Kaizus wrote...
+1 sur la possibilité manquante de se la jouer badass contre le catalymome(apres les consequences seront peut etre pas aussi joyeuses que tu l'esperes).
Parcontre ok Mass Effect il y a de l'action blockbuster etc... mais c'est aussi une belle oeuvre de science fiction qui fait reflechir sur des themes comptemporains (racisme, genocide, technologie, diplomatie, sexualite, guerre totale,etc...) et je trouve ca normale que la fin y face echo meme si ca etouffe trop le cote pop-corn de mass effect.
Alors attention, je vais clarifier un peu ma position, parcequ'après relecture à froid de mon post, je me suis laissé emporter dans un enthousiasme exacerbé. Tout d'abord je ne demande pas pas une fin rose, avec des poneys ailés gambadant sur un arc en ciel. Evidemment que le catalyst peut répondre "tu refuses de choisir, alors meurs". Ce que je demande, c'est que mon personnage reste fidèle à lui-même. Comment dire... Je ne devrais pas écrire ça, je vais perdre ma crédibilité de lecteur de Thucydide, mais bon, je me lance :
Quand j'étais très jeune, enfant donc, j'ai grandi avec Saint Seiya et autre mangas qui ont importé les codes héroïques inspirés de la philosophie martiale extrême orientale dans l'esprit des enfants des années 80 grâce au défunt Club Dorothée (je schématise, je précise, il est évident que l'esprit du Livre des Cinq Anneaux de Miyamoto Musashi n'est pas retranscrit de manière intégrale ou très profonde dans les shonen). Parmi ces codes, la nation de sacrifice est présente, mais ne s'accompagne pas de la notion judéo-chrétienne christique. Les personnages importants meurent, parfois les héros eux-mêmes tombent au combat. Mais ils le font en étant fidèle à leur code d'honneur. Rappelons les phrases devenues cultes du type "tant qu'il me restera un souffle de vie, je me battrai", "tant qu'une étincelle de mon cosmos brillera, je me relèverai" ou plus récemment, pour la nouvelle génération qui adule un petit garçon blond à la tenue orange : "je ne reviens jamais sur ma promesse ! C'est comme ça que je conçois la voie du ninja !".
Si mon Shepard doit mourir, j'aspire à ce qu'il meure en combattant. Que son dernier acte soit de dire "Hackett, faites feu sur mes coordonnées." Ou qu'il réponde au Catalyst qui lui explique que rien ne peut changer le cycle, "Then I'll die trying", et que tu aies le Normandy qui entre lentement dans le champ de la caméra, derrière Shepard, comme un symbole de son inflexible volonté. Parceque pour moi, Shepard et le Normandy sont indissociables. Et voir Joker fuir l'onde, ça me reste encore en travers de la gorge.
Ensuite, bien sûr Mass Effect contient un grand nombre de thèmes adultes et qui amènent la reflexion. C'est aussi ce qui en fait un jeu et un univers fort. Mais encore une fois, ils sont traités de manière exacerbée, de manière choc, avec des décisions capitales à prendre sur le devenir d'une espèce, sur la vie ou la mort, sur la cohabitation entre cultures, avec toujours la musique qu'il faut au bon moment, pour bien souligner le contenu de la scène. Quand Mass Effect est épique il ne ne le fait pas à moitié, quand tu dois pleurer, pareil, le jeu y va à fond pour te mettre au bord des larmes. Même les scènes dites intimistes tu as le piano qui commence à jouer en fond sonore, pas super discret non plus. Tout est intensifié pour marquer le joueur. Quand tu appuies sur la souris pour interrompre une scène et executer une action paragon, tu es sur que ca va pas etre a moitié émotionnel, et quand tu choisis la version renegade, ça donne jamais dans le semi bad ass, c'est toujours coup de poing (bien souvent au sens littéral). Au final, chaque scène te marque à mort. C'est le symbole des grandes épopées.




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