capitaine ! Cela semblait étrange, car si cette visite fut privée, elle l’aurait sans doute tenue dans ses appartements, cela dans les restes d’un bâtiment qui servait de dortoir aux officiers. Il reconnu un homme de Loghain, un lieutenant et il haussa les épaules, cela devait sans doute être un message sans aucune importance. Loghain était véritablement un agaçant personnage qui avait l’impression d’être un adulte entouré d’enfants stupides et incapables de comprendre plus de 4 mots de suites. Ou alors Cailan avait encore changé ses plans. Dans le fond, il jugea plus agréable de ne pas avoir été là pour écouter ce qu’il voulait. Il allait aller s’enquérir de ce que cela fut-il comme message ou nouvelles et la version courte serait suffisante. Il regarda tout autour de lui et ne vit pas les autres membres de l’entourage de Zaran, ce qui voulait dire qu’il tenait un conseil de guerre. Il regarda encore et ne vit pas les deux mages qu’il avait comme conseiller de magie. Un jeune homme et une femme, une vraie femme épanouie et puissante, mais désintéressée par les plaisirs de ce monde, à moins que le jeune mage ne soit aussi là pour s’instruire dans d’autres domaines plus
intimes.

Cela dit il n’en savait rien, mais ses deux mages étaient issus d’une école de magie sous la tutelle du cercle des magiciens, avec quelques chevaliers pour les surveiller, mais cela ne les dérangeaient pas énormément, car ils étaient plus libres là qu’au Cercle. Encore une imposition de la guerre perdue ! Jadis ils avaient leurs magiciens qui suivaient leurs voies propres, mais tout changea. Le Cercle s’imposa et tous les magiciens devaient être formés par eux. Il y avait beaucoup de magiciens sur leurs îles et le Cercle les formait tous à sa guise. Encore un signe de la perte de leur autorité et la présence de chevaliers fanatiques n’était pas un cadeau. Fort heureusement, ils restaient cloisonnés dans le quartier de la ville qui était le leur et ils n’avaient jamais rien découvert des croyances locales, cela aussi parce que de fausses églises furent construites et que la population se rendait à des sermons.

Editado por Guy Decoster, 12 mayo 2010 - 09:42 .


#2
Guy Decoster

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Tous cela justes pour cacher la vérité. Enfin, il chercha d’autres personnes. Les deux étranges assassins n’étaient pas là non plus. Aussi un couple, mais ils étaient frère et sœur. Ils n’étaient pas connus comme assassins, mais il ne faisait aucun doute qu’ils appartenaient à une organisation aussi secrète que dangereuse. Cela dit, il n’en savait pas plus et en savait déjà trop à son gout, si les deux autres se doutaient de cela, il ne faisait pas l’ombre d’un doute qu’il serait mort d’ici peu. Ils avaient la charge de gardes du corps et tout semblait n’aller pas plus loin. Il considéra ne pas trop y songer, car ils lui faisaient froid dans le dos. Il y avait encore un autre intervenant d’importance qui lui n’était là que depuis 2 années et qui restait un mystère lui aussi. Il semblait aussi être une sorte d’assassin d’élite, mais différent et pourtant il avait un côté plus rassurant que les deux autres. Nérils savait que son côté sympathique cachait quelque chose de sombre et de mortel, donc il le considérait encore comme plus dangereux. Il y avait aussi les 4 gardes du corps attitrés, mais eux n’étaient jamais loin de leur chef. Deux femmes et deux hommes qui s’entendaient comme nuls autres ! Il regarda une fois de plus son camp et considéra que le travail était magnifiquement fait. Pour un œil non exercé et donc incapable de tout bien distinguer, cela n’était pas compréhensible, alors que tout cela était d’une grandiose organisation. Il y avait certes des tentes imposantes qui servaient pour les soldats, mais aussi des tentes médicales ou les guérisseurs feraient leurs offices, mais aussi un bâtiment qui servirait pour des cas plus graves et un sous-sol qui servirait de morgue.

Les tentes des guérisseurs étaient vertes, à côté il y avait la bleue du maréchal en chef et de ses assistants. Le docteur des chevaux, le docteur de leurs magnifiques compagnons. Leurs chevaux étaient tous de jeunes mâles non castrés et donc d’une fougue sans limite lors des combats. Castré un cheval de cette espèce serait-il un crime innommable, car le cavalier devait-être à la hauteur de sa monture et si cette dernière prenait la mouche et piétinait son cavalier, c’est que ce dernier ne méritait pas autre chose. Un cheval Akalims comme il se nommait était un don véritable des dieux. Des chevaux fière et noble qui pâturaient dans les terres des îles, mais aussi sur les plages à la recherche des algues dont ils raffolaient. De grands chevaux et d’une ligne indescriptible. Leurs longues pattes musclées et leur corps tout en finesse en faisait les chevaux les plus rapides et résistants de tout Férelden. Même si cela ne comptait que peu. Férelden avait une passion pour les chiens. Quoi qu’il en était ses chevaux étaient tous magnifiques et de multiples couleurs. Du noir le plus profond et complet, passant par le beige et allant au blanc. Ils étaient magnifiques avec un regard noble et une haute intelligence. Ils furent jadis menacé par les étrangers qui tentaient de les capturer, mais ils furent mit sous protectorat et plus personne n’est autorisé à en attraper. Sauf ceux qui en ont le droit diraient certains, mais cela n’était pas nécessaire. Les chevaux avaient un amour pour certaines algues, mais trop en manger les tuer aussi certainement que si ils tentaient de respirer sous l’eau. Donc les soldats royaux patrouillaient sans fin les rivages avec les maréchaux et chaque cheval malade était prit et soigné.

Pour sa peine le cheval devait servir 4 années de sa vie dans la cavalerie et ensuite il était relâché, bien que peu choisissent cette liberté et que souvent ils restent de par leur choix au service de la cavalerie royale. La vie y était si belle, on les nourrissait, s’en occupait et même les massait ! De plus ils se reproduisaient en toute sécurité dans l’Irézéls, un endroit sacré et protégé qui pouvait s’apparenter à une réserve divine ou tout y était sous la protection de la mère nature. Un endroit qui avait toujours été sanctifié, sauf du temps de l’Empire ou la guerre s’y était installé. Quoi qu’il en soit, désormais des elfes sauvages y vivaient et aussi toutes sortes de créatures. Les elfes étaient aussi présents dans les villes et ils s’occupaient aussi des chevaux. Seulement il n’y avait aucune discrimination dans les îles pour les elfes qui étaient des citoyens comme tous les autres. Seul hic pour eux, l’armée leur était interdite et cela pour cause d’un édit du premier monarque des îles après la chute de l’Empire. Les elfes avaient subies des pertes importantes dans la guerre et le mélange avec les maudits avait donné naissance à une race hybride entre humains et elfes. Sans parler que beaucoup partirent pour leur nouvelle nation. Le roi ordonna que les elfes soient tous sous protectorat et depuis nul n’avait changé cela, même si 42% de la population était elfe désormais ou apparentée. La vie y était douce et les deux peuples avaient depuis longtemps la pratique des mariages mixtes, même si l’ADN elfe prenait un rien le dessus. Quoi qu’il en fût, les elfes étaient tous restés au pays et cela valait mieux. Nérils sourit en songeant qu’il allait ramener des elfes par bateaux entiers.

Enfin, si la bataille tournait bien, mais il se demanda bien ce que les engeances allaient faire contre cette puissance réunie ici. Il avait déjà pensé précédemment que cela ne serait pas si simple que cela, mais il resta optimiste dans le faite que bien manœuvrées, ses troupes allaient toutes donner le meilleur d’elles-mêmes ! Puis sa cavalerie était une arme précieuse et cela il le savait bien. Une charge pourrait faire la différence et même si cela ne suffisait pas, un cavalier avait la position nécessaire pour repérer celui qu’il faudrait décapiter dans le lot. Les engeances étaient des bêtes et celle qui était le chef était aussi précieuse que difficilement remplaçable. Des sortes de sergents ou lieutenants, il devait y en avoir à foison, mais alors un général, cela devait être plus rare. Le trouver et d’une lance le transpercer ou d’un coup le décapiter et cela devrait faire la différence. Alors l’archi-démon devrait intervenir et là les gardes des ombres allaient tous intervenir. Cela dit, il se sentait capable de tuer cette chose. Un coup chanceux de la lance dans la gueule de cette chose et un transpercement cervicale, devrait sans doute donner de bons résultats, mais ces pompeux de garde machin truc voulaient tirer les châtaignes du feu ! Bah, il s’en fichait et se préparer mentalement à plus dur que cela, un énième conseil de guerre. Il en avait plein le dos pour ne pas dire autre chose de plus vulgaire, car après tout il n’y avait pas 10 000 manières d’user de leur situation.

Non, il n’en voyait qu’une, frapper fortement dès le début des combats et se lancer à travers les lignes ennemies. Sa cavalerie n’était pas très nombreuses, mais les engeances seraient piétinées et massacrés par … par … comme un champ qui serait moissonné. Il se souvenait d’autres assauts contre de nombreux ennemis, la guerre contre les 3 autres domaines offrait cela et il avait vu l’invincible infanterie en armure lourde, se faire faucher en quelques instants. Donc les engeances n’avaient pas de telles armures, ni de tels fanatiques ! Les engeances étaient des bêtes assoiffées de sangs et sous les ordres d’un maître qui les organisait, plutôt qui les contrôlait, donc voilà la faille. Ses choses réagiraient individuellement, mais dans une optique de groupe, car leur maître ne devait pas savoir les organiser au point prêt. Non, ses choses étaient redoutables et prêtes à tout, mais cela plus par ignorance, que par un désir de fanatisme qui se trouvait dans d’autres nations. Il frissonna en se souvenant des récits de l’Empire Maudit, les Inquisiteurs qui étaient capables du pire une fois la mort au devant d’eux. Certains étaient capables d’entrainer des centaines d’hommes, voir des milliers dans la tombe. Certains pensaient que cela soient des récits pour effrayer les enfants, mais lui se doutait que ses gens étaient capables de tout. Leurs soldats furent les plus fanatique et il se demanda comment ils s’en étaient défait un jour.

Cela tenait du miracle pour dire ainsi, car l’Empire avait semblé invulnérable et pour tenir toujours. Peut-être que rien ne fut capable de résister à l’éternité et il soupira en se demandant si un jour quelqu’un penserait la même chose de ses semblables. Il se le demanda en frissonnant et savait aussi que leur projet d’unifier un nouvel Empire était une idée risquée pour eux, mais en même temps ils n’avaient pas non plus le choix. Il fallait s’étendre et prendre de la puissance tant que cela soit possible de le faire. Du moins le besoin n’était pas vital, mais tout de même nécessaire. Enfin, aucune conquête n’était en elle-même indispensable, mais leur système de gouvernement était le meilleur en ce monde, donc il valait bien la peine de l’étendre ! De toute manière ils avaient des comptes à régler et il ne comptait pas laisser d’autres nations venir faire la loi ici, surtout pas des barbares stupides ! Il songea à ses machins, les Qunaras, les Qunaris, enfin ses brutes que depuis toujours ils devaient contenir lors de tentatives d’assauts. Etranges créatures pour dire vrai, car leurs îles étaient imprenables et il songea que même des brutes ne le verraient, mais il les soupçonnait de les tester ou d’entrainer leurs guerriers pour le grand jour. Ils allaient trouver à qui parler, car la marine royale était assez nombreuse pour les dévorer aux petits ognons, mais ils les laissaient arriver chez eux pour faire croire qu’il était possible de débarquer sans affronter la flotte.

Le moment venu ils lanceraient un assaut massif et alors ils seraient tous stopper net. Leurs armures allaient les entrainer au fond des eaux, alors que les écailles de dragons laissaient des poches d’airs entre elle et le corps de ses porteurs qui permettait de flotter. Si Férelden n’avait pas un intérêt pour eux, c’était ainsi aussi qu’il aurait bien tenté de s’occuper des engeances ! Les laisser s’aventurer sur les eaux et couler une énorme flotte ennemie, avant de lancer plus de 60 000 cavaliers sur leurs bases à terre et les repousser à jamais. Oui, leur force était importante et ils disposaient aussi de prêt de 120 000 soldats, hélas, répartis dans toute la région. Ils se trouvaient dans des garnisons aussi secrètes que lointaines, les îles ne pouvaient pas accueillir autant de militaires, du moins pas en soutenir l’effort de guerre, alors on avait installé des forts cachés sur de petites îles et sur des rivages désertiques, là ou des cultures ou la pêche pouvaient les rassasier de la manière la plus satisfaisante. Puis une telle armée n’avait pas son pareil en Férelden, cela grâce à une population nombreuse et répartie sur toutes les îles sous leur domination. Hélas, même si leur population était la plus nombreuse de toutes les 4 nations, il était impossible de conquérir les autres sans se faire trop remarqué. Voilà ce qui en était et voilà pourquoi il était ici avec 700 cavaliers et non pas une vraie armée. Dire que si les engeances faisaient bien leur œuvre, Férelden se retrouverait sans aucun moyen de résister à leur propre invasion, si elle fut décidée, car l’approche moins directe était plus séduisante. Enfin, du moins si tout allait marcher une fois pour toute.

Car ils avaient une immenses armées, mais bon, de nombreux ennemis aussi, du moins des ennemis et des rivaux. Car même Orlaïs était une rivale dangereuse. Une rivale qui n’hésiterait pas de venir la maîtresse chez eux aussi. Puis tout n’était pas si simple, car ils avaient une grande armée, mais aussi par besoin. Quand on était sur des îles, on en avait besoin de troupes pour maintenir ses routes commerciales comme il le fallait et tout cela. Non, le nombre ne jouerait pas à leur avantage, car déposséder jusqu’à la dernière garnison n’était nullement une option. Il faudrait ensuite reprendre depuis le début et chasser les nuisibles, puis Nérils n’était pas un imbécile arrogant et aveugle, prendre ne serait pas trop difficile, mais tenir serait tout autre chose. Prendre Férelden était dans l’enfance de l’art, mais en vérité tenir bon et supporter des ennemis qui connaissaient chaque recoin de cette région, cela serait une autre histoire dont il n’avait pas envie de vivre le chapitre. Là loin de cela. Enfin, ceci dit il supposa qu’il y aurait moyen de trouver des alliés, du moins pas cette cruche de Loghain qui commençait aussi à lui courir sur les bottes ! Cet homme était dédaigneux et ne lui adressait même pas la parole, sauf en cas de besoin ultime, ce qui ne l’amusait nullement pour tout dire. Il s’en fichait, mais Loghain ne savait même pas cacher son mépris pour eux. Après tout qu’il aille marcher dans la crotte de clebs, cela allait lui porter chance dans le futur et voilà sa place. Il était comme un garde chien, sauf qu’il était général et qu’il gardait des gens, mais c’était identique ! Les gens qu’il commandait en prime étaient des mécréants dans le grand ensemble, alors pourquoi en être si agréablement emplit d’une fierté sans borne ? Lui en avait 700, mais des bons et pas des fruits pourris ! Une fois encore il délaissa ses idées et songea qu’il avait
vraiment eut la poisse d’être ici.

Bon l’objectif était si beau en théorie, mais la pratique le laisser complètement agacé et vidé de tout côté enthousiaste ! Enfin, l’Enclin pouvait être stoppé ici, cela était plutôt une bonne chose. Il regarda alors la forteresse et se demandait à quoi jouait chacun là haut ! Les mages, les Chantristes et ainsi de suite. Il avait lui aussi quelques mages, mais dissimulés dans ses cavaliers, histoire d’offrir un beau cadeau à leurs ennemis. Il avait comprit qu’il devait en avoir plus que le roi lui-même. Il en disposait de dix ou douze, mais il ne savait même pas qui ils étaient. Une idée de leur propre chef, que de ne jamais mettre en évidence de telles possibilités tactiques, cela dit, il était le commandant et lui-même ne savait rien du tout de ce qui en était. Cela le frustra, mais bon tout n’était jamais parfait comme on disait. Non, tout ne l’était nullement en ce monde.


L’imperfection était partout et cela expliquait sans doute que ses propres mages étaient tous dissimulés de ses propres visions. Après tout il considéra que cela était mieux ainsi, car il ne voulait pas compter sur les mages. Il savait qu’ils étaient là, mais ne sachant ni ou ni en quel nombre, cela lui laissait une carte qui se jouerait sans qu’il puisse le vouloir. Après tout, un éclair ici, une boule de feu par là et ainsi de suite, cela pouvait tout changer. Du moins il le souhaita et considéra vraiment l’enclin comme une menace inexistante en vérité. Enfin pas dans le sens qu’elle n’était pas une menace, cela en fut une, mais lui il voyait cela comme une chance de plus de vraiment en finir. Tuer l’archi-démon et ensuite poursuivre les engeances ! Lever une armée comme jamais et aller aider les nains d’en finir avec ces choses. Après tout le monde souterrain était vaste, mais nullement infini. Lui il voyait cela comme la chance de reprendre les forteresses naines, en construire d’autre et avancer sans fin vers l’ennemi de toujours. Cela prendrait du temps et demanderait des moyens, mais au final cette engeance ne serait plus et cela à jamais. Après cela, il y avait d’autres problèmes qui mériteraient d’être un rien surveillés ou du moins détruits. Il savait qu’il y avait des rebelles dans chaque nation et en armé des factions contre le pouvoir serait une idée géniale en vue d’une déstabilisation et d’une prise de pouvoir. Il sortit définitivement de ses plans et de sa vision des plus obsédantes que devenir une légende. Il se voyait déjà acclamer par tous et porté en triomphe par ses soldats. La cause de la sortie de ses plans tactiques et de ses projets était un jeune homme. Enfin jeune, il approchait de la trentaine tout de même. Un conseiller et garde du corps du prince Zaran.

Justement l’homme qu’il considérait comme plus dangereux que les deux assassins mystérieux qui ne le quittait pas. Il fallait dire que lui on ne pouvait pas le louper, sauf la nuit. Il était le seul ici qui portait un uniforme noir. Un uniforme sans doute bien plus protecteur qu’il ne voulait bien le démontrer, mais un uniforme qui n’avait rien du tout du genre simple à porter ou disons de simplement utilitaire. On pouvait croire qu’il était à la parade pour dire vrai. Tout était noir, les bottes qui lui montaient jusqu’aux genoux et ou parfois, mais pas cette fois, il y avait des crânes d’argents entourés de mains griffues qui semblaient les tenir. Il avait un pantalon noir et d’une griffe qui ne devait pas venir d’ici. Cela était un autre style et en prime de cela, il avait comme une rivière d’argent qui serpentait de chaque côté extérieur de ses jambes. Vraiment une rivière sinueuse. Sa ceinture était plus simple, bien qu’une boucle en argent représentait un étrange être humanoïde, mais à l’allure démoniaque avec des yeux en onyx ou autre pierre noire qui brillaient comme des yeux vivants et inquisiteur. Sa veste était elle aussi bien étrange. Elle était refermée par des boutons qui représentaient eux aussi des cranes, mais cette fois qui avaient des mains squelettiques qui se posaient sur leurs joues et les crânes semblaient pousser un hurlement d’effrois. Cela avec des rubis comme yeux. Des files d’argent partant de ses épaulettes et venant se joindre à la base de son cou ou un médaillon soutenait une cape sur le côté gauche du jeune homme. Juste une cape qui cachait uniquement le bras gauche et la main de ce bras, si tel était le désir de son porteur.

Aux épaulettes, des sortes de serpents de tissus se tortillaient dans une cascade qui semblait descendre jusqu’à la moitié du haut du bras. Tout cela était pompeux, mais le dit médaillon était le plus étrange, car cela était une sorte de rune comme il n’en avait jamais vu. Un étrange emblème qui n’avait rien avoir avec ce qu’il connaissait jusqu’ici. Cela semblait être comme une étoile tordue et tentaculaire en partie, enfin quelque chose d’ainsi, mais si on regardait de plus prêt, les traits formaient une calligraphie étrange et devait signifier quelque chose. Enfin, il doutait même que son porteur en sache la signification. Le porteur en lui-même avait un visage calme et renfermé, ses yeux étaient d’un brun légèrement ambré, ses cheveux d’un brun sombre. Son nez était fin et délicat avec une arrête presque parfaite. En prime l’homme avait de longs cils brillants à la lumière. Cela dit, il avait aussi l’air fatigué et imprégné dans une sorte de pensée. Nérils haussa les épaules, car il pensait toujours et bien trop à son goût. Malgré cela le jeune homme avait toujours un sourire et un bon mot. Il n’était que rarement taciturne, même si tous savaient qu’il avait des soucis d’importances. Cela ne faisait pas si longtemps qu’il était là, mais il avait déjà passé 3 mois dans le lit du prince, pas comme certains à l’esprit un rien imaginatif et perverti pourraient le penser !

Non, il avait dû dormir avec le prince, car ce dernier fit une fixation sur sa mort prochaine, cela suite à l’assassinat de quatre nobles d’importances. Le prince avait pensé que cela le concernait, mais en vérité cela concernait plus une ancienne carte coupée en 5 par 5 partenaires et l’un d’entre eux considéra qu’il était temps de tout réunir. Cela dit, il avait tué ses 4 complices et manque de chance, il se retrouva empalé sur une lance dans un piège ou se cachait le trésor. Il fallait croire qu’un de ses regrettés amis avait songé que quelque chose comme cela pouvait arriver et il choisi de prendre les devant. Quand le malheureux avait saisit le masque incrusté de pierre précieuses, il fut tout simplement coller au mur comme nouvel ornement. Nérils songea que cela avait plutôt été un désir que nul ne puisse avoir ce trésor, qu’une vision de la mort de celui qui avait conçu le piège. Il voyait par là que cet homme comptait être le seul qui aurait le masque en question et donc il saurait se débarrasser du piège s’il était le dernier survivant du groupe. Autrement celui qui allait s’y essayer le rejoindrait sans le masque. En fait cela fut plus moral que cette fin, car une femme qui cherchait des champignons dans la caverne trouva le masque et ainsi sa famille de 12 enfants orphelins de père, ne manqueraient absolument de rien.

Il en revint aussi à ce qui importait, car vu la démarche de l’autre cela ne faisait aucun doute que c’était lui le but de sa marche. Il fallait dire qu’en temps normal il marchait plus gracieusement et plus légèrement, mais là il allait vite et marchait comme un soldat. Irens était son prénom et il était un mystère pour tous. Personne ne savait d’où il venait et ce qu’il était, mais il avait des dons pour survivre et il avait réussi de se défaire d’un Corbeau ! Seulement Nérils avait certes retrouvé le corps du Corbeau, mais nullement l’arme qui fut utilisée pour cela. Puis Irens avait été blessé au bras droit, donc il était peu probable qu’il se serait donné la peine d’aller la récupérer en personne, vu que le corbeau était tombé d’un pont avant de finir dans l’océan. Non, il était presque convaincu que ce jeune homme était un mage dissident, mais dans quelle mesure et avait-il appartenu au Cercle jadis ? Tout cela il n’en savait rien, il savait juste qu’il était arrivé comme cela et fut tout de suite engagé après une audience avec leur chef. De plus il devait lui faire toute confiance pour lui confier un poste aussi proche de son fils. Cela n’avait pas trop d’importance, l’homme était compétant et capable, ce qui lui suffisait bien pour le moment. Son histoire personnelle ne comptait pas trop et qui sait ?

Il en saurait peut-être plus d’ici peu, rien de tel qu’un feu de camp et l’ennui d’une campagne engluée dans la monotonie pour se faire des confidences. Il ne l’enviait pas d’avoir dû supporter Zaran jour et nuit pendant trois mois ! Seulement cela avait été nécessaire, car le prince était de ses gens capables, mais qui se mettaient parfois en tête qu’ils ne l’étaient pas assez. Ce qui naturellement posait des ennuis ici et là. Le prince était convaincu qu’on lui enverrait de tels assassins qu’il ne pourrait rien faire pour se sauver la vie. D’un certain côté il n’avait pas complètement tort, car il connaissait bien l’histoire et savait combiens de gens importants étaient morts des arts des assassins. Certains avaient des légions de gardes du corps et inventés toutes les ruses, mais cela ne les sauva pas. Alors le prince était souvent très intéressé par des rumeurs sur les assassins. Il fallait bien dire qu’il avait peur que sa sœur n’en vienne à cela. Cela dit, elle était trop futée pour user de tels moyens et discréditer son frère était la meilleure manière. Irens s’avança et se montra un rien préoccupé, mais comme toujours d’un naturel sympathique et enjoué. Comme si rien n’entamerait jamais sa bonne humeur naturelle. Cela dit, si comme il le pensait, cet homme était un assassin d’un ordre d’élite, il ne faisait aucun doute que cette manière de faire était devenue sa marque de fabrique, mais en cas de besoin rien ne l’empêcherait jamais de planter sa dague dans le cœur de qui il devait. C’était étrange, car de par bien des apparences, Irens avait toujours l’air d’être le vrai prince et non pas son garde du corps, cela était il dans l’espoir de tromper les assassins éventuels ou alors la noblesse fut-elle un don de naissance pour lui ?

Le prince à côté de cet homme avait l’air bien terne et sans contenance pour tout dire. Seulement cela ne gênait pas Zaran qui n’y prêtait sans doute aucune importance. D’autres plus stupides ou complètement dégénérés portèrent une couronne, alors il se sentait bien au dessus du lot, cela à tel point que Irens et ses qualités dont lui ne possédait en rien l’une d’elle, ne semblait en rien lui faire ombrage. Cela dit, le prince était bien capable de s’en sortir dans biens des domaines et cela était ce qui comptait le plus. Irens prit sa voix douce et délicate, qui cachait pas mal les dons du personnage. Nérils se souvenait d’une mission en civile avec lui et cette voix était moins mielleuse et doucereuse que celle qu’il employait alors qu’il allait tuer un groupe de 4 agents ennemis, mais alors il avait vu en un instant la mort de tous ses hommes, cela en plaisantant encore avant d’être passé à l’action à une vitesse déconcertante. C’était à peine si Nérils qui avait un œil exercé avait réussi de suivre cela ! Il savait désormais quelle intonation prenait cet homme quand il était vraiment dangereux et il savait que si jamais il prenait cette voix il fallait s’en méfier, mais là il n’y avait aucun risque probant. Non, il était naturellement amical.

-Notre charmant chef voudrait avoir la chance de t’avoir à ses côtés pour ce que tu ne devineras jamais être quoi ! Il avait un ton assez amusant et enjoué, mais Nérils trouvait la réponse moins amusante.

-Un conseil de guerre ? Irens fut étonné, faussement étonné.

-Pas possible, il a deviné et va gagner une superbe dague d’engeance pleine de sang pour accrocher au dessus de sa cheminer ! Il reprit avec encouragement. Et si notre joueur impénitent veut encore plus il doit répondre à la question suivante ! Quel est le nom du premier chiot du quatrième chien favori du roi Cailan ? Nérils semblait intensément y réfléchir et donna son idée.

-Comme le prénom secret du roi, nigaud ! Irens se montra très joyeux.

-Et c’est encore une réponse juste qui permet désormais d’emporter un casque d’engeance avec dedans la tête de son précèdent utilisateur, mais cela avec une pomme dans la gueule et du persil dans les oreilles, cela pour faire un bibelot de collection à mettre en valeur sur votre plus beau meuble. Irens parlait si fort que biens des cavaliers et serviteurs le regardaient et si certains ne le connaissaient pas dans les nouveaux arrivants, tous les autres savouraient le spectacle. Un groupe se formait autour d’eux ! Nérils n’aimait pas cette notoriété, du moins pas ainsi, il était tout de même le commandant de ses gens ! Il parla doucement.

-Nous devrions arrêter là ! Irens aimait son côté un rien incommodé et reprit de plus belle !

-Ho, notre candidat commence à sentir la pression et il tente de s’arrêter en bonne voie, mais nous devons l’encourager pour continuer ! Tous l’acclamèrent, hommes et femmes, même les elfes goûtaient à ce moment de plaisir et des voix se firent entendre.

-Courage commandant ! Continuez, pour une fois qu’on rigole ! Irens reprit en voyant Nérils sur le point de renvoyer tout le monde à, ses occupations et il préféra ne pas gâcher le moral.

-Alors sous cette vague déferlante d’encouragement notre ami va donc continuer et si une de ces dames veut m’aider, elle mettra en vue sa belle poitrine dénudée pour empêcher mon candidat de répondre à la question suivante dont le gain sera une armure d’engeance presque neuve avec hélas le torse de la dite engeance, je n’ai hélas pas le loisir de sortir la viande de sa boite ! Aucune femme ne fit un mouvement et Irens se montra un rien agacé face à cette mauvaise tournure. Aucune candidate, donc grâce à votre pudeur mesdames je vais devoir sortir dans le froid et ce marais pour trouver une engeance à débiter en morceau, mais ceci dit je n’avais pas le choix, je n’avais pas de casque d’engeance avec une tête en prime, espérons tous que le cuisinier puisse me fournir la pomme et le persil, car ici je ne sais pas ou j’en trouverais ! Les rires et les acclamations fusèrent,  Nérils lui secoua la tête en s’empêchant tant bien que mal de sourire ou surtout de ne pas s’esclaffer. Cela dit, le moral était quelque chose d’important et même essentiel et derrière son allure de clown grotesque, Irens le savait mieux que personne. Nérils décida de jouer le jeu.

-Alors poses ta dernière question mon bon ! Irens fut trop heureux de cette occasion et prit une voix de fille.

-J’assure à notre charmant publique que notre candidat n’a nullement usé de ses charmes sur moi pour avoir les réponses aux questions que je pose ! D’autres rires se firent entendre, mais il reprit plus sérieusement. Alors attention, soyez prêt et répondez à cette question des plus délicate, combien peut-on compter de vermines dans les endroits les plus intimes de Loghain ? Nérils n’en revenait pas de cette question, mais il savait une totale inimitié entre Loghain et eux, donc cela n’était pas si étonnant et il joua le jeu.

-Difficile à dire, personne n’a jamais réussi à les compter tellement il y en a ! Irens se fit ravis.

-Et c’est la réponse à cette question piège, donc je me vois dans le devoir d’aller dès que possible chercher les gains de notre candidat dans les marais, à moins naturellement que notre candidat m’en dispense ! Nérils était décidé de jouer un tour à ce charmant farceur.

-Peut-être si je peux compter sur toi pour réchauffer mes nuits d’hivers ! Irens fut étonné un instant, mais il sourit, un sourire que Nérils savait un rien trop ensoleillé pour ne pas cacher quelque chose.

-Je ne dirais pas nom en temps normal, mais vu que nous allons chevaucher bientôt et que je puis me venter de ma virginité de ce point de vu là, je préfère encore risquer les engeances dans le marais que me casser la figure de mon cheval en évitant d’y poser les fesses, car tout de même on a sa fierté face à l’ennemi ! Tout le monde trouva cela si drôle et amusant, que pendant un instant on oublia l’instant si dramatique d’avant la bataille. Nérils soupira et informa son ami d’un point important.

-J’ai croisé un certain Alister qui est garde des ombres et lui aussi semble affligé du même humour débile que toi, alors je vous conseillerais de vous rencontrer ! Irens sauta sur l’occasion.

-Ho, il me propose un beau garde des ombres avant la bataille ! Il réfléchit et reprit. Le seul hic c’est que c’est un homme et à moins d’être certain que son arme ne soit pas trop grande pour moi, je ne pourrais pas accepter de le rencontrer et qui plus est que se passerait-il si nous trouvions un moyen de nous reproduire ? Nérils tenta une réponse en n’osant même pas l’imaginer.

-Alors les gens civilisés en ce monde seront les engeances ! Irens exulta.

-Et c’est encore une bonne réponse, alors je vais ajouter aux gains une paire de botte d’engeance, j’espère sincèrement en trouver une qui aura le tout complet, mais j’assure à mon candidat que je vais choisir celle qui aura la tête la plus agréable à regarder ! Il soupira. Enfin, selon les possibilités de la nature ! Tout le monde aimait bien rire et s’amuser de si peu de choses, mais sans doute le plus mauvais bouffon aurait fait un triomphe ici. Tout le monde était tendu, mais pas pour les mêmes raisons que d’autres. Naturellement beaucoup craignaient les engeances, mais ici on craignait plus le manque immense de savoir faire de leurs alliés. Cela dit, ils ne comptaient sur personne et avec de si merveilleux chevaux, il serait simple de battre en retraite en cas de besoin. Ils espéraient tous que le plan serait celui voulu par tous. Une charge directe dans les rands des engeances. Même si cela n’était pas passionnant qu’une idée d’aller directement faire face à ses choses. D’un autre côté, ils avaient envie de profiter de leur principal avantage, celui de briser les lignes adverses. Ce n’était pas les chiens qui feraient merveille, mais eux. Qu’est ce qu’un chien face à un cheval rompu à la guerre ? Les engeances allaient se faire décimer d’un seul coup. Ensuite la charge des fantassins ferait le reste. Du moins cela était souhaitable, même si une charge directe offrait le risque de connaître
des pertes importantes. Nérils semblait un rien hésitant à ramener tout le monde à ses devoirs. Seulement il devait le faire. Il fut juste diplomate.

-Allons, il est temps d’aller se reposer, les prochains jours ne manqueront pas d’être éprouvants ! Ils se mirent en route pour retrouver leurs occupations ou devoirs. Même si juste cela fit que de faire baisser le moral. Cela dit, Irens n’avait pas non plus le cœur de faire le clown toute la soirée. Bien que cela n’aurait sans doute pas été désagréable pour tout dire. Moins désagréable en tout cas, que d’en revenir à la situation présente et à la guerre. La guerre allait être terrible et tous se souvenaient que chaque fois que l’on parlait des engeances, tout à chacun souhaitait que le prochain enclin n’arrive pas de son époque. Hélas ne voilà pas que les engeances revenaient encore plus nombreuses que jamais. Avec un autre archi-démon en prime. Dire que le précédent était mort et que tout le monde avait pensé que cela était la fin, mais en vérité combien d’autres monstres il restait ? Combien d’autres archi-démons il restait sous terre ? Puis combien de temps avant le prochain enclin ? Tout cela était étrange de se demander cela, alors que l’on était dans un enclin actuel et qui disait qu’un autre enclin serait nécessaire ? Les engeances étaient nombreuses et apparemment, empiler les corps des leurs sur le chemin de la victoire ne semblait pas tellement les agacés pour tout dire. Il semblait même que s’il fallait tous les sacrifier, cela ne les ferait pas reculer, alors que les humains ne comptaient pas vraiment envisager une telle option.

Editado por Guy Decoster, 12 mayo 2010 - 10:01 .


#3
Guy Decoster

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Bien que passer entre les troupes de Cailan faisait entendre de sombres visions quand à l’avenir. Le moral n’était plus aussi bon et toute une patrouille semblait être portée manquante. Il faudrait revoir cela aussi ! Nérils songea à l’idée d’envoyer des soldats en patrouille et ordonner qu’ils ramènent le plus de têtes d’engeances possibles. Cela dit, il n’avait pas envie de prendre le risque de perdre une patrouille pour rien. Il se demandait combien d’engeances grouillaient déjà dans les alentours et quel était leur rôle. Il se demanda alors si les engeances avaient aussi des éclaireurs comme eux-mêmes. Après tout les éclaireurs des engeances étaient plus des patrouilles de la mort que tout autre chose. Il se demandait s’ils rentraient au camp et donnaient des messages et si un état major prenait des décisions en fonction. Il n’en savait rien et sans doute personne n’avait jamais rien su de la sorte. Sans doute personne qui ne soit pas corrompu ne se soit approché assez proche pour le savoir et sans doute personne ne reviendrait jamais pour le dire s’il le savait. Dans le fond, on ne savait rien des engeances, du moins sur le plan tactique de cette sorte et il se demanda aussi si il y avait des liens entres les divers officiers, si du moins il y en avait et que cela ne fut pas une ligne de commandement aussi simple que cela. Le plus fort avait des responsabilités, mais qu’il soit directement connecté à l’archi-démon qui contrôlait plus étroitement ses officiers ou alors les créatures dominantes. Il était dur de s’imaginer de quoi ses choses étaient faites et comment tout cela pouvait bien fonctionner !

Dans le fond cela n’avait pas d’importance, car il semblait bien que la seule et unique chance était de les priver de leur chef et qu’ensuite personne ne soit en mesure de prendre la suite de l’archi-démon, sauf un autre archi-démon qui à son tour serait retrouvé. Donc il ne pensait pas tellement que la mort particulière de tel ou tel ennemi puisse vraiment changer la donne. Du moins sans doute pas de manière significative, du mois pas au-delà d’un temps assez réduit. Si les engeances étaient toutes basées sur la force brutale, à la mort du chef, un autre devait sans doute s’imposer par ses capacités bestiales. Pour dire vrai, il ne savait pas si les morts qui découleraient de cette lutte compteraient, car les engeances semblaient très nombreuses et leur société tout de même basée sur un système violent, mais cela serait toujours cela de moins. Comme cela était agaçant de ne pas connaître les effectifs de l’ennemis, mais en même temps cela serait peut-être préférable. En tout cas pour les simples soldats. Leur chef était installé dans l’ancien poste de commandement du fort. Une ruine pour dire vrai, la salle avait encore un plafond et ses murs, mais hélas cela c’était affaissé avec le niveau inférieur et au centre il y avait un grand trou qui donnait sur une cave. Pourtant Zaran avait tenu de s’y installer, du moins dans un coin stable de la salle qui était assez vaste pour considérer ce trou comme un puis.

Sauf qu’il n’y avait pas d’eau et rien qui donne envie de s’en servir. Peut-être cela ferait une bonne piscine, même si personne ne serait assez dingue pour tenter de voir comment la structure allait réagir avec de l’eau en son centre, sans parler de la pression, car l’eau mettrait du temps pour tout éroder, mais la pression sur ce qui restait de l’intégrité générale, il y avait fort à parier que cela ferait en sorte de terminer le boulot de faire de belles ruines de cet endroit. Quel dommage, cela fut tout de même quelque chose. La pièce en question se trouvait un rien au centre de ce qui fut l’ensemble, désormais il était évident que des bâtiments sans doute en bois avaient pourris et disparus, mais cela fut tout de même le centre d’une belle structure. Il était curieux en voyant la pierre employée de trouver des bâtiments en bois, mais en vérité ils avaient leurs idées là-dessus. Les prisons à esclaves ou à prisonniers ! Quoi de mieux qu’un bois spécialement traité pour les loger et en cas de problème, un barbecue plus ******, la révolte ne serait plus que cendre. Il y avait aussi la possibilité d’autres bâtiments, comme des fumoirs pour divers aliments, des endroits de stockages de viandes qui s’imprégneraient de leur environnement. Le bois pouvait donner un goût bien meilleur que si la pierre était aux alentours, mais cela dit eux n’avaient pas de tels idées. Leurs propres menus alimentaires demandaient une paille spéciale, histoire d’empêcher l’air salé de la mer, d’imprégner de sel le moindre aliment.

Donc pour être honnête, cela n’était que conjecture et idée sur le pourquoi. Peut-être que le bois empêchait mieux la pourriture de ne pas entrer que la pierre ou bien ces bâtiments servaient à autre chose, peut-être à loger des castors dressés au combat et on avait fait des demeures pour eux. L’idée était amusante et séduisante. Il fallait bien dire qu’eux n’avaient pas de chiens comme les habitants locaux et ils s’imaginaient que ceux du passé n’en avaient pas non plus. Rien de tel qu’un dragon sevré comme compagnon. Ils pullulaient dans certaines îles. Les dragons n’y étaient pas pourchassés, car ils vivaient dans des pics ou la vie y était impossible pour les humains. Trop d’hommes bestiaux comme ils étaient nommés, même si certains pensaient que c’était une race maudite ou encore différente. Certains pensaient que l’Empire de jadis avait créé ses choses pour les faire travailler dans les mines en altitude et cela corroborait les découvertes de monuments à la gloire des maudits ! Seulement eux n’étaient plus là, mais leurs créations y étaient. Heureusement, les îles en questions n’étaient peuplées que sur la côte et gardée par pas moins de 12 000 soldats et de 10 000 cavaliers. Les bestioles humanoïdes avaient une peur panique des chevaux, ce qui expliquait les sentiers et les patrouilles.


Sauf quand une harde se formait, alors là quand un machin supérieur, un … il y avait un nom dans la langue des bestioles, mais c’était une suite de grognements et d’hurlements. Enfin soit, quand un monstre de cette espèce arrivait au pouvoir, alors là il unifiait les divers troupes adverses et partait en chasse. Ils ramenaient tous ce qu’ils trouvaient et le plus beau était de ramener des captifs hommes et femmes pour les plaisirs exotiques. Une autre sorte d’engeances, mais insulaire pour dire vrai. Une espèce maudite qui vivait là ou il était presque impossible de les chasser, mais à quoi cela servait ? Même les dragons qui vivaient là et leurs petits n’en venaient
pas à bout. Pire, parfois en grands nombres c’était ses choses qui attaquaient les couvées de dragons. Pour ce qui en était de se nourrir, l’Empire Maudit avait pourvu à tout avec sa magie du sang. Des plantes souterraines singeaient la chaire et le sang. Une épine dans leur pied qui resterait car contrairement aux engeances qui étaient cannibales, ses choses savaient vivre en clans et en sociétés organisés. Fort heureusement, ils étaient désunis au possible et comment un chef d’une espèce plus grosse et plus massive, arrivait à les unifier tenait du miracle. Ou alors d’une méthode qui restait inconnue. Cela n’était pas un bon souvenir que de savoir ses choses dans les sommets volcaniques de certaines îles et comble du malheur, ils disposaient de richissimes ressources en minerais. Ses 6 îles étaient délaissées, sauf deux qui servaient pour divers opérations, mais 4 plus petites étaient tout bonnement hors limite. Des îlots abandonnés et ou les bêtes semblaient rester, enfin par force des événements et du destin. 4 îlots avec un volcan, mais sans un seul arbre ou ce qui s’en rapprochait. Donc pas moyen de construire une flotte pour attaquer et eux n’avaient pas la chance de jouir de volcans en activités, donc il semblait que l’Empire avait sucé, pour ne pas dire plus encore comme drainer, de ses esclaves, tout ce qu’il y avait comme ressource sur ces îlots !

Après cela l’histoire perdue était aussi éblouissante que le soleil. Après les esclaves n’étaient plus très utiles et ramener de ses choses ailleurs coûterait sans doute du temps et des moyens que l’Empire n’avait sans doute pas trop envie de lever pour cela. Les esclaves furent sans doute abandonner à leur sort et peut-être l’Empire pensait qu’un de ses volcans allait se réveiller et faire le boulot. Soit tuer les esclaves, mais surtout ramener des gisements de minerais et alors l’Empire ne manquait ni d’inventeurs, de magiciens complètement dingue et surtout d’esclaves que les deux autres castes changeraient en créatures à même d’y travailler. Car fallait dire honnêtement ce qui en était, les bêtes qui auraient survécues n’avaient même pas de valeur, car l’Empire était une marche en avant qui avait sans doute déjà conçue d’autres créatures plus rentables encore. Non, cela était bien le seul problème locale, du moins intérieur de cette nation. Ces choses étaient des horreurs qui restaient une menace constante et agaçante, mais personne n’en disait rien pour dire vrai. Personne ne dirait jamais à un étranger qu’une telle menace existe. Enfin menace, tous les 200 ans il y avait une sorte de chef qui prenait la tête d’une telle puissance et cela s’essoufflait très vite. Soit la chose se faisait tuée lors d’un combat contre les soldats royaux, soit elle finissait par périr de par les manigances internes. Il y avait un troisième moyen. Soit la bête dominante était une femelle et une fois assez de mâles humains ramenés, elle se tournait vers une vie de procréation, soit c’était un mâle et devant honorer toutes les prisonnières en premier, il arrivait souvent que son cœur ne lâche.

Ainsi était la façon d’être de ses choses qui étaient nuisibles et destructrices, mais trop mal organisées ou conçues. Pour dire vrai, l’Empire avait sans doute prévu la naissance de tels élus parmi leurs bêtes et cela devait sans doute être la pierre centrale de leur société que de croire en un être supérieur qui les guiderait ou les libérerait, aller savoir. Alors il semblait que le cœur ou même l’intelligence de cette chose connaissaient des défauts. Pas au début, tant qu’il dominait les siens, du moins qu’il le tentait, tout allait bien. Un tel mâle savait féconder des milliers de ses femelles et une femelle pouvait très bien épuisée en un jour des milliers de partenaires de par ses appétits, mais une fois qu’ils semblaient marchés contre leurs adversaires, il semblait que cela dégradait. Par exemple, il arrivait qu’un tel dominant se lance dans l’attaque de Narenserls, la citée fortifiée de l’île centrale, alors que sa conception était du genre imprenable. Ou alors qu’un chef tenta d’intercepter des cavaliers en pleine assaut de charge. Cela donnait l’idée que soit l’altitude jouait contre eux ou alors quelque chose de plus vicieux. Après tout, les maudits étaient inventifs dans leurs arts occultes et peut-être qu’ils riaient à l’idée que leurs esclaves viennent se battre contre sans doute des garnisons et des populations de second choix. Certaines gravures dans certains livres dépeignaient même les orgies auquel ses monstres s’adonnaient avec leurs prisonniers, cela sous le regard d’un maître impérial. Un être portant un masque, mais étant humain, lui et son escorte qui semblaient savourer ce qui se passait là.

Certains pensaient que ses cérémonies plaisaient à certains de leurs anciens dieux qui donnaient à leurs fidèles des objets magiques qui se gorgeaient des énergies, voir des émotions de ce qui se déroulait. Personne ne savait rien de cela, car il semblait que dans sa chute, l’Empire consomma de tels objets et par la révolte des îles, en perdit le moyen d’en fabriquer d’autres. On avait idée que les objets conçus étaient du genre maléfique, comme capable de faire désespérer leurs ennemis ou encore leur donner des pulsions qui transformait même les plus vertueux chevaliers en bêtes assoiffés de sang et de plaisirs sexuelles. Naturellement à l’époque les chevaliers étaient des hommes et le manque de femme dans les environs leur donnait alors un accès de rage et de désir d’être le seul mâle dominant qui allait rentrer chez lui. Donc les meilleurs amis du monde se massacraient sans la moindre hésitation, cela sans doute sous le regard d’un magicien maléfique qui usait non seulement de son pouvoir, mais de tels objets maudits. Certains disaient que l’Empire avait conçu un orbe, même plusieurs qui pourraient détruire une nation entière. L’un était celui du désespoir d’innombrables captifs violés par les bêtes et il serait capable de pousser au suicide des populations entières. Comme si la fin du monde allait arriver, une ville entière pouvait tomber dans la folie et en arriver à se détruire elle-même. Il y avait un orbe de la sauvagerie qui transformait tous les habitants en bêtes enragées, assoiffées de sang et de chaire humaine.

Le troisième connu sur 12 orbes au total, était cela de la luxure et changeait une ville en un véritable harem de tous les plaisirs que l’on puisse imaginer. Les autres orbes restaient inconnus, mais il y avait la peur, la revanche et ainsi de suite, mais certains orbes étaient conçus pour influencer leurs propres troupes de manière à les faire haïr leurs adversaires pour des crimes qu’eux-mêmes commettaient. Cela dit, personne ne savait pourquoi ses orbes ne furent-ils pas employés lors de la guerre et certains pensent qu’ils furent bien cachés pour en préserver la puissance, enfin pour empêcher le premier cornichon chanceux de s’en emparer et de devenir le maître. D’autres pensaient que l’Empire les gardaient comme armes secrètes et qu’ils furent emmenés vers la demeure du créateur pour l’ultime assaut, ce qui voudrait dire que les engeances devaient en disposer, mais qu’elles étaient trop bêtes pour savoir ce que c’était. D’autres encore pensaient que la magie de ses objets fut détruite par le créateur ou par ses agents. D’autres encore pensent que tous cela n’est que légende. Même si des expéditions des 3 autres nations s’évertuaient de retrouver un seul de ses orbes ! Même si cela avait été couteux et sans succès. Quoi qu’il en fût, le souvenir de tels actes envers les captifs emplissaient de rage les descendants des îles qui voulaient vraiment en découdre avec ce qui restait de cet Empire maléfique.

Cela dit si son nom ne pouvait être cité, il n’en restait pas moins que cela tenait aussi de l’amertume qu’ils ne furent pas aux côtés de cette femme qui mena le combat ! Même son nom à elle était interdit, mais tacitement. Ce souvenir de ce qui aurait pu être différent ! Si Andrasté avait survécue et si seulement ils avaient réussis à lui faire comprendre la présence d’un ancien dieu, peut-être qu’elle se serait convertie et régnerait encore sur un empire unifié d’humains, d’elfes et de nains ! Un beau rêve, mais hélas il n’en fut pas ainsi Andrasté c’était montrée rustre envers les dignitaires des îles qui ne pouvaient pas lui cacher que jamais ils ne vénéreraient le Créateur ! Elle le savait, mais il sembla préférer se concentrer sur sa lutte personnelle. Après sa mort, les armées insulaires prirent part aux combats et donnèrent alors un coup décisif, qui plus tôt aurait sans doute sauvé la prophétesse. Cela restera à jamais une grande tristesse que cette erreur, car pour eux Andrasté était l’agent divine de quelque chose oud e quelqu’un, mais il aurait été sans doute possible de lui faire comprendre que d’autres puissances étaient elles aussi dans cette affaire. Et que toutes n’étaient pas alliées à l’Empire ! Enfin, quoi qu’il en était, cela resterait un échec, même si en secret ils tentaient de trouver un moyen de la ressuscité et grâce à un médaillon, la convertir à leur propre cause, ce qui instaurerait un monde unifié sous leur bannière. Hélas pour eux, cela n’avait jamais rien donné et pour être honnête, cela ne donnerait jamais rien. Le savoir occulte pour de telles manipulations avait disparu à jamais, si du moins les idées que cela puisse avoir existé, puissent avoir un semblant de véracité.

Enfin, tout cela pour dire une fois encore qu’ils avaient de grandioses projets pour leur propre avenir et qu’un Empire pouvait se bâtir, mais cette fois cela serait à leur tour. Pour en revenir au poste de commandement, tout cela avait franchement perdu de sa splendeur, si du moins il y en avait eu. Le bâtiment avait 5 étages, enfin, disons 2 potables désormais. Le cinquième était tombé sur le quatrième et en prime cela c’était affaissé de côté, donc le troisième n’avait plus de toit et un tas de débris formait un monticule sur le côté. Rien de splendide d’un temps jadis, mais pour être véridique, Ostagar était une merveille, cela n’avait jamais été un fort d’appuis, donc il était évident que cet endroit n’avait jamais été fait pour en imposer. Du contraire sans doute. Après tout, cela était une structure comme il devait y en avoir d’autres et en la faisant discrète, cela ouvrait des possibilités tactiques intéressantes. Comme préparer des troupes pour une contre-charge, mais pour dire vrai, ce fort devait couvrir les arrières aussi et offrir un terrain moins dégagé que voulu pour un ennemi qui aurait dans l’idée de mener un siège. Bien qu’il était simple d’envisager la prise de tels forts avant de s’attaquer à la forteresse, mais sans doute cette éventualité fut-elle prévue. Il était assuré que jamais les tactiques de l’ancien empire ne
furent jamais prisent en défauts aussi facilement. Leur avancée les fit arriver devant cette chose mutilée qui fut le centre névralgique de tout ici. Il se demanda combien de temps les engeances mettraient pour se rendre maîtresse de cet endroit ? Cela ne serait pas si simple que cela, car même si elles venaient de tous sens, cela ne serait pas non plus une joie de s’agglutiner devant des passages étroits dans les murailles. Les pertes seraient lourdes sans doute, mais bon il était déjà évident que cela ne les stopperait pas.

Donc cet endroit était tactiquement intenable ! Même si cela était le meilleur moyen de vraiment faire perdre du temps à ces monstres. Enfin, ils passèrent entre deux rangées de gardes. Tous des soldats royaux dans leurs lourdes armures de combat au sol. Elles étaient faites de divers métaux dont les mélanges restaient un secret bien gardé et elles faisaient merveilles, car les soldats étaient de vrais êtres de métal. Le seul hic était la lenteur qu’ils subissaient, même si jadis la magie imprégnait de telles armures et les rendait plus conventionnelles. Hélas, ce temps était fini depuis que les chevaliers se soient un rien intéressé à cet avantage. Toujours ses religieux qui surveillaient tout et donc le secret de tels enchantements était oublié, mais que non pas perdu. Rien ne se perdait si on y tenait. 12 gardes en tout, bien plus qu’il en faille pour détruire de nombreux adversaires, voir 10 fois leur propre nombre. Cela dit, les ogres étaient un rien inquiétant pour de telles armures et pour dire vrai cela était du décorum pour tout résumer. Ses soldats devaient tous être impatients de retrouver leurs propres armures et chevaucher, mais on avait décidé que plusieurs précautions valaient mieux qu’une seule. Puis la démonstration de force plaisait à certain pour montrer à ses bouseux de quoi leur savoir était fait. En vérité ils espéraient en vendre à certains nobles et justement un messager était venu de la par d’un protégé de Loghain !

Seulement il ne serait pas livré avant 2 années, cela était le temps demandé pour en fabriqué, même s’ils en avaient déjà un certain stock, mais Loghain et ses chérubins de politiciens étaient le genre de gens qui iraient acheter une massue chez quelqu’un juste pour le tabasser avec son propre gourdin. Cela faisait qu’il était préférable d’un rien regardé ce qui allait se passer. C’était étrange, mais cette guerre contre les engeances avait quelque chose, enfin comme une poudrière qui permettait d’éveiller de vieilles histoires ou guerres, mais qui en générait aussi de nouvelles sans doute. Nérils frissonna comme si son instinct lui disait qu’il y avait quelque chose dans l’air. Un quelque chose d’étrange pour dire vrai, comme si tout le monde allait éclater dans une suite d’événements que nul ne pourrait même imaginer. Cela ne devait-être qu’une impression et il regarda les soldats les laisser passer. Cela était de même dans le quartier général ou des soldats allaient et venaient avec des officiers et tacticiens, sans parler des serviteurs elfes. Enfin, tout cela. Pour dire la vérité, Nérils et Irens n’y prêtaient plus trop d’importances ou même ne les remarquaient que peu. Cela dit, un nouveau visage ou une anomalie les intriguerait, mais pas la routine. L’endroit n’était pas trop mal conservé à ce niveau, même si les gravures murales étaient toutes bouffées par la pourriture de l’humidité du marais. Il y avait de la mousse et des champignons qui semblaient aimer les composants de peintures qui depuis longtemps n’étaient plus que quelques traces ici et là.

Sans aucun doute un officier un rien plus riche que les autres fit gravé ici ses louanges et ses capacités étonnantes, mais hélas pour lui, il n’avait pas vraiment prit en compte que le temps aurait non seulement détruit sa nation et son œuvre architecturale. Dommage, cela devait sans doute être des plus grandiose à l’origine et l’histoire devait être passionnante. Enfin, il n’y avait pas de début, pas de milieu et pas de fin. Cela aurait été triste qu’il puisse y avoir un début sans suite. De toute manière la surprise ne serait pas importante. Celui qui avait payé pour cela devait sans doute avoir un rien refait l’histoire qui devait s’y trouver. Puis une bataille avec 5 cochons pouvait devenir un engagement de taille pour qui savait comment changer n’importe quoi en une écrasante victoire. Après tout qu’importait ? L’endroit allait tout de même retomber dans l’oubli, cela avec une bataille de plus à son actif.  Qu’importait ce qui allait se passer ? A moins une étonnante situation, il serait étonnant que gagnée ou perdue, cette forteresse disparaisse ! Elle serait encore là, même si les engeances en viennent à entièrement envahir le monde. Pour le reste, la forteresse avait cette conception de divers pièces, mais moindres ou tout à chacun avait tenté d’y faire entrer son idée. Ici on avait une cantine pour 30 ou 40 personnes, là une salle de détente avec 60 lits de fortunes, là une salle d’entrainement au maniement des armes qui elle ne désemplissait pas trop vu qu’il y avait de l’énervement dans l’air. Ainsi de suite, des salles ou on étendait des cartes et tentait de faire entrer dans un plan ce que les engeances pouvaient faire.


Les passages de ces dernières, leur niveau tactique pour envoyer des troupes par ici ou par là. Pour dire vrai, Nérils ne pensait même pas que cela soit important de par ou ils allaient venir. Même si un chemin offrirait une noyade à 50% des leurs, il doutait que les engeances ne tentent pas le coup. Après tout, quelle importance pour eux que cela. Lui il était humain et au-delà de la vie de ses hommes et chevaux, il prendrait en compte le prix de l’équipement de chacun, mais pour les engeances cela devait être vraiment le cadet de leurs soucis. Il continua comme cela pendant plusieurs minutes, car la salle de commandement était au centre du bâtiment. Avec son espace désormais ouvert vers un saut au niveau plus bas. Enfin rien d’important et leur chef était là. Il avait fait dresser une table et il y avait une carte du marécage étalée dessus. Il y en avait d’autres, des cartes de toute la région, mais on s’en préoccupait que peu. Seules quelques personnes les consultaient en se disant que l’engeance risquait fortement de les dépasser. Enfin, Zaran était là avec son état major. Capitaines, lieutenants et ainsi de suite. 7 capitaines et 7 lieutenants pour dire vrai. En pratique ils n’étaient cela qu’en cas de dispersions des forces, mais en l’occurrence personne ne pouvait dire comment aller tourner le plan, donc il était préférable d’imaginer une division des troupes dans le secteur. De toute manière, après une charge triomphale il faudrait se disperser pour continuer la poussée, ce qui voulait dire que des groupes risquaient d’être isolés ou même en arrière garde pendant un certain temps.

Nérils remarqua qu’en arrivant, l’autre concile semblait se terminer et les officiers partirent en le saluant. Son premier sourire disparut alors en se disant qu’il avait mal parié. Il avait espéré tomber comme un cheveu dans la soupe. Un petit quelque chose qui faisait qu’on tombait dans la soupe, toute chaude et que l’autre qui venait de s’assécher le gossier n’allait pas tout reprendre. Hélas cela était une réunion différente et voilà pas qu’ils arrivaient pour la leur de réunion. Pire, elle n’avait même pas encore débutée. Il sentait qu’il allait encore somnoler en écoutant la stratégie et des estimations de cornichons dont l’exploit le plus grand était de sortir pour trouver les toilettes et revenir ! Des tacticiens qui écoutaient ici, tout les ragots et alors en faisaient un plan ! Il soupira et secoua la tête en se demandant à quoi servaient ses gens ? Des étudiants d’une école d’un bled perdu et qui avaient étudiés tous les rapports d’anciennes batailles pour en faire des formats. Un cadeau de Cailan. Surtout il avait sans doute trouvé cela marrant de les fourguer ici, car tous savaient que Cailan et Loghain se disputaient les vraies décisions. Alors cette bande de crétins ici présent n’étaient rien de plus que des bouffons, l’invention idiote d’un fils à papa qui avait trouvé sa vocation et celle d’autres enfants secondaires.

Devenir stratège ! Quelle idée. Il se demanda que faire ? Les trucider ou les laisser lui donner la migraine. Enfin, il y avait peut-être la chance que les engeances n’arrivent. Irens était imperturbable, mais il ne semblait pas plus heureux lui non plus. Pour dire vrai, il était différent, comme perdu dans d’autres idées ou plans. Nérils n’aimait pas cela, cet homme l’inquiétait énormément, au-delà de son charme naturel et de ses bonnes manières, il y avait plus et bien plus sinistre. C’était étrange, mais il avait toujours l’impression de se trouver face à quelque chose de ténébreux quand il le croisait. Il regarda autour de la vaste table et reconnu le petit monde la magicienne Nayaris et son apprenti Ryst. Tous deux en tenues imposées du Cercle, mais Nayaris avait un côté coquet qui faisait qu’elle arrangeait un rien sa tenue, avec quelques plumes à ses épaules qui formaient un beaux tapis multicolores, un bout de tissus à sa taille qui formait une petite cape qui descendait par-dessus ses fesses et jusqu’au milieu de ses jambes. Ryst portait la tenue de mage novice et il avait la chance d’avoir les mêmes petits extras que son mentor. Seules les couleurs des capes variaient, lui en avait une mauve et elle une cape fuchsia. Il y avait un  petit médaillon un rien personnel sur le haut de leur poitrine, un démon mis à genoux devant une mage. L’objet venait sans doute d’un joaillier de renom. Pour le reste il regarda les visages et le maintien de chacun. Nayaris avec ce déhanchement d’une véritable danseuse.

Non pas se trémousser, mais se tenir d’une manière et onduler à sa guise et selon ses émotions. La femme était mince, même si l’âge lui avait donné un petit ventre qu’elle cachait sous sa tenue, mais bon Nérils avait déjà connu la femme en tenue plus légère lors d’un bain commun, cela lors d’une halte en venant ici ! La femme était fort belle, même si sa poitrine avait connue un relâchement musculaire, mais elle restait assez belle et ferme. Trop belle et ferme pour que la magie n’y soit pas pour un petit quelque chose, car cette femme, devait avoir 45 à 50 ans au moins. Elle n’en paraissait pas plus de trente de par son visage fin, délicat et noble. La femme avait sans doute son histoire, mais il ne la connaissait pas. Sa chevelure était d’un pur argent ! Elle avait choisie cette couleur sans doute pour éviter le blanc et ses yeux étaient d’un gris profonds et hypnotisant. Pour cela, son apprenti avait dit que ses yeux étaient à l’origine d’un marrons délicat, mais elle avait combattue un démon et sa puissance avait tellement été sollicitée que ses yeux furent à jamais imprégnés d’une part de magie. Elle avait un nez délicat et Nérils pariait que le moindre de ses jeunes soldats auraient tout donnés pour une chance de devenir intime avec une telle femme.

Elle avait en elle ce que peu de femmes avaient, un puissant caractère dominateur et une joie un rien pervers d’exercer une telle domination. Pour cela il le savait, car elle était très dure avec ses domestiques humains. Parfois elle les faisait faire les chiens à ses pieds et cela parce que ses gens étaient d’anciens criminels qu’elle avait capturés. Elle avait placée dans leur oreille une sorte de petite pierre magique et si elle devait mourir, ils mourraient aussi, ce qui expliquait qu’elle dormait sur ses deux oreilles et que ses serviteurs étaient tous dociles. Ryst était plus jeune, 19 ou 21 ans, dans une telle fourchette. Autant Nayaris était brillante et hypnotique, autant lui était un jeune homme discret et même rêveur qui semblait supporter son don, mais jamais en ressentir quoi que cela soit de gratifiant. Si un chevalier venait lui demander pour lui passer son épée à travers le corps juste parce qu’il fut magicien qu’il aurait sans doute participé à l’ouvrage. Ryst avait quelque chose sur sa conscience qui provenait sans nul doute de sa jeunesse et il était dévoré par de tels sentiments à n’en pas douter. Irens le méprisait pour cela et souvent ils discutaient ensembles. Tous voyaient le mépris d’Irens pour lui, mais Ryst lui ne voyait rien ou le tolérait pour une raison inconnue.

Le jeune homme était moyen et frêle pour dire vrai.  Il était calme et lisait énormément de belles histoires d’amour. Irens avait raconté comment il avait été témoin des ébats entre les deux mages, mais Irens était une personne manipulatrice, alors Nérils ne le croirait pas ainsi. Seulement il n’en doutait que peu en vérité, car Nayaris avait certes un comportement maternel envers lui, mais cela s’accompagnait d’un côté possessif de femme. Cela n’avait que peu d’importance, car le jeune homme était très beau pour tout dire. Il ne portait pas un poil sur le visage ce qui le rendait assez jeunot et innocent. Sa chevelure était châtain assez clair et ses yeux d’un vert délicat. Un homme qui pouvait sans doute enchainer les conquêtes, mais qui devait n’avoir jamais connu qu’une seule femme dans sa vie et qui apparemment avait pour elle tous les sentiments les plus pures que l’on puisse imaginer. Pour le reste, il se tenait là sans trop attacher d’importance à ce qui se passait. Nayaris pas plus, mais elle écoutait plus attentivement. Nérils prit en pitié ce jeune homme qui ne savait pas que sa vie se jouait sans doute de part les décisions de leur chef. Ou alors il n’en avait rien à faire. Il allait souvent au camp et passait beaucoup de temps avec la mère supérieur.

D’après un bruit laissé par un des espions de Zaran, le jeune mage parlait souvent de la mort et du pardon qu’il voulait recevoir du créateur. Pendant un temps on avait craint qu’il n’en dise trop sur les plans dont il était témoin, mais il n’en était rien. Il semblait même être innocent et rien savoir du tout. Seule la mort au nom du créateur était la solution d’après la vieille carne ! Nérils avait tenté de dissuader le jeune homme de retourner au camp et cela en prétextant toutes sortes de raison, mais cela ne marchait pas toujours et le jeune homme retournait voir la vieille chouette qui l’embrigadait de plus en plus dans sa vision fanatique des mages. Il avait pitié de ce jeune homme et le prendrait bien volontiers sous son aile. Seulement l’occasion ne fut jamais donnée de vraiment s’ouvrir l’un à l’autre et Nérils le regrettait, mais il n’était pas mage ! Comment se rapprocher de quelqu’un qui était tout le contraire de sa personne. Seule Irens pouvait sans doute s’approcher plus facilement, mais lui n’avait aucun désir amical en ce sens. Il se demanda pourquoi il en était ainsi ? Pourquoi Irens était il si froid et si brutal avec un jeune mage qui vivait un calvaire de par sa propre nature. Il devrait tenter de le savoir, même si pour cela il devait mettre son poing dans la figure de cet homme.

Les deux mages portaient leurs bâtons dans leurs dos et eux aussi étaient travaillés et intéressants. Bien plus travaillés et puissants que ceux des mages conventionnelles. A part eux, il y avait les deux assassins. Un frère et sa sœur, tous les deux à la peau légèrement épissée, ce qui ferait pensé qu’ils venaient d’Orlaïs, mais il n’en rien, ils venaient d’autre part et il frissonna en les regardant. Tous les deux portaient une tenue pourpre, avec des variantes ici et là. Des épaulettes argentées et des files couleurs rubis en descendants sur le haut des bras, telles des cascades de sangs. Ils portaient tous les deux des cuissardes d’un noir profond, qui cachaient non seulement leur pantalon de lins pourpre, mais dessous une légère cotte de maille en une matière inconnue, car cela était comme un vêtement, mais pas totalement. Cela était comme si c’était vivant et se collait à la peau. Il n’avait vu cela qu’une fois, mais à part leurs mains et encore sans leurs gants et leur visage, sans leur heaume, tout leurs corps étaient emballés ainsi. Il suspectait même cette matière d’entièrement les couvrir une fois à l’abri soit des regards ou de la lumière. Pour le reste, ils portaient une belle tenue très travaillée. Une veste et dessous une chemise avec de la dentelle et divers exubérances du tailleur. Un médaillon sur une collerette représentait une étrange inscription qui pouvait dire à tous ce qu’ils étaient, du moins si quelqu’un savait le déchiffrer. Pour Nérils cela n’était pas vanité ou tout autre chose, juste des endroits merveilleux pour y cacher ce qui faisait d’eux des assassins.

Editado por Guy Decoster, 12 mayo 2010 - 10:20 .


#4
Guy Decoster

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En vérité ils appartenaient tous les deux au Dragon Pourpre, une société secrète de vénération du Dragon de Sang, un ancien dieu des meurtriers dans le temps jadis et il était dit qu’il c’était caché là ou nul ne pourrait le retrouver ni engeance ni mortels du Créateur et qu’il reviendrait à la vie quand ses vraies fidèles auraient tués assez de victimes pour cela. Seul Irens savait cela et il avait toujours un grand sourire en les regardant. Lui il savait ce qu’ils étaient, mais eux ne savaient rien de lui. Pour le reste, ils étaient tous les deux très beaux aussi, ils avaient plus de 25 ans à n’en pas douter, mais impossible de savoir l’âge exacte. Pour dire vrai ils avaient chacun 267 années de vies et cela devait encore durer normalement. Le dragon avait fait un tel don à ses sectes, ce qui avait encore renforcé le fanatisme et l’idée qu’il les surveillait de là ou il c’était réfugié. Eux aussi avaient un charme certain. La femme avait des yeux d’un noir profond, comme sa chevelure et un visage doux de jeune femme qui était sans défense. L’homme était un rien plus dans son rôle, cela parce qu’il avait une mâchoire plus puissante que sa sœur, mais pour le reste il avait les mêmes yeux noirs et cheveux. Pour le reste, ils avaient la même taille, ils étaient grands et si leurs visages semblaient ceux d’anges, les dagues et leurs épées prouvaient le contraires. Ils portaient deux épées de même taille, plutôt moyennes.

Puis quelques dagues biens voyantes en l’occurrence. Les gardes de Zaran étaient là, 4 soldats d’élites portants la tenue complète d’écailles de dragons, mais avec dessus un renforcement au lyrium ! Ce qui faisait qu’ils jouissaient d’une sorte de bouclier qui avait tendance d’exploser au contact d’une arme. Cela était sans danger pour la personne même, mais l’explosion faisait expédier l’agresseur au loin. Si du moins il ne fut pas tué ou blessé. Ils portaient tous leur heaume. Il y avait Esman, Lidlis, Kalaran et Marinéra ! Tous des citoyens des îles. Chacun avait 30 ans et chacun fut formé depuis son plus jeune âge pour devenir un garde d’élite. Mis à part leurs armures magiques, leurs épées étaient elle aussi incrustée de runes magiques ! Sans parler que leurs armures en avaient aussi et résistaient bien aux éléments et à la magie. De plus le casque empêchait tout contrôle mental. Pour leur apparence, ils avaient tous plus d’un mètre quatre-vingt ! Pour leur visage, il fut rare de les voir sans leurs tenues complètes, mais Nérils les connaissait bien. Esman était certes jeune, mais sa chevelure était poivre et sel, son nez était délicat et sa bouche fine et princière. Lidlis était une superbe rouquine aux yeux verts, cela avec un nez délicat et un rien trop discret pour son visage. Sa bouche était un rien grande, avec des lèvres pulpeuses. Kalaran était lui plus musclé que ses camarades, plus massif, mais le plus doux de tous. Il était cette force tranquille qui n’avait jamais l’envie de se battre.

L’homme était érudit et se passionnait pour tout ce qui était le savoir en lui-même. Son regard était noir et ses cheveux d’un brun foncé. Lui avait un nez un rien plus costaud, mais déformé par plusieurs cassures lors de combats acharnés contre les pirates. Il avait aussi une légère cicatrice qui lui venait d’une petite amie jalouse et qui lui avait entaillée la joue avec une boucle d’oreille tout bonnement redoutable. Depuis Kalaran ne fut plus jamais vu avec une femme et certains disaient qu’il préférait désormais les hommes, mais Nérils n’en savait rien du tout. Si l’homme avait de telles aventures, il était si discret que rien n’en ressortait. Il fallait dire que si tel en était le cas, cela était admirable au vue que dans leur nation il y avait toujours quelqu’un qui savait tous les secrets des autres. Chacun tentait d’en savoir plus sur son voisin, alors il se demanda comment un tel prodige put-il exister ! Marinéra était tout le contraire de ses collègues, car elle aimait la compagnie masculine et ne s’en privait pas. Seulement elle jetait et enchainait très rapidement. Elle était étrange comme femme et semblait se défaire de son amant à la moindre contrariété. Elle avait les moyens de ses charmes, car elle avait une superbe poitrine et un regard bleu pour des cheveux finement dorés. Une femme superbe, mais qui n’avait pas vocation de se laisser mettre la bague au doigt et élever de la marmaille stupidement. Elle haïssait l’idée de faire des enfants et certains disaient qu’elle c’était rendue stérile pour l’éviter à tout prix.


Pour dire vrai, cette femme était aussi une psychopathe et il ne fut pas rare de la retrouver occupée à mutiler des cadavres de pirates. Avait-elle perdue l’idée qu’ils soient déjà tombés face à elle ou alors elle le faisait pour le plus pure plaisir ? Nul n’avait l’envie de le savoir. Pour le reste, il manquait encore d’autres membres du conseil de Zaran, mais ce dernier prit la parole avec un air de commandant suprême qui allait diriger toutes les forces armées imaginables. Nérils ferma les yeux et respira longuement en se demandant si son chef était conscient que 700 cavaliers cela était quelque chose, mais nullement une armée. Même dans la situation présente. Après tout, cela ne serait pas les conseillers militaires qui allaient lui donner la migraine !

-Je suis satisfait de vous voir ici, j’ai quelques petits ajustements à faire pour nos plans ! Il se tourna vers les conseillers militaires et reprit. Cela est secret et je crains devoir vous demander de nous laisser ! Une jeune femme protesta. Son uniforme était bien la seule chose qui puisse indiquer qu’elle soit militaire.

-Mon Seigneur, comment pourrions nous vous appuyer si nous ne sommes pas au courant des plans qui seront mis en œuvre ! Zaran sourit habillement et démontra qu’il n’était pas dénué de talents.

-Cela est à la demande de Loghain lui-même que de garder le secret ainsi, mais je vous résumerais cela plus ******. La jeune femme s’inclina et quitta la pièce avec ses collègues. Nérils attendit et une fois débarrassé d’une cause de migraine, il s’adressa à l’autre.

-Mon prince, je n’aime pas la tournure des événements et encore moins votre folie de faire des plans de plus en plus ambitieux. Zaran aurait pu s’offusquer d’une telle franchise, mais en même temps il appréciait ce conseil plus intime ou tout le monde pouvait parler à sa guise ! Il désigna la carte en se défendant.

-Non seulement mes plans ne sont pas une folie, mais regardes donc cela ! Nérils le fit et haussa les épaules sans pour si peu comprendre de quoi il en retournait.

-Cela n’est rien de plus qu’une carte standard de ce pays ! Zaran soupira et sa voix devint acide.

-En effet et ou sont nos îles dessus ? Zaran n’était pas de grande taille, mais tout de même, ses mouvements avaient quelque chose d’imposants, tout comme pour son âge avoir une barbe noire et touffue aussi parfaite et entretenue. Ses yeux d’un noir profond étaient froids, calculateurs et dévorés d’ambitions. Pour sa chevelure, elle était coupée en brosse et ses cheveux noirs formaient comme un simple tapis au dessus de sa tête. Le plus étrange chez cet homme au nez un rien crochu, c’était sa tenue simple. Il portait un uniforme bleuté, mais sans ambitions, ni sans aucune distinctions autres que quelques files dorés qui venaient de ses épaules vers sa poitrine et se joignaient à son cou, cela sous un médaillon d’un dragon bleuté. L’homme porté des chaussures de salles de danses et cela était étrange avec son uniforme, mais en même temps cela allait très bien du faite qu’il ne portait nulle arme. Nérils ne se laissa en rien déstabiliser par ses gestes expressifs et se montra bien égal en cela.

-Elles ne s’y trouvent pas, car ils veulent nous ignorer tout simplement ! Zaran donna un coup violant au dessus de la carte, cela de telle manière de la faire emporter par le vent qu’il venait de provoquer.

-Justement il est temps que Férelden se souvienne de nous et je crois que cet Enclin va nous donner toutes les chances d’y parvenir une fois pour toute. Dashana s’empressa de confirmer cette idée. Elle s’avança de l’ombre ou elle était restée depuis le commencement et Nérils sentit son cœur se serrer ! Elle était là depuis le début et tel un diablotin lors d’une prière et cela démontrait qu’elle venait de marquer des points ! Nérils serra les dents en songeant que la raison qu’il prêchait depuis le début le voyait désormais dépassé par cette femme !  Elle avait gagnée les bonnes grâces du prince en étant plus ambitieuse et aussi beaucoup plus entreprenante !

-Notre prince a raison d’envisager une politique agressive pour nous imposer, car je crois que le combat dépendra entièrement de notre intervention ! Nérils secoua la tête comme pour se sortir d’un mauvais rêve ou d’un cauchemar ! Plutôt la deuxième solution, mais cela n’était pas si simple ! La migraine était là, mais pas à cause de l’ennui, son cerveau œuvrait comme jamais pour deviner ce qui se passait là et il se souvint d’avoir vu Dashana avec un officier de Loghain ! Est-ce cela le plan ? Un coup d’état ? Il garda cela pour lui et se défendit, lui et ses idéaux les plus importants.

-Il est certain que nous avons ici des avantages tactiques, mais une conquête militaire de Férelden serait déplacée comme plan ! Zaran haussa les épaules et désigna les autres membres.

-Je ne crois pas que cela soit l’avis de tes collègues ! Nérils sentait que personne n’allait lui voler au secoure, mais étonnamment, Irens le fit et se montra d’un avis analogue au sien.

-Majesté, Nérils a parfaitement raison, vos forces sont grandes et sans doute sans pareille dans la région, mais si une nation comme la votre dispose d’une telle armée c’est aussi par le besoin intense de disposer de forces capables de maintenir un  espace fermé ou vous pouvez prospérer, mais délocaliser les forces qui tiennent les légions d’ennemis que votre nation dispose et bien cela ne fera que provoquer un Chaos dont personne ne se remettra ! Nérils emboita immédiatement cette voie là !

-Majesté, Irens à un point de vue parfaitement correcte et j’ai moi aussi l’envie intense de conquérir Férelden, mais sachez que ses habitants en connaissent chaque recoin, ce qui ne fera que rendre notre occupation aussi délicate que à très longue échéance ! Zaran l’admit et les rassura.

-Je ne compte absolument pas faire une telle erreur dont vous me mettez en garde, mais au contraire, m’emparer des forteresses qui seront mise sous le contrôle de nos forces, contrôler les villes et agglomérations, pour ensuite laisser des mercenaires faire le reste du travail dans les campagnes ! Nérils s’opposa à cette idée.

-Altesse, sachez que ce plan est tout aussi mauvais, car vous savez bien que nous ne pourrons nullement approvisionner de tels enclaves, non seulement en troupes, mais plus importants en fournitures ! Zaran ne semblait pas craindre une telle hypothèse !

-Les arriérés de cette nation vendront jusqu’à leurs enfants si nous y mettons le prix et donc ils nous approvisionneront comme nous le voudrons et nous monterons les collaborateurs de notre cause contre les rebelles, ce qui donnera un tel chaos que nous aurons sans mal accès aux richesses de ce pays qui nous permettrons de continuer notre œuvre sans engager nos propres troupes, qui elles s’occuperont des 3 nations rebelles qui une fois conquises seront à nouveau à nous comme jadis ! Il leva les bras en signe de triomphe, il parlait comme un tyran qui avait trouvé que le monde lui-même ne serait qu’une simple petite besogne avant de tomber entre ses mains ! Zaran venait de montrer son vrai visage, d’un tyran qui n’aurait jamais de cesse que de conquérir sa place parmi les dieux si du moins il en trouvait le moyen. Nérils tremblait en regardant le visage de cet homme qu’il devait protéger et qui pourtant était sans nul doute le pire danger pour les siens. Irens tenta d’intervenir, mais il manquait cruelle d’assurance. Soit il était perturbé par ce qu’il venait de découvrir ou alors il savait que rien n’empêcherait un tel dingue de sévir !

-Altesse, cela ne sera jamais aussi simple que vous voulez nous le faire croire et avec seulement 700 soldats, même d’élites cela sera impossible ! Zaran rit de bon cœur et accueillit cette nouvelle avec une parfaite bienveillance qui était toute naturelle.

-Naturellement mon si chère Irens et il faut bien admettre que cela serait parfaitement exacte, mais j’ai dans ma
manche un nouvel allié qui va nous aider ! Nérils n’arrivait pas à le croire, ce lâche de Zaran était occupé à leur parler de dominer le monde ! Soit il fut un acteur de génie qui se cacha ou alors quelque chose n’allait pas du tout ici. Seulement il était le prince et il n’avait pas vraiment de champ d’action pour véritablement agir de manière vraiment probante. Il tenta d’en apprendre plus sur cela.

-Qui est donc cet allié ? Zaran se fit mystérieux.

-Il est bien trop tôt pour se permettre de lever le secret, mais le moment venu vous verrez que le plan est parfait ! Nérils n’était pas de cet avis.

-Aucun plan n’est parfait majesté et quand on n’y prend pas garde, il y a toujours un détail qui cloche ! Zaran l’admit et fut entièrement de cet avis. Cela avec une joie totale face à son génie.

-Exactement et c’est pour cela que j’ai mis au point un plan parfait, regardez ! Il se tourna vers une autre carte et reprit avec satisfaction. Voilà le plan de Cailan qui veut que son armée va engager le combat à Ostagar et que le gros de ses troupes attendront avec Loghain pour refermer le piège sur les engeances, nous allons laisser notre cavalerie avec Loghain, mais un détachement se tiendra ici ! Il désigna des grottes dans les marais et reprit. Ce détachement laissera passer les engeances et une fois le chaos du combat parfaitement bien entamé, nous pourrons alors éliminer Cailan, si du moins il a survécu aux premiers engagements, ce qui assurera la régence pour Loghain et qui nous donnera l’occasion de remettre dans les rangs divers mécontents ! Nayaris prit la parole pour la première fois et de manière très sage.

-Voilà des opinions qui sont toutes valables, mais je crois que vous vous avancez un rien en pensant pouvoir tuer Cailan et provoquer ainsi une lutte de pouvoir ! Zaran nia cela avec force.

-Pas du tout, je sais que Loghain veut le trône pour empêcher Orlaïs de revenir militairement dans cette nation, ce qui sera notre chance ! Aucun de ses gardes ne parla et Nérils fut le seul qui mit en avant le changement de son chef, cela de manière un rien trop directe.

-Je ne peux croire que cela soit bien toi Zaran et je me demande si tu n’es pas posséder pour parler ainsi ! Un trouble passa dans les rangs présents et certains des gardes présents mirent la main sur leurs armes. Zaran rit de bon cœur face à une telle accusation et resta fort amicale.

-Allons, je suis bien ton ami de toujours, mais désormais fini le petit jeu d’être un simple petit fils à son gentil papa et qui ne saurait pas mettre ses bottes seul ! Il les regarda tous et dans ses yeux brillaient les flammes de l’ambition suprême, avant de continuer. L’histoire est en marche mes amis et l’heure est venue de retrouver ce qui fut nôtre jadis ! Chacun se lança des regards intrigués et même Nérils comprit que quelque chose n’était plus et ne serait plus jamais. Il ne savait pas quoi, mais seule Dashana semblait en parfaite harmonie avec cet avenir et elle ne s’en cachait nullement.

-Je suis entièrement de cet avis, il est temps pour nous de retrouver non seulement notre unité, mais de démontrer à ces bouseux qui nous sommes réellement ! Irens n’était pas de cet avis.

-Dashana, les bouseux comme tu dis sont nombreux et étalés sur une large zone qui sera difficilement contrôlable, mais si nous n’agissons que dans les agglomérations, nous pouvons parier sur d’innombrables attaques, d’innombrables raides et aussi des trahisons de la part des civiles. Dashana sourit alors froidement.

-Alors ils en payeront le prix, je crois que nous pourrons pendre à la vue de tous, ceux qui refuseront notre nouvel ordre ! Elle avait une froideur dans son attitude et sa main se referma comme si elle tenait la nuque de quelqu’un et qu’elle la brisa d’un geste ! Nérils croyait vivre son pire cauchemar, car en vérité l’idée lui plaisait et il aurait obéit à tout, mais tout de même. Un Enclin et cette volonté de tout dominer en même temps. Stratégiquement le plan était excellent, mais il n’était qu’une idée autour d’une table et sur papier, enfin même pas. Devant une carte c’était simple, mais il savait que Férelden était un pays sauvage et difficile à dominer ! Ils se souvenaient de tous les rapports des troupes d’occupations et il avait admiré le pays qui ne manquait nullement de possibilités pour non seulement lever des rebelles, mais aussi les cacher, pire, les nourrir ! Le gibier était abondant et sans doute l’aide des fermiers leur serait acquit. Bon, il y avait l’Enclin qui allait aider, mais les gens pouvaient aussi bien les prendre pour leurs seules espoirs, que comme des opportunistes qui tentaient une ultime tentative de domination de ce pays. Il se souvenait des actions lors de la débâcle et certains villages furent rayés de la carte par les leurs. Une petite précision que peu oubliaient dans ce pays.

Sans parler des nobles, dont certains verraient l’occasion de se trouver de puissants alliés, mais que peut bien valoir de tels gens ? Que peu bien valoir des gens comme cela qui sont prêts à trahir pour leurs intérêts ? Ils ne serviraient que ses mêmes intérêts et seraient pire que leurs ennemis à plus long terme.  Il décida de tenter de raisonner son prince.

-Zaran, je te demande de bien réfléchir avant de nous lancer dans une telle action ! Zaran soupira et regarda le plafond en secouant délicatement la tête. Sa voix était douce, mais un rien menaçante.

-Attendre quoi en vérité ? Que notre chance ne passe et que nous regrettions de ne pas l’avoir saisie ? Irens décida lui aussi de s’interposer entre un tel plan et la décision finale.

-Majesté, vous savez aussi bien que nous qu’une fois lancé dans une telle action quoi qu’il puisse arriver nous ne pourrons nullement reculer, que cela soit pour notre gloire ou notre perte ! Il reprit avec agacement. Les rebelles éventuelles ne sont pas notre principal souci, mais l’Enclin est une troublante inconnue qui ne peut pas être mesurée de quelque manière que cela puisse bien en être ! Zaran décida d’exposer le plan plus simplement.

-Allons, écoutez mon idée avant de juger ! Il s’avança au dessus de la table et parla avec joie et malice. Il faut avant tout faire en sorte que cette bataille soit notre victoire la plus totale ! L’Enclin sera stoppé ici et nous ferons en sorte que Cailan n’en revienne pas, ce qui devrait propulser cet imbécile de Loghain au pouvoir, acte s’il en faut un, qui provoquera sans aucun doute une guerre civile qui nous permettra de nous préparer à la totale invasion de ce pays sans aucun mal ! Nayaris se moqua d’une telle idée.

-Aucune invasion ne se fait sans mal mon prince et il est probable que lorsqu’ils comprendront nos plans, qu’ils se liguent tous contre nous, cela même s’ils doivent oublier leurs propres luttes, car nous serrons pour eux une menace telle qu’ils pourront oublier leurs propres griefs internes ! Zaran lui fit un beau sourire et la rassura.

-Mais je ne parle nullement de nous présenter à leurs portes quand ils seront encore puissant, mais tout du contraire en la plus clairvoyante vérité ! Il reprit avec un air malicieux. Nous allons tout du contraire nous faire oublier une fois l’Enclin et Cailan réglés comme ils se doivent et bien nous allons nous retirer de manière à ne plus être visible, mais nous soufflerons sur les braises des révoltes et importerons les armes nécessaires pour aider nos adversaires à se massacrer mutuellement, tout en lançant des actions qui ne feront que renforcer leurs déterminations ! Il se montra ravi en se redressant un rien. Ho oui et aussi en forgeant certaines alliances avec des gens qui nous seront utiles dans notre prise de contrôle, cela juste avant de faire débarquer nos troupes qui reviendront à ce moment là de la campagne de réunification de nos îles, ce qui devrait se faire sans aucun mal ! Nayaris semblait d’un autre avis et elle joua de sa voix autoritaire.

-Zaran, vous savez bien qu’une telle campagne ne sera sans doute pas si simple et si nos troupes étaient retenues plus longtemps dans la pacification des trois autres royaumes insulaires ? Zaran haussa les épaules avant de se servir une coupe de vin. Il but et négligea de ses gestes une telle optique.

-Je ne vois pas vraiment ce que les trois royaumes peuvent bien faire contre nous si nous mettons toutes nos forces dans la bataille ! Irens fut lui aussi prompt de ramener le prince à la raison.

-Suaïden, vous parlez de gens qui n’ont plus grand-chose avoir avec leurs origines et je ne crois pas qu’aller leur imposer une autre culture puisse se faire sans les maintenir sous tutelle pendant un certain et qui plus est la situation devrait donner des idées à plus d’un adversaire ou d’un ambitieux qui voudrait profiter de l’occasion pour prendre le contrôle de sa nation qu’il ferait semblant de libérer pour leur soi-disant bien ! Zaran soupira avec un certain agacement devant une telle hostilité ! Pourquoi ne comprenaient ils pas le bien qui découlerait de cette politique aussi ambitieuse que salvatrice ? Il était normal qu’ils doutent, ils n’étaient pas comme lui ! Il tenta de leur expliquer ses plans comme à des enfants un rien idiots.

-Je sais que tout cela prendra un certain temps, mais nous l’avons ce temps et si nous manœuvrons comme il se doit nous aurons l’occasion de faire bruler une telle guerre civile ici, que nous pourrons même attaquer quand il ne restera plus rien de leur société, ce qui ne serait ni un mal, ni une grande difficulté vu ce qu’ils sont ! Irens décida de céder devant une telle insistance.

-Vous dirigez altesse, mais par pitié, ne croyez pas que les plans résistent longtemps au contact avec la réalité de la situation ! Il reprit avec regret. Tout plan et tout espoir d’un avenir parfait, se brise généralement face à la réalité qui souvent elle aussi aime se construire selon des schémas qui ne nous conviennent nullement ! Dashana partageait cette vision un rien moins optimiste.

-Je suis du même avis qu’Irens et je crois que vous idéalisez une situation parfaite et sans nuage, alors que nous sommes sans doute tous d’avis que cette situation ne pourra jamais être si parfaite ! Dashana décida d’intervenir.

-Vos paroles sont pleines de vérités, mais je crois fermement que nos forces sont de tailles pour profiter de cette occasion pour démontrer uns avoir faire qui surclassera les ennuis éventuels ! Nérils ne partageait pas cet avis.

-Il simple de louer les actions de nos soldats, mais n’oublions pas que nous parlons aussi de mettre sous notre autorité des peuples dont certains auront eux aussi l’idéal nécessaire pour se battre jusqu’au bout de leurs possibilités ! Zaran ricana de bon cœur et fut méprisant !

-Des misérables qui seraient de tailles contre nos meilleures troupes ? Nérils n’était pas de cet avis.

-Pas de taille pour la victoire, mais de taille pour les retarder, comme pour faire baisser leur moral ! Zaran y songea et rassura son cher ami de toujours !

-Nous ferons ce qu’il faudra pour venir à bout des plus acharnés et s’ils veulent vraiment une mesure de taille et bien les familles de chaque rebelles seront vendus aux bordels d’Orlaïs, cela chaque femme, chaque jeune fille, chaque jeune homme et chaque enfant s’il le faut et s’ils ne me servent pas comme il se doit, alors je viderais ce pays en remplissant d’esclaves Orlaïs ! Les autres le regardèrent tous avec étonnement, mais le prince se contenta de rire cruellement puis il reprit. Bien, avant d’en arriver là et de parfaire nos plans je veux des volontaires pour partir en patrouille dans les Terres-Sauvages, cela pour me ramener plusieurs arcs et flèches des engeances, une arbalète et ses carreaux et pour finir une ou deux dagues de ses choses avec de leur poison ou du sang d’engeances ! Irens comprit bien vite.

-La fin de Cailan se fera donc ainsi ? Zaran approuva.

-Un carreau ou une flèche tirée par l’un d’entre vous pendant les combats et qui mettra fin à la vie du roi, ce qui déchainera toutes les passions et ambitions ! Il ricana et continua. Ainsi nous allons faire d’une pierre deux coups et si cette bestiole d’archi-démon pouvait venir se faire trucider par quelqu’un, alors là nous aurions la victoire la plus parfaite et totale ! Nérils n’était pas en accord avec cela.

-Si la menace de l’Enclin devait disparaitre, alors nous risquerions un retournement complet de situation contre nos propres intérêts ! Zaran y songea et fut pensif.

-Oui, tu as raison, si l’Enclin devait se terminer ici et trop vite, cela calmerait un rien l’hystérie du peuple, car après tout des guerres civiles pour le pouvoir, ça ils connaissent que trop bien ! Il respira et y songea, mais il délaissa cela d’un revers de la main. Cela dit c’est bien quelque chose que nous ne pouvons pas organiser à notre désir intime ! Il délaissa cela et sourit. Après tout la mort de Cailan laissera le trône sans héritier directe ! Dashana s’empressa de contrer cette idée !

-Pardonnez moi Majesté, mais j’ai entendue des bruits comme quoi Cailan aurait au moins un demi-frère caché quelque part, mais je ne sais pas ou ! Zaran ouvrit grands les yeux et trembla de rage avant de taper du poing sur la table et aussi de sembler perdre le contrôle de lui en cet instant.

-Quoi ? Pourquoi personne ne m’a parlé de cela ? Dashana resta calme et noble, prête à défier son seigneur.

-Car ce ne sont que des bruits assez fragmentaires pour tout dire, mais je sais aussi que le rejeton numéro 2 est plus ou moins considéré comme plus idiot encore que son frère ! Zaran se montra plus calme et il se reprit.

-Alors pourquoi mettre les nerfs de votre ami et chef à rude épreuve quand le problème ne se pose que peu ! Irens n’était pas de cet avis là et il se montra réaliste.

-Mon Seigneur, sachez que l’intelligence éventuelle de ce crétin n’est pas en cause et que bien entouré il s’en trouvera toujours pour lui prêter assez de paroles et d’idées pour ne pas paraître totalement abrutis ! Zaran se caressa la barbe un instant et songea à ses paroles pleines de raisons ! Puis il ricana.

-Bien parlé mon cher Irens ! Seulement le sang d’un héritier ne sera jamais que ce que les puissants en feront et je suis prêt à parier ma propre couronne que certains dépositaires d’un tel secret doivent sans doute déjà savoir que si Cailan mourrait, il faudrait aussi la mort de ce bâtard minable pour qu’eux puissent assoir leurs propres dynastie sur tout le pays, de ce faite je crois que le sort de ce problème sera réglé au plus vite ! Dashana n’en doutait nullement et elle fut d’une cruauté sans limite.

-Ne craigniez rien mon prince, son sort est déjà inscrit dans les plans de Loghain et si tel n’en était pas le cas, il sera bien seul face à nous tous ! Elle caressa avec amour son épée et les deux assassins firent de même. Zaran regarda Irens avec un large sourire satisfait et l’interrogea en lui caressant délicatement la joue.

-Satisfait de cette prédiction un rien sinistre pour notre ami inconnu ? Irens regarda le sol et y songea, mais lui n’aimait pas cela et il le fit savoir.

-Dans mon domaine Majesté, ce n’est pas parce que je sais que ce que je veux soit à un endroit et que je peux aller le ramasser que pour si peu je puis déjà mélanger les autres ingrédients en me disant que de toute manière tout ira pour le mieux ! Zaran le prit dans les bras avec plaisir.

-Mon si cher ami qui se fait toujours du souci pour des détails sans importances ! Leurs regards se croisèrent et Zaran se reprit un instant. Ceci dit il faudrait en savoir plus sur notre cher ami de dernière minute dans nos plans et prévoir un éventuel contrat pour en venir à bout ! La jumelle s’avança.

-Un contrat mon Seigneur ? Il leva la main avec précipitation.

-Pas avec vous pauvre cornichons sans cervelles, mais un contrat avec les Corbeaux pour incriminer Orlaïs dont des troupes sont en route et encore plus semer le trouble en faisant en sorte que nos amis des Corbeaux soient bien reconnus dans la mort d’un héritier indirecte au trône ! Nérils ne comprit pas l’idée.

-En quoi la mort d’un bâtard pourrait émouvoir la foule ? Nayaris donna la réponse qui s’imposait.

-Qu’importe que le roi ai grimpé une vache pour avoir un petit avec elle, quand les troubles se feront sentir, le peuple verrait la mort de l’héritier comme une ignoble conspiration et son assassina donnera de lui-même l’idée qu’il fut le sauveur que tous attendaient ! Zaran s’empressa de savourer cela et de continuer cette idée.

-Férelden verra en cela le complot de son ennemi de toujours et Orlaïs devant une telle insulte ne pourra que profiter de l’occasion pour elle aussi entrer en guerre ! Tous se regardèrent et Zaran reprit avec un beau sourire qui ne disait rien de bon. Et oui mes amis, Orlaïs sera aussi dans notre plan et il sera temps pour l’Impératrice de se trouver un nouveau compagnon qui sera à même de la faire hurler dans ses draps ! Irens tenta une plaisanterie.

-Ha et vous avez trouvé l’élu divinement choisi pour réussir à faire encore hurler de plaisir une femme qui a sans doute déjà plus d’expérience qu’une démone du plaisir ? Tous rirent devant cette plaisanterie et Zaran admit que cela était bien le maillon faible de son plan !

-En effet, il me sera dure de la faire hurler de plaisir, mais je suis convaincu que je pourrais compter sur chacun de vous pour me donner un petit peu de répit en allant à l’assaut de cette mégère ! Ils rirent une fois encore et Irens s’empressa de trouver la bonne parole.

-Désormais si nous désertons, nous aurons une bonne excuse, car nous ne voulons pas mourir d’épuisement entre les cuisses de l’Impératrice, par pitié ! Il s’agenouilla devant le prince et fit semblant de le prier. Ce dernier soupira et continua dans cette comédie !

-Bien, alors nous tenterons de la convaincre par notre toute puissance et pour ne pas finir ainsi je veux diminuer vos salaires, pour être sauvé de la monstresse en chaleur ! Irens pencha la tête dans un mouvement un rien lyrique pour signifier un petit peu plus la situation.

-Il ne perd pas le nord l’autre là ! Il reprit alors. Ho tu es bon mon prince et très gentil ! Le prince enchaina.

-Ha et vous viendriez dans mon lit pour me prouver votre reconnaissance ? Irens haussa les épaules.

-Bha pour ce qu’on peut y trouver, je suppose que l’idée de dormir tranquillement dans des draps de soieries ne pourra que réjouir chacun de nous ! Zaran fut un rien piqué dans son amour propre.

Editado por Guy Decoster, 12 mayo 2010 - 10:38 .