C'est pire qu'un nanar ou une série Z. C'est une espèce de truc moralisateur qui prône le retour du vrai dieu, en plaçant les USA comme la seule zone libre susceptible de se dresser contre le diable, incarné par une espèce d'abruti à la tête du nouvel ordre mondial, le reste du monde sauf les chinois et les mexicains qui vont être les alliés pas si mauvais que ça contre le diable, avec au passage un bon point donné aux chinois pour leur peuple industrieux et travailleur. Les mexicains, faut pas chercher, mais comme ils sont limitrophes, faut les brosser dans le sens du poil pour pas choquer. Et il y a bien un noir parmi les hauts dignitaires américains. D'ailleurs, à la fin on aura un magnifique gros plan d'un noir en transe devant la lumière du tout puissant qui tue tous les méchants, faites passer le message, DIEU N'OUBLIE PAS LES NEGRES ! Ce truc est un condensé de pure connerie, mêlant vision politique au ras des pâquerettes, transformée en cour de récré mondiale (voire la carte des zones mondiales, on dirait un jeu pour apprendre les formes et les couleurs- il y en a deux), manichéisme pléonasmique et superdébilistique au possible, évangélisme primaire et prosélytisme menaçant et insistant, et réalisation cataclysmique qui n'a rien à envier à celles de plan 9 from outer space ou Mega piranha.
On a droit à la belle jeune femme aveuglée par son péché (en filigrane, c'est une sorte de salope dans le film---> "Mon père est le directeur de l'établissement, alors je CONNAIS tous les cadets" (sourire gêné et roulement de sourcil) qui va tomber dans les bras du diable dès le début. Heureusement elle se rachètera avant la fin en faisant de l'humanitaire.
Et il y a tant d'autres perles. Ce film vaut une petite fortune pour un bijoutier.
Et le pire, c'est que je crois que ce machin est au premier degré, et que les acteurs qui jouent dedans sont convaincus d'oeuvrer pour la gloire de Dieu et de "cette terre bénie de Dieu que sont les Etats unis d'amérique" (sic un sénateur américain dans le film).
Mention spéciale pour la présence de Lucas des frères scott dedans (il joue le gentil président des états unis jeune). Au moins une preuve tangible que ce bellâtre est un con fini.
Non, on est plus dans le nanar là, mais dans un truc dont la débilité rivalise avec celle des musées créationnistes.
Un truc susceptible de faire naître une foi transcendante dans le coeur du terrifiant pourcentage d'américains qui ne savent pas placer les Etats unis sur une carte du monde.
Edit Lost Brain : non, c'est même pas gore. Enfin si c'est gore de voire tant de connerie en si peu de temps, une vraie purge
Modifié par megamomo, 17 septembre 2010 - 10:55 .