C'est avec Miranda, relation avec shepard/homme/conciliant, le fond de ses pensées quoi. La scène se passe après la mission de loyauté, après la riche visite en émotion de shep.
Les commentaires sont les bienvenus évidemment x) / HRP
Emoi et conflit intérieur.
Miranda n'arrivait plus à rien, suite à la visite de Shepard, l'esprit et l'âme enfiévrés par cet amour interdit ne lui laissant aucune trêve, aucun répit. C'était l'été dans son coeur, dévorant, qui la consumerait toute entière si elle n'y mettait pas la hola immédiatement. Elle s'en voulait atrocement de s'être laissé allée. Il y a peu encore le commandant lui révélait la réciprocité de ses sentiments amoureux, la prenait dans ses bras protecteurs et la serrait très fort, de manière à lui transmettre l'intensité des battements de son coeur, et tout ce qu'il ressentait pour elle.
Durant quelques secondes, fébrile et perdue, l'officier orgueilleuse, arrogante de cerberus avait été mise à nue, s'était soumise au pouvoir incroyablement attractif de cet homme aux yeux si troublants, à l'ardeur plus qu'enivrante. Les échos de ce souvenir attendrissant, du parfum de sa peau mêlé au sien, entamèrent à nouveau la sechesse glaciale de son visage, accrurent sa fragilité dérobée sous un faux masque d'assurance qui se craquelait petit à petit. Les yeux de Miranda s'emplissaient de fièvre et de passion, perdus qu'ils étaient dans l'image vaporeuse de l'homme qui la faisait tant chavirer.
Debout devant la fenêtre, et retranchée dans le coin le plus sombre de sa chambre, l'officier de cerberus qui fixait inlassablement le vide stellaire, attendait. Que cessent les frissons qui la parcouraient, que s'éteigne la flamme qui l'animait de manière si irrationnelle, sentiment qu'elle détestait tant. Miranda se sentait vulnérable, dépendante, distraite par des choses dont elle ne comprenait guère la logique et le fonctionnement, et qui la dépassait totalement. La pire chose qui aurait pu lui arriver, ce genre d'idioties qu'on voyait dans les holos et qu'elle avait toujours méprisé. Que de frustrations. Pourquoi ? Et surtout pourquoi maintenant alors que l'humanité faisait face à la pire menace de toute sa brêve existence ? Quels étaient ces sentiments qui faisaient qu'elle ne sentait plus la même, jusqu'à être incapable de se concentrer sur son travail ?
Sa raison lui dictait de mettre fin à cette folie, à cette voie qui les mènerait dans une impasse, pire à la méprise sur leur objectif. Les récolteurs avant tout, ils avaient une mission, ils n'avaient pas le droit de le passer au second plan, de s'en détourner au profit d'une attirance animale qui n'avait pas sa place sur un vaisseau. Et que Shepard, le spectre, le héros de la citadelle, l'égérie de l'humanité, ose profiter de sa gratitude pour la bouleverser était indigne de lui. Comment pouvait-il parler de ses envies, de ses désirs personnels, face au danger imminent qui exigeait un total dévouement pour l'éviter. Il mériterait que quelqu'un le rappelle à ses priorités celui là !
Et pourtant Miranda s'en sentait incapable... Le diable l'avait secrètement saisie quand l'élu de son coeur lui avait dévoilé son intérêt physique et sentimentale pour elle. Et lorsque d'une imposante façon, en animal conquérant il s'était avancé vers elle de sa démarche féline, près à l'embrasser, il s'en était fallu de peu pour que sa propre bouche gourmande ne saisisse ses lèvres avec ardeur. Heureusement, bien que déboussolée et tremblante, elle avait repris le contrôle et l'avait repoussé de ses deux mains sur son torse au contact si doux, si ferme. Grand dieu, il n'avait pas insisté, ça avait déjà été assez difficile comme ça pour qu'il n'en rajoute pas. Il lui avait fallu rassemblé toute son énergie pour proclamer un refus somme toute des plus timides... Un peu plus et elle n'aurait peut être pas résistée... Pas là un des meilleurs exemple de la force de son caractère se morigéna t-elle.
Durant toute sa jeunesse, Miranda n'avait eu cure des regards concupiscent qu'on portait sur elle, n'accordant aux mâles aucun regard autre que strictement professionnel. Aucun d'eux sinon peut être Jacobs ou Niket en des temps reculés, n'avait fait battre son coeur ni tressaillir ses chairs comme Shepard actuellement. Tout l'avait toujours laissé de marbre. Au fond d'elle, elle s'était toujours sentie très seule , confusément gênée dans ses rapports avec les hommes même si elle n'aurait pu dire pourquoi.
Peut être le fait qu'elle se soit longtemps considérée comme un simple objet, précieux et sans désirs propres, tel que l'avait fait son père à son égard, tel que tous les hommes l'avaient fait y compris l'homme trouble. Un seul avait fini par la persuader qu'elle vallait bien plus que ça, qu'elle était humaine à part entière avec une volonté propre, des faiblesses et des qualités. Elle aussi avait le droit d'échouer, d'offrir autre chose qu'une productivité de travail performante. D'aimer, puis d'être aimée. Non pas pour la prétendue perfection qu'on avait tenté de lui imposer de manière inhumaine, mais pour la personnalité qu'il ressortait finalement d'elle.
Aujourd'hui Miranda s'apercevait que les choses du plaisir et de l'envie ne lui étaient peut être pas si étrangères. La vue d'un shepard couchée sur elle et la couvrant de baisers la plongeait dans un émoi qu'elle ne comprenait pas et maitrisait de moins en moins. A la seule pensée de son corps virile, musclé, dans lequel elle voulait se perdre et se blottir, inondée de sa douce chaleur pour ne plus jamais sans départir, son corps s'enflammait.
Entre Shepard et elle, c'était d'ailleurs plus que physique, il y avait une dimension supérieure dans l'attirance mutuelle. Ses fonctions à cerberus l'avaient conduite à un travail où sa spontanéité s'était étiolé, où son naturel bridé avait été étouffé, pour rejaillir, avec brutalité et inconscience en sa présence. Elle voulait avec lui partager les petits matins tendres, connaître les plaisirs simples, elle voulait... Elle voulait... Elle voulait tant.
Miranda soupira, se détournant de la fenêtre et retournant s'asseoir à son bureau devant son écran. Finalement, le naturel revenait au galop, les sentiments s'estompaient et elle pianotait de nouveau comme une machine sur son clavier. Elle voulait sauter le pas, mais elle avait peur, peur de le perdre, peur de se perdre et se damner à ses côtés. Il fallait bien qu'elle se décide, mais pas tout de suite, c'était trop tôt. Il y avait d'autres choses importantes en vue.... Après la mission, s'ils survivaient, pourraient-ils alors se dévoiler l'un à l'autre. C'était la meilleur des choses à considérer. Mais...et si la mission capotait ?
Allaient-ils droit se diriger en enfer enfermé dans un mutisme fatale qui les condamnerait à ne jamais se promettre une seule nuit ensemble ?
Сообщение изменено: Sylvianus, 08 Декабрь 2010 - 06:23 .





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