Modifié par Sylvianus, 15 février 2011 - 06:20 .
Les romances
#451
Posté 15 février 2011 - 06:20
#452
Posté 15 février 2011 - 08:20
Par contre, il vire salement trash mine de rien.
A romancer... avec des pincettes mesdames
#453
Posté 18 février 2011 - 02:27
#454
Posté 18 février 2011 - 04:07
Ludod77 wrote...
La seule romance digne de ce nom a mon goût serait de croiser la route d' Anora dans DA2 et de pouvoir la courtiser ...
Ahhhlalala si c'était seulement possible mais bon je crois qu'on peut toujours rêver , Anora est vraiment le top des persos féminins pour moi .
#455
Posté 19 février 2011 - 07:19
#456
Posté 19 février 2011 - 03:22
#457
Posté 19 février 2011 - 04:33
Bref tout ça pour dire que c'est une traduction sommaire faite à l'arrache (amis bilingues, ne lisez surtout pas histoire de m'éviter la super honte =P), mais elle fera l'affaire pour les nuls en Anglais dans mon genre. ^^' Je la poste surtout pour eux, comme je l'ai dit à la base je l'avais fait pour moi sinon je comprends que dalle. Tant qu'à faire autant partager hein. Enjoyez !
- Anders - par Jennifer Hepler

La lumière n'est pas naturelle ici. C'est trop jaune. Trop cru. Et tout semble venir de là-haut. Pendant un instant, je ne vois pas pourquoi tout me paraît faux. Le soleil… il a toujours été là, non ? De quoi suis-je censé me rappeler ?
Le mot me revient. L'Immatériel. Je suis un mage. J'ai déjà passé du temps dans cet endroit, je me souviens. C'est une terre de brume, de rêves. Et je ne me trompe pas ; la lumière y est différente, émanant du sol, des murs, non d'un point précis. Mais je n'ai jamais été plus qu'un visiteur en ces lieux. Pourquoi me sentais-je soudain comme chez moi ?
Qui y'a-t-il d'autre dont je n'arrive pas à me rappeler ?
Je me redresse et la lumière se renforce, s'obscurcit, se stabilise. Les martèlements dans ma tête me reprennent, et sans y penser, j'utilise un souffle de mana pour les chasser. La douleur se dissipe lorsque la magie s'en empare, apaisante et rafraîchissante à la fois. J'essaie de réfléchir. Commençons avec quelque chose de simple. Mon nom. Quel est mon nom ?
Je suis Anders.
Je suis Justice.
Cela ne m'avait jamais paru aussi difficile.
Tout me revient soudain. La voix de Justice, ma voix, parlant au travers d'un visage en décomposition du corps qu'il avait autrefois investi. « Le temps est venu. Vous m'avez montré une injustice plus grande que tout ce que j'ai pu voir jusqu'à présent. Avez-vous le courage d'accepter mon aide ? »
Je savais ce qu'il me proposait.
Pour rester dans le royaume des mortels, il a besoin d'un hôte, un corps à habiter le temps d'une vie, pas d'un cadavre qui va pourrir à son insu. Si je lui offrais cela, il me donnerait tout ce qu'il avait, tout ce qu'il était. Ensemble, nous pourrions refaire Thédas en un monde où règnerait la justice, non la peur.
Un monde sans le Cercle. Sans les templiers. Un monde où chaque mage peut apprendre à user de ses dons et rentrer chez lui le soir. Où aucune mère n'a besoin de cacher son enfant… ou de le perdre à cause de la crainte qu'il suscite chez les voisins. Où la magie est reconnue comme un don du Créateur, non comme la malédiction qu'elle est devenue.
C'est presque trop beau pour l'imaginer. Le Cercle, les templiers, ils ont façonné ma vie. Je n'avais pas plus de douze ans lorsqu'ils sont venus me chercher. Ma mère a pleuré quand ils ont fixé les chaînes à mes poignets, mais mon père fut soulagé de me voir partir. Il avait eu peur, depuis l'incendie de la grange. Pas seulement effrayé de ce que je pouvais faire, mais effrayé par moi, effrayé par ma magie qui aurait été la punition pour un quelconque pêché qu'il imaginait rendue par le jugement du Créateur.
J'ai toujours su que je ne voudrai pas me soumettre. Je ne pourrai jamais être ce qu'ils attendaient de moi - conciliant, obéissant, empreint de culpabilité. Mais avant Justice, j'étais seul. Je n'avais jamais envisagé les choses au-delà de ma propre évasion : Où me cacher ? Combien de temps avant qu'ils ne me retrouvent ?
À présent, cette pensée même me révulse. Pourquoi tant d'autres vies devraient subir ce que je n'accepte pas ? Pourquoi faut-il que le Cercle des mages le supporte ? Simplement parce qu'il en a toujours été ainsi, simplement parce que ceux qui ont écouté les paroles d'Andrasté les ont déformées pour dire que les mages devaient être prisonniers ? Pourquoi n'y a-t-il jamais eu de révolution ?
« Il arrive. » Une voix, se rapprochant. Quelqu'un que je connais. Un Garde des ombres.
« Par le Créateur, que lui est-il arrivé ? » Il y en a deux. Dont un que je ne connais pas.
« Il est devenu fou. Ses yeux luisaient… Sa peau ensanglantée est ouverte, comme s'il brûlait de l'intérieur. Il n'arrêtait pas de délirer… quelque chose à propos d'injustice, d'une révolution. J'ai d'abord cru que j'allais devoir abattre cette pauvre andouille comme un chien enragé, et c'est là qu'il s'est effondré. »
« Foutus mages. »
Je lutte pour me relever, pour ouvrir les yeux et leur faire face comme un homme, et non comme un gros tas de vomi d'hurlock que j'ai l'impression d'être. Je peux les voir maintenant. C'est Rolan ; bien sûr que c'est lui. Le prix que j'ai dû payer pour la générosité des Gardes des ombres, qui m'ont recruté au nez et à la barbe des templiers. C'était un de ceux-là, avant que sa Chantrie ne soit détruite par les engeances et qu'il se sente la vocation de rejoindre la Garde des ombres. Personne n'a jamais dit si un accord avait été conclu, mais sitôt que les templiers avaient cessé de protester, Rolan s'était tourné vers la Garde, et nous avions tous deux été assignés aux mêmes missions depuis. Il est clair que les templiers l'avaient envoyé pour garder un œil sur moi.
Et qu'importe ce qui m'a possédé pour conclure mon accord avec Justice s'il n'y a personne pour en témoigner ?
Quand il apparaît, je regrette d'avoir choisi ces mots, car quelque chose s'agite à l'intérieur de moi et je me demande s'il est difficile pour Justice d'exercer sa volonté sur un corps toujours habité par une conscience. Mais c'est une question bien futile, puisque mes pensées m'appartiennent et il est moi, d'ailleurs je ne suis même plus certain de ce que j'avais demandé.
Rolan est en face de moi à présent, et ma vue se brouille sur le griffon blanc de son plastron, qui se mélange à l'épée-de-flammes d'un gris acier ornant l'armure de son compagnon, et j'ai la furieuse certitude que Rolan m'a trahi.
« Les Gardes des ombres ont convenu qu'on ne peut guère entretenir une abomination, » dit-il, sa voix nasale vibrant avec autosatisfaction, que je n'avais pas besoin d'entendre davantage. Il avait rameuté les templiers sur moi, sur nous, et c'est exactement ce que nous attendions.
Je ne me vois pas changer, juste le reflet dans leurs yeux et le son de leurs cris. Mon bras frappe et l'argentite se brise avant d'exploser dans une gerbe de métal en fusion. L'épée fond, se répandant sur la poitrine du templier, et j'enchaîne avec une vague de flammes qui brûle la chair de son visage, ne laissant plus que les os fumants qu'elle recouvrait. Les arbres sont en train de brûler… la tente… et tout ce qui se trouve autour de nous.
Rolan est toujours debout, je sens le lyrium qu'il a bu et protégé de cette explosion. Mais il a peur. Je vois son bouclier tressauter et je sais qu'il résiste à grand peine de fuir à toutes jambes, lorsqu'une soudaine pensée me vient, « Que suis-je ? » pour l'avoir vu faire face à des mères couveuses et autres abominations sans crainte.
Alors que son épée se retrouve au niveau de ma poitrine, je le laisse venir car ce n'est jamais que de l'acier qui ne peut me blesser, puisque je n'appartiens pas au commun des mortels. C'est quand il enfonce son épée jusqu'à la garde sans aucun résultat qu'il abandonne. Il fait volte-face et s'enfuit, tandis que par derrière je lui arrache violemment la tête au niveau du cou sans même avoir recours à la magie, simplement moi, qu'importe ce que c'est maintenant. Son sang gicle de ma bouche, d'un goût semblable à un vin mielleux, et la chaleur se propage à travers moi.
Il me haïssait, et il est mort. Il me craignait, et il est mort. Il me poursuivait, et il est mort.
Ils mourront tous. Chaque templier, chaque sainte sœur qui se tient en travers du chemin de notre liberté mourra d'une longue agonie et leur mort sera notre volonté. Nous aurons la justice. Nous aurons la vengeance.
Et tout d'un coup je me sens seul, debout dans une forêt en feu, des corps de templiers et de Gardes des ombres à mes pieds. Il y en a tellement, et je ne savais même pas qu'ils étaient là. Je ne savais même pas que je les avais tués, mais l'évidence se trouvait tout autour de moi. Ce n'était pas un champ de bataille tel que je pouvais en connaître, mais un abattoir sanglant de membres déchirés, arrachés, dont la chair avait été mangée.
Ce n'est pas cela la justice. Ce n'est pas l'esprit qui était mon ami, mon moi. Qu'est-il devenu ? Que suis-je devenu ? Nous devons sortir d'ici. Il n'y a plus de place pour moi dans la Garde des ombres à présent.
Y a-t-il une place pour moi quelque part ?
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- Fenris - par David Gaider

Les chasseurs en avaient encore après lui.
À vrai dire, il le savait depuis plusieurs jours. Il l'avait vu dans les yeux de l'aubergiste, dans cette façon qu'avait le gros homme de lui lancer des regards d'un air coupable en fuyant le sien. Il l'avait vu dans les yeux compatissants de la prostituée qui se tenait dans un coin, dans cette façon qu'elle avait de le dissimuler par un sourire. Les clients de cette taverne sordide où il était allé acheter son repas s'étaient tus lorsqu'il était entré, et cela n'avait rien à voir avec le silence gêné éprouvé par des citoyens humains lorsqu'ils étaient confrontés à un elfe étrange, couvert de marques insolites et armé d'une grande épée - cela ressemblait plutôt au silence d'une personne qui sait que les ennuis viennent d'arriver, et qui fait de son mieux pour n'en rien laisser paraître. Fenris percevait très bien cette différence.
Il avait été indolent. Bien qu'il sache pertinemment ce qu'il en était, une partie de lui refusait de l'admettre. Il avait espéré contre toute attente qu'il avait tort, que ces signes relevaient simplement de la paranoïa du fugitif. Son séjour dans les trois dernières villes ne lui avait jamais paru aussi long, et il n'avait presque pas fait l'effort de se cacher. Il se dit que c'était un défi. Laissons-les venir. Laissons-les essayer de le ramener, s'ils l'osaient. Au fond, il se demandait s'il ne s'était pas tout simplement lassé de cette chasse.
L'heure était venue. Il avait déjà repris les maigres possessions qu'il avait entreposées dans sa chambre d'auberge, avant de sauter par la fenêtre. Celle-ci donnait sur une ruelle sombre à l'arrière, dont les rebords inférieurs facilitaient une descente rapide. C'était pour cette raison que Fenris avait choisi cette chambre, après une inspection qui lui avait attiré les regards inquiets de l'aubergiste. Il en était presque venu à se demander combien de temps il faudrait à ce gros homme, poussé par la curiosité ou parce qu'il n'avait pas encore été payé, pour venir inspecter et découvrir que Fenris était parti. Une semaine, peut-être moins si l'aubergiste était celui qui avait vendu la mèche.
Il n'y avait rien dans cette allée, sinon quelques rats et un elfe vagabond assoupi contre un tas d'ordures. Fenris s'immobilisa et regarda l'homme avec dégoût. Il avait pensé s'y fondre plus d'une fois depuis qu'il s'était échappé de l'Empire. Dans un pays où les elfes étaient libres, probablement qu'un de plus passerait inaperçu ? Il avait été sot, bien sûr. Comment pouvait-il savoir qu'autant de gens de son peuple pouvaient gaspiller leur liberté en vivant comme du bétail effarouché ? Si ses seules options étaient de se ****oter aussi humblement que ce que les humains d'ici attendaient des elfes, de partir en courant à la recherche de clans errants arrachés de leurs terres parce que les royaumes humains les en avaient expulsés pour quelques broutilles, ou de se battre… alors son choix était clair.
Le vagabond fut tiré de son sommeil lorsque Fenris attrapa la grande épée placée sur son dos. Pris d'une terreur soudaine l'elfe hurla, mais Fenris l'ignora. Il y en avait d'autres qui arrivaient maintenant, enveloppés dans l'obscurité de l'allée - au moins deux de chaque côté et… un au-dessus ? Il tendit l'oreille, et entendit le léger frottement sur les tuiles d'argile un peu plus haut. Oui, sans aucun doute un arbalétrier. Ils pensaient l'avoir coincé.
Fenris s'élança jusqu'au bout de l'allée qui conduisait à la rue principale. Celle-ci menait à un dédale de cours sinueuses, d'eaux usées et de linge étendu… mais il ferait plus sombre là-bas, et donc plus facile pour lui de courir sans attirer l'attention des gardes de la ville. Pourquoi les chasseurs n'avaient jamais essayé de soudoyer la garde pour qu'elle les aide dans leur traque, il ne saurait le dire. Mais qu'importe, il avait déjà eu des difficultés pour échapper aux gardes d'une autre ville, qui l'avaient gêné dans sa fuite au moins autant qu'ils avaient gêné les chasseurs. Ils ne méritaient pas qu'on prenne le risque.
Le vagabond cria de peur et tomba ivre à ses pieds, mais Fenris l'avait déjà dépassé. Deux longues silhouettes s'approchaient, à peine visibles, mais se déplaçaient rapidement, ayant compris que leur proie se savait traquée. Fenris entrevit une forme marron. Des soldats tévintides, alors. Parfait, ça n'en serait que plus facile. Non pas qu'il n'aurait pu tuer des mercenaires tout aussi aisément, mais c'était beaucoup moins plaisant que d'abattre les chiens de ce genre.
Un grand moulinet de sa lame frappa le premier chasseur sur le côté, comme il l'avait prévu. Le second se précipita, espérant profiter d'une faille - pour ne rencontrer que le poing de Fenris. Les marques sur sa peau brillèrent d'un éclat vif, le lyrium contenu à l'intérieur faisant se répandre la magie au travers de sa chair, et son poing passa au travers du casque de l'homme droit sur sa tête. Celui-ci vacilla avant de s'arrêter, abasourdi de terreur.
Ainsi donc ils n'avaient pas été avertis. Les idiots.
Les marques de lyrium s'illuminèrent à nouveau lorsque Fenris solidifia partiellement son poing. Le chasseur fut violemment secoué vers l'arrière, le sang jaillissant de sa bouche et de ses oreilles. Pendant ce temps, le premier chasseur avait déjà récupéré son arme et la faisait tournoyer. Fenris tira habilement le second par la tête, le balançant sur le chemin de la lame tournoyante. L'épée hacha profondément l'épaule de l'homme, et d'un coup de pied il envoya les deux parties voler contre un mur de briques. Son poing était recouvert de sang rouge foncé.
Il serait bien resté pour en finir avec eux, mais les autres chasseurs venaient de comprendre. Un carreau d'arbalète fondit vers la tête de Fenris, entaillant légèrement l'une de ses oreilles, tandis qu'il percevait le bruit des bottes de nouveaux soldats qui se précipitaient dans son sillage. Il s'enfuit dans la ruelle, sautant par-dessus le chasseur qui bataillait pour repousser son camarade mort, et s'élança à toute vitesse dans le dédale. Les portes sombres semblaient défiler tant il courait. Il coupa des cordes à linge et jeta à terre des barils pour dresser quelques obstacles derrière lui. Ils lui donnaient définitivement la chasse - il pouvait les entendre jurer en Tévintide, tandis que l'arbalétrier du dessus se dépêchait de se mettre en position.
La première paire de volets ouverts qu'il vit, Fenris y plongea. Il atterrit dans une cuisine embaumée par l'odeur du pain cuit, et une humaine poussa un hurlement lorsqu'il roula à ses pieds. Aucun doute que la vue d'un elfe en armure moulante, muni d'une épée au moins aussi longue que lui, n'était pas forcément bien vu. Il se remit sur pied et remarqua que la femme était étonnamment belle, vêtue d'une chemise de nuit dévoilant bien plus son décolleté qu'elle ne l'aurait imaginé, plaquée contre le mur.
Il lui sourit, et elle cria de plus belle. Il attrapa ensuite le pain fraîchement cuit sur le comptoir et courut jusqu'à la porte du taudis. Un soldat venait déjà de grimper par la fenêtre, arrachant un nouveau cri à la femme qui s'évanouit. Les autres allaient venir s'amasser à l'entrée, il lui fallait sortir avant que…
… il s'arrêta net. Il connaissait l'homme qui se tenait sur le seuil de la porte : ce manteau marron et ces cheveux noirs de jais recouvrant légèrement ses yeux vides. Sans parler de cette cicatrice sur son cou, celle que Fenris lui avait faite jadis. Fichus cataplasmes curatifs et leur magie immonde. Pourquoi personne ne pouvait rester mort ?
« Avanna, Fenris. C'est bon de te revoir. » La voix du chasseur ressemblait à un ronronnement glacial, tandis qu'il levait son arbalète et en pointait le carreau sur la poitrine de Fenris. Et un autre sur le toit, donc. Astucieux.
« Compte tenu de ce qui est arrivé la dernière fois, je suis surpris que tu aies décidé de retenter ta chance. »
« Ce n'est plus seulement une question d'argent, esclave. »
Oh, comme Fenris aimait quand ils lui disaient cela. « Même pas effrayé de perdre ta tête pour de bon cette fois ? »
« Pas lorsque nous te tenons enfin. Tu es devenu bien imprudent. Il est temps pour toi d'abandonner. » L'autre chasseur venait d'arriver par la fenêtre, et il pouvait entendre les renforts se héler dans la rue. Il supposa qu'il ne lui restait plus que deux solutions : abandonner et espérer qu'une autre opportunité de fuir se présenterait dans l'avenir… ou tenter sa chance.
Ce n'était pas vraiment un choix. Il resserra son emprise sur la garde de son épée et sourit au chasseur, calme mais acharné. « Vishante kaffar, » siffla-t-il. Et il attaqua.
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- Isabela - par Sheryl Chee

La femme qui arrive au Hanged Man (l'Homme Pendu ?) n'est pas des plus présentables, sale et dépenaillée, comme un rat qui aurait trempé dans l'eau d'une cale près d'une semaine. Sa blouse déchirée, hâlée, est tachée de la suie des cheminées de la Ville Basse, et ses bottes de cuir fin usées semblent sommairement rapiécées en divers endroits. Cependant, son allure reste fière, pour ne pas dire arrogante, tandis qu'elle avance à grands pas dans la taverne comme si elle en était la propriétaire.
« On m'a dit que je pouvais venir prendre un verre ici, » dit-elle en s'approchant du bar, l'air de n'avoir qu'une seule idée en tête. Elle jette une demi-douzaine de pièces d'argent sur mon comptoir. « Qu'est-ce que vous avez ? »
« Quelque chose qui étanchera bien assez votre soif, » répondis-je.
« Alors servez-moi de l'alcool jusqu'à ce que la monnaie soit épuisée. Et quelque chose de fort. »
J'essuie un verre d'argile ébréché avec mon tablier et le remplit avec la bière la plus forte de la taverne. Elle me l'arrache des mains avant même que je ne finisse de verser, et avale le breuvage d'une seule traite.
« Vous en aviez vraiment besoin, hein ? » Je lui prépare un autre verre.
« Vous n'avez pas idée. » Elle soupire et se frotte les tempes. « On m'appelle Isabela, au fait. Vous avez bien le droit de connaître mon nom. Je risque de rester ici un petit moment. »
Il ne fallut guère longtemps pour qu'un docker malodorant n'arrive. Isabela se raidit en sentant une main se poser sur son dos. Le docker ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais n'en a pas l'occasion. Isabela a déjà saisi l'homme par le poignet, lui tordant le bras vers l'arrière. Son cri est davantage lié à la surprise qu'à la douleur, mais c'eut tôt fait de changer lorsqu'Isabela lui enfonce son coude dans le dos de la nuque, claquant son visage contre le comptoir de bois.
« Touche-moi encore et je te ferai bien pire, » siffle-t-elle à son oreille. Elle brise ensuite les doigts de la main baladeuse. J'entends un craquement, plusieurs petits bruits secs écœurants, et un hurlement de douleur. Le docker s'éloigne sans demander son reste, soutenant sa main et crachant des injures.
« Quoi ? » fait-elle, tendant son verre vide pour se faire resservir, et me défiant d'émettre un seul commentaire. Je désigne d'un geste sa tenue qui se remarque aisément - rien d'autre qu'une chemise usée sans veste ni manteau, qui ne recouvre que le strict minimum pour rester décent. Mettez quelque chose comme ça et vous attirerez forcément l'attention, que vous le vouliez ou non.
« Quoi ? Ça ? » Elle attrape les lacets de son corsage, laissant échapper un petit rire. « Je me serais bien habillée pour vous, mais j'ai laissé tous mes vêtements convenables au fond de l'océan. »
Alors que je réfléchis au sens de cette déclaration, un des bandits de la Ville Basse se faufile jusqu'au bar. Il ricane, ses lèvres grasses glissant sur ses dents jaunes en une grimace plus qu'un sourire. « Je suis Chanceux » dit-il.
« C'est censé être un nom, ou une affirmation ? » s'enquiert-elle sans même lui jeter un regard.
« Les deux. Et si tu es nouvelle à Kirkwall (Murchapel ?), tu voudras certainement me parler. Mes gars et moi savons tout ce qui se passe dans cette ville. »
« Vous savez, » répond froidement Isabela. « J'ai autrefois connu un chien nommé Chanceux. Une sale bête, trop stupide pour savoir qu'il était à deux jappements de se prendre un coup de pied dans le flanc. »
Chanceux devient rouge comme une betterave et jette un coup d'œil à ses compagnons, en quête de soutien. Ceux-ci le raillent et rient sans lui offrir une quelconque assistance, et Chanceux abandonne la partie. Isabela joue avec son verre d'argile, le faisant tourner en examinant ses nombreuses imperfections. Elle plisse des yeux.
« Attendez, » dit-elle soudain. « Si vous savez tout ce qui se passe à Kirkwall, alors peut-être devrions-nous parler. »
Chanceux hoche la tête et sourit. Isabela se tourne vers lui et je remarque une lueur espiègle dans ses yeux.
« Vous voyez, » dit-elle, souriant pour la première fois. « J'ai perdu quelque chose lors d'un naufrage, et je souhaiterais qu'il soit retrouvé. »
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- Merrill - par Mary Kirby
« Attention à la marche, da'len. »
L'avertissement de l'Archiviste vient trop ****** - comme d'habitude - et je trébuche sur le rocher, éraflant mes genoux et déchirant la peau de mes mains sur la roche montagneuse. Mythal'enast ! Un jour, j'apprendrai à regarder où je vais. Je me relève avec peine, les paumes couvertes de sang, et observe les alentours.
Nous y sommes.
L'entrée de la grotte est incroyablement effrayante, même pour Sundermount, à qui l'on pouvait pourtant attribuer la palme de l'épouvante. La Montagne la Plus Terrifiante de tout Thédas, sans aucun doute. De la brume tourbillonne dans l'obscurité comme s'il s'agissait d'une respiration, quant à la colline qui l'entoure, elle est désespérément aride. Une gueule béante, dévorant toute vie à sa portée…
Ce n'est pas la meilleure façon de voir les choses, Merrill. Sois positive ! Au moins juste le temps de.
« Tu le sens toi aussi, alors. » La voix de l'Archiviste me ramène à la réalité. Elle me regarde, ayant l'air d'attendre… ce qui signifie que j'ai oublié quelque chose. J'essaie de défroisser ma tunique et ne parvient qu'à étaler du sang sur le devant. Formidable. Et je ne sais toujours pas ce qu'elle attend - oh ! Une réponse. Bien sûr.
« Oui, Archiviste. La voix est bien plus audible ici. » Le murmure parvient jusqu'à la lisière de mes pensées, et je peux l'en faire sortir si je me concentre assez. Au camp, je ne pouvais que l'entendre dans mes rêves, mais les mots se perdaient à mon réveil. Seul le souvenir d'une terrible solitude demeure. Même l'Archiviste s'était réveillée en sanglotant la deuxième nuit.
Venez à moi.
Je frissonne. C'en est très certainement la source.
« Suis-moi, da'len. Et garde bien ton objectif à l'esprit. » L'Archiviste disparaît dans la bouche affamée de la grotte. Je prends une grande inspiration et pénètre à l'intérieur.
L'obscurité est un véritable choc après le passage dans la montagne ensoleillée. Comme sauter dans un bassin d'eau gelée par un jour de grandes chaleurs. Mes yeux s'habituent à la pénombre, nous traversons un passage étroit dans une immense salle et j'aperçois… des ruines. La lumière perce à travers les fissures du plafond, brisé par les ravages du temps et les racines des arbres. Ce n'est pas qu'une simple grotte finalement ? Un temple, ou un tombeau ou… j'ignore ce que c'est. Étrange.
« Ça ne semble pas elfique, n'est-ce pas, Archiviste ? Tévintide, peut-être ? » Je regarde l'Archiviste, qui fixe silencieusement une sorte d'arcade avec un froncement de sourcils désapprobateur que je ne connais que trop bien. Pauvre arcade. Elle n'a pourtant rien fait de mal.
« Si cet endroit faisait partie de la guerre, savoir qui l'a construit nous importe peu. C'est dangereux ici. » L'Archiviste se détourne de l'arcade, la congédiant manifestement. « Si cela ne date pas de la guerre, ce lieu nous est inconnu, et il est probablement dangereux. » Je suis certaine qu'il y a une faille dans son raisonnement quelque part, mais il me semble que le centre de cette affreuse caverne-tombeau est un bien mauvais endroit pour faire valoir ce point. Elle descend un petit escalier vers le temple en contrebas.
Je me traîne après elle, donnant à l'arcade une petite tape rassurante au moment de la franchir.
Venez à moi.
La voix semble venir du fin fond du temple, depuis l'immonde statue d'une… chose accroupie avec plusieurs bras et jambes. Bien, voilà qui n'est absolument pas prometteur.
« Qui nous appelle ? » demande l'Archiviste, se redressant. Elle ressemble à la représentation que je me fais des elfes d'Arlathann, majestueux et sages, lorsque sa voix résonne : Que tu sois un esprit je n'en ai cure, je te détruirai si tu m'en donnes une bonne raison. Elle avait autrefois grondé de la sorte après un Sylvan sauvage, et il s'en était allé, probablement couvert de honte. Du moins, aussi honteux qu'un arbre pouvait le paraître en tout cas.
Aidez-moi.
Oh, ce n'était pas du tout la bonne réponse à donner.
L'Archiviste Marëthari semble gagner en taille, se transformant en un imposant pilier de colère dalatienne. « Décline ton identité ! Ou bien reste dans ton silence. »
Je suis Celui Qui a été Piégé. Aidez-moi.
« Ton nom ! » Je n'avais jamais vu une telle colère chez l'Archiviste. Pas même lorsque Tamlen avait disparu.
Trois semble être le numéro magique. Audacieux. La voix est comme un vent d'hiver, amère et hachée à la fois.
« Un démon. » L'Archiviste lâche ce mot comme s'il avait un goût infect. Elle hoche la tête dans ma direction, « Il est piégé dans la statue. Le camp n'est donc pas menacé. » Elle se détourne pour partir, satisfaite.
Attendez ! J'ai été piégé ici depuis des temps immémoriaux. J'ai été témoin de la chute de votre royaume. Aidez-moi, Archiviste des Dalatiens, et je vous offrirai la connaissance de tout ce que j'ai pu voir. Pendant un moment, je vois les visions d'un monde tel qu'il était autrefois. Un empire qui s'étendait dans tout Thédas, parsemé de cités elvhen… Tout cela pourrait être à vous.
« Viens, da'len. » L'Archiviste me fait signe. La vision s'évanouit.
Je me retourne et la suis dans la lumière.
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La suite dans DAII... plus que 17 ou 20 jours à tenir
Modifié par Haiiro, 04 mars 2011 - 11:04 .
#458
Posté 19 février 2011 - 07:40
#459
Posté 19 février 2011 - 08:10
#460
Posté 19 février 2011 - 09:06
#461
Posté 19 février 2011 - 09:35
#462
Posté 19 février 2011 - 09:49
Modifié par N30795, 19 février 2011 - 09:49 .
#463
Posté 20 février 2011 - 09:34
#464
Posté 20 février 2011 - 09:48
En gros le sujet du cours s'intitule "Qu'est-ce que la vie ?" Or pour moi la vie n'est que jouissance et il s'agit de s'y amuser un maximum tout en en foutant le moins possible. Ainsi, en glandouillant pendant son cours, je démontre au prof ma vision de la vie. Ça vaut mieux que toutes les dissertations du monde sur le sujet non ? XDNaranana wrote...
c'est pendant quel cours que tu fais tout ça ? ^^
Argh tu envisageais de le faire ? Si j'avais su je me serais épargné cette peine XDN30795 wrote...
Super Haiiro - j'envisageais de le faire mais puisque tu t'es dévouée je vais continuer de glander les doigts de pieds en éventail.:kissing:
Bref sinon dans une review de Newsarama.com, ils disent ceci à propos des romances :
Moi qui craignais que ça soit à la Mass Effet et qu'il faille attendre la fin pour conclure la romance, me voilà rassurée. Et il y a une maison close !!! Yaaaaay !!!!!So what about romance? Like other aspects of the graphics, the team wanted to the romance scenes to be more cinematic. The key was to make it more like love scenes in movies where not everything is shown, but it is better that way because it adds an element of allure. Characters can be romanced throughout the game. You do not have to wait for the “final mission” for the big romance scene. Like Origins, some characters are easier to woo than others. If you were a fan of the Pearl in Origins, there is a new ****house in Dragon Age 2. Both heterosexual and homosexual relationships are available like there were in the first game.
Aussi, à propos de la short storie sur Anders, son auteur a fait un commentaire :
La nouvelle racontait la première manifestation de Vengeance. Anders n'était pas préparé, d'où le vaste carnage qui s'en est suivi. On espère pour lui qu'il se contrôlera mieux à l'avenir, sinon sa romance risque de virer à la Morinth de Mass Effect <_<Jennifer Brandes Hepler wrote...
The short story is about the first time Vengeance takes over. Anders is totally unprepared for what was going to happen, so it's a bit more... graphic and extreme... than it becomes when he actively tries to control it. Not that he always succeeds at controlling Vengeance, by any means, but he's at least putting up a fair fight.
#465
Posté 20 février 2011 - 09:52
Moi qui craignais que ça soit à la Mass Effet et qu'il faille attendre
la fin pour conclure la romance, me voilà rassurée. Et il y a une maison
close !!! Yaaaaay !!!!!
Encore heureux... nan vous imaginez la scène:
Hawke: " Bon Isabela/Merrill/Anders/Fenris, ça fait dix ans qu'on se connait et presque autant que l'on est ensemble... demain nous allons peut être mourir... et si... pour une fois.... on couchait ensemble ?"
#466
Posté 20 février 2011 - 05:13
non mais n'importe quoi,j'y ai fait que dalle dans cette partie là
qui a osé prendre ma place ?
Modifié par brivdl1, 20 février 2011 - 05:13 .
#467
Posté 22 février 2011 - 11:08
Merci, vraiment pour tous ceux qui aiment la langue de Molière. <3
C'est sûr que même si on comprends l'anglais, ça donne pas autant d'émotions que de lire dans sa langue natale, où on a pas besoin de se concentrer pour comprendre ce qui se dit.
Good job.
Modifié par Sylvianus, 22 février 2011 - 01:33 .
#468
Posté 23 février 2011 - 04:06
#469
Posté 23 février 2011 - 04:23
Vu la tête de Fenris sur les screen de la st Valentin , et le côté schizo/cannibale d'Anders...youpi on va s'amuser!
Plus sérieusement , je suis curieuse de voir comment seront développer les romances sur 10 longues années ...
En espérant aussi que les perso soit moins capricieux/sensible qu'avant , nombre de fois j'ai lancé la phrase qui tue , et j'ai du recharger ma partie , c'était un peu pénible
#470
Posté 23 février 2011 - 05:20
Peut être une surprise, genre un démon du désir ?
#471
Posté 23 février 2011 - 10:04
#472
Posté 23 février 2011 - 11:22
Plus sérieusement, je pense pas qu'on aura trop de surprises maintenant au niveau des romances.
Malheureusement.
Je dois avouer que je ne suis pas très satisfait côté des romances masculines.
Isabella ne me tentais pas. Malgré ses formes voluptueuses je n'aime pas trop son visage, et c'est la seule chose qui m'importe chez une fille
Et en parlant de visage Merill, comment dire ahem... Ce n'est pas son côté fille de 16 ans qui me gène (je ne suis pas pédophile hein, mais j'ai tout juste de 18 ans:pinched:) mais elle a des yeux abimés assez bizarre et un nez des plus irréalistes.
Et bien que je n'ai rien contre l'homosexualité j'aime pouvoir m'identifier à mes personnages, donc pas de romance avec Fenrir.
Les filles sont bien plus gâtées que nous, surtout avec Anders, un personnage que j'adore (bien que je n'ai pas encore fini Awakening) ... Mais j'ai pas très envie de faire une Hawkinette.
Le grand romantique que je suis est perdu et ne sait que choisir
...
Finalement je crois que je vais opter pour la mère couveuse...
(au fait bonjour à vous tous
Modifié par Clinsunset, 23 février 2011 - 11:23 .
#473
Posté 23 février 2011 - 11:24

Bienvenue en fait. :happy:
Modifié par Sylvianus, 23 février 2011 - 11:27 .
#474
Posté 23 février 2011 - 11:44
Je sais pas pourquoi, je ne l'aime pas beaucoup ...
C'est vrai qu'elle a des atouts très plaisants ;P, mais je sais pas... Je vais quand même tenter ma chance avec elle, c'est toujours mieux que Merril.
J'aurais préféré que l'une d'elle ait moins "d'atouts" mammaires et un visage plus agréable...
Mais le problème c'est que j'aime avoir ma romance dans mon équipe comme dans DA:O où je prenais, Alistair, Wynne, Morrigan.
Et je jouerais rogue au cac, c'est décidé, puis dans mon équipe j'ai envie d'avoir un compagnon à distance (Varric ou mon homonyme
Non je sais toujours pas...
Modifié par Clinsunset, 23 février 2011 - 11:44 .
#475
Posté 24 février 2011 - 12:38
http://api.photoshop...0bf75e3b6c35760
Sinon je remarque qu'on est pareil, je suis un romantique aussi.
Vais devoir me démener pour trouver une jolie lolita plaisante, avec du caractère si possible :'(





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