«Cette histoire reprend l'un des débuts possibles du jeu, j'ai conservé la trame principale et certains embranchements secondaires que j'ai remanié, ainsi que certains dialogues que j'ai agrémenté. J'ai ajouté à tout cela ma touche personnelle, complétant avec les sentiments et pensées de mon personnage principale.»
Prologue La chantrie nous enseigne que c'est l'orgueil des hommes qui jadis créa les engeances. Les mages inspiraient à
conquérir le ciel mais ils l'anéantirent. En châtiment les dieux leur infligèrent la souillure de leur propre corruption. Ils se tournèrent en monstres, les premières engeances. Elles engendrèrent un Enclin, une force implacable et destructrice.Les royaumes nains furent les premiers à tomber et depuis les tréfonds les engeances les harcelèrent encore et encore, jusqu'à les acculer au bord du gouffre. Alors naquirent les Gardes des Ombres, hommes et femmes de toutes races, guerriers et mages, barbares et rois... Ils ne reculèrent devant aucun sacrificepour repousser les ténèbres... et ils triomphèrent.Depuis cette victoire, ilsn'ont jamais cesser de scruter l'obscurité. Ils ont attendu le retour de l'engeance. Hélas ceux, qui jadis les portaient au nu, ont oublié. Leurs rangs sont clairsemés et leurs mises en gardes trop souvent ignorées... Nous somme en 9.30 du dragon, trentième année de la neuvième ère depuis le couronnement de la Divine chantriste. Qu'est-ce que l'avenir nous réserve... ?
Chapitre I Mauvaise nouvelle, dur journée Le ciel se teintait de couleur sombre, une masse nuageuse au loin annonçait la prochaine pluie. De sa position, malgré le soleil, Milla voyait très bien les éclaires qui jouaient dans le ciel. Néanmoins, aucun son. Seulement le vent qui passait dans les arbres, arrachant à son passage quelques feuilles coloré. Tout était devenu un peu trop silencieux... Un groupe d'oiseaux s'envola poussant des cris de panique. Elle sursauta mais, resta attentive à l'activité des alentours. Tout semblait normal. Milla continua son chemin sans lâcher l'étrange nuage des yeux, le ciel se déchirait sous un éclair indigo. Elle trouva enfin ce qu'elle cherchait au pied d'un chêne, une Grâce d'Andrasté, une fleur blanche au coeur rouge sang. Elle la cueillit puis alla s'asseoir près d'un tronc, sur le tapis de feuilles mortes. L'odeur de la fleur chatouilla c'est narine (La jeune femme la porta à son nez.) mais, fini par se perdre dans c'est pensé.
La course d'un cheval la tira de son imaginaire.
- Noble dame Milla !, cria l'homme à cheval. Que faite-vous aussi loin du château ?
- Je suis venu cueillir des fleurs. (Elle lui montra la fleur blanche au coeur rouge sang.) Pourquoi venez-vous
toujours me chercher ? Je suis adulte et je sais très bien me défendre !
- Même le plus aguerri des hommes peu tombez au combat.
- Un combat. (Milla soupira et balaya l'air de sa main) Où voyez-vous un combat Ser ?
Le garde roula des yeux. Il lui tendit son bras que Milla agrippa pour se hisser sur le dos du cheval et ils
prirent la route du château. Laissant derrière elle les nuages noirs.
Dans le hall du château de Haut-Cime, le Tiern Cousland qui avait envoyé les gardes aux trousses de sa fille, discutait avec son grand ami.
- Je gage donc, qu'ils arrivèrent sous peu ?, demanda le Tiern, face au feu.- Oui, ils arrivèrent cette nuit
même, de sorte que nous pourrions partir dès demain, dit le Iarl. Mes excuses pour ce contre temps, mon
seigneur, je suis seul fautif.
- Allons, ne vous accablez pas, l'apparition soudaine de l'engeance, a surpris tout le monde, j'ai moi-même
appris la nouvelle, il y a quelques jours à peine. (Avec le tisonnier, il piquât le bois rougi.) Mon fils prendra la tête
de mes hommes. (Il se détourna du feu dans le foyer, pour regarder son vieil ami.) Vous et moi chevaucherons
côte à côte, comme jadis.
Le Iarl Howe dévisagea Brice.
- Serte, mais nos cheveux étaient moins tâchés de gris à l'époque et nous combattions des Orlésïen pas des... Monstres.
- Au moins l'odeur sera-t-elle toujours la même.
Les deux hommes rigola de bon coeur, se rappelant leurs jeunesses. Après un moment, les grandes portes ouvrirent.
- Pardonne moi, ma fille, je ne t'avais pas vu. Howe, vous reconnaissez ma fille ?
Il se tourna vers Milla, arqua un sourcil, probablement surpris.
- Je me souviens d'une enfant, mais j'ai devant moi une jolie jeune femme, heureux de vous revoir, ma fille.
- Le plaisir est partagé, Iarl Howe, salua la jeune femme.
- Mon fils, Rendon, (Lorsqu'il prononça ce nom, Milla se passa une main dans le visage.) demande souvent de vos nouvelles, peut-être pourrait-il m'accompagner une fois prochaine, cela vous plairait ?
- Rendon... est beaucoup plus jeune que moi, il me semble ?
- Avec l'âge, ces quelques années n'aurons plus guère d'importance.
- Je ne suis pas sûr qu'elle sera très réceptive, ma fille est une forte tête, le Créateur m'en est témoin, soupira Brice.
- Un tempérament avec ses aptitudes au combat, félicitations, mon seigneur !
- Quoi qu'il en soit, j'ai effectivement demandé à te voir, je te charge d'administrer le château durant mon absence.
- J-je ferais de mon mieux, père.
- Je n'en doute pas une seconde, lui souri Brice, j'ai l'intention de laisser une maigre cargaison au château et je compte sur toi pour maintenir l'ordre dans la région. Tu connais le proverbe, quand le chat n'est pas là... Par
ailleurs, j'aimerais te présenter quelqu'un, (Il se tourna vers l'un des gardes.) aller chercher Duncan.
Modificata da lill Darkkyy, 25 luglio 2011 - 10:14 .