Le passage le plus intéressant est celui où il semble dire que seuls les "fan les plus acharnés" n'ont pas aimé la fin. Il cherche à semer le doute, ce qu'il faut lire en-dessous de cette phrase, c'est: vous n'êtes qu'une minorité à ne pas aimer la fin, vous devriez donc arrêter de vous plaindre.
L'idée est que les gens qui n'apprécient pas la fin se découragent en pensant que leur combat est perdu d'avance parce que la supposé "majorité des joueurs" ne partage pas leur point de vue. Donc que BioWare ne les écoutera pas. Il n'y a rien qui dit que c'est le cas !
Ensuite, il sous-entend pareillement que les joueurs qui n'aiment pas la fin ne sont plus constructifs, mais destructeurs. C'est un taunt léger en plus d'une information cherchant à décrédibiliser l'adversaire : on souhaite qu'il s'énerve, comme ça on pourra dire "vous voyez, j'avais raison - pas la peine de l'écouter".
Pour que Muzyka, Hudson et Priestly se fendent de communiqués, c'est qu'ils prennent très au sérieux le rejet de la fin. En particulier, le fait que cela touche des médias non-dédiés aux jeux-vidéos (Forbes, CNN...), dans plusieurs pays et plusieurs langues, montre que le mouvement est sans précédent.
Sans précédent par l'unanimité, par la cohésion et par la durée. C'est ça qui est effrayant.
Oui, c'est vrai, la communauté qui s'exprime est une minorité par rapport à la masse de consommateur en général (du 90 - 10, ou 80 - 20 dans le meilleur des cas).
Mais c'est cette minorité qui fait la pluie et le beau temps. C'est cette "minorité" qui est prise en compte, qui est écouté, et qui modifie l'aspect final des choses. Parce qu'elle concentre à l’extrême les attentes et les rejets.
Une fanbase est un bien précieux, en particulier dans le milieu du jeu-vidéo. Et c'est le meilleur stress test qui existe pour une idée.
La clé du succès est dans la base du mouvement RetakeME3:
Cohésion
Dévotion
et... Calme
Modifié par N30795, 21 mars 2012 - 03:55 .