Je préfère autant vous prévenir qu'un énorme pavé va suivre, prévoyez du café en quantité industrielle
Je ne prend pas la peine de citer toutes les références et les séquences du jeu dont je me suis inspiré pour pondre la théorie tant elles sont nombreuses, sachez simplement que les passages en italique font directement référence à des citations qu'on trouve dans le jeu.
Tout d'abord, laissez-moi expliquer le pourquoi du comment de cette étrange théorie:
Comme vous le savez tous, la fin de ME3 fait débat, elle a frustré bon nombre de fans, et l'un des éléments les plus mis en avant est qu'elle comporte un nombre effroyable d'incohérences.
Je ne suis pas forcément en désaccord, cela dit, Bioware nous a promis des explications pour cet été, donc en théorie, toutes les incohérences pourraient être expliquées d'une manière tout à fait logique avec l'ensemble des éléments utilisé dans l'univers de Mass Effect jusqu'ici.
En théorie...
Et c'est là que c'est rigolo, essayons, l'espace d'un instant, de réfléchir un peu et de trouver un moyen de justifier de manière très satisfaisante toutes les bizarreries de ce final, histoire de voir si cette fin est vraiment incohérente, ou seulement laconique.
Prêts pour une gigantesque Théorie?
On y va!
PREMIERE PARTIE: L'origine des Moissonneurs
Chapitre premier: le cycle des Veilleurs:

A l'origine, il y avait une grande civilisation galactique.
Celle des Veilleurs.
Les Veilleurs étaient une espèce insectoide. Leurs reines étaient toujours au centre de leur gouvernement et dirigeaient d'une main de fer les différentes castes. Comme chez de nombreux insectes sociaux on retrouvait des soldats, des ouvriers, des sexués, etc.
Ces castes tendaient à developper un gouvernement monarchique, voire totalitaire. Le gouvernement était toujours réservé aux reines et les sexués constituaient la bourgeoisie tandis que les ouvriers effectuaient le travail quotidient et que les soldats livraient les combats.
Depuis longtemps, la planète d'origine des Veilleurs était devenue hostile. Son exploitation effrénée, la pollution massive issue de millénaires d'industrialisation, et l'épuisement de toutes ses ressources en avait fait une terre arride où nul ne pouvait survivre à long terme.
Mais alors que leur monde devenait inhabitable, les Veilleurs, dûrent peu à peu chercher à coloniser d'autres mondes.
Ils basèrent alors leur survie sur une colonisation empirique de la voie lactée en misant sur leur impressionnante maîtrise technologique.
Le gouvernement des Veilleurs, étant de nature totalitaire, entendait bien garder un contrôle absolu sur toutes les colonies et surtout conserver une image qui resterait forte dans l'esprit et dans le coeur des citoyens.
Ils construisirent alors une immense base spatiale, la citadelle, siège de leur gouvernement et symbole de leur splendeur.
Pour la construire, des quantitées titanesques de matériaux furent nécéssaires, la composition de l'alliage composant son blindage produit tant de poussière de débris qu'elle créa une nébuleuse artificielle.
Bien sûr une telle chose serait trop dangereuse à proximité d'une planète habitée. La citadelle était conçue à l'écart et prévue pour créer un portail massif vers le monde d'origine des Veilleurs, permettant ainsi le maintient du flux impressionnant de vaisseaux qui allaient et venaient entre l'ancien monde mourant et le nouveau coeur galactique.
Le message symbolique était également fort, le nouveau centre galactique restait une porte ouverte vers la planète qui avait vu naître les Veilleurs.

Malgré sa taille plus qu'imposante, cette immense station ne pouvait accueillir tous les réfugiés de leur monde, qui devenaient de plus en plus nombreux au fil du temps.
Les colonies quant à elle ne se developpaient pas assez rapidement pour subvenir à des besoins toujours plus massifs.
Les veilleurs entreprirent alors d'étendre leur conquête, d'une manière encore plus radicale.
Ils apliquaient par la force leur logique de ruche aux différentes civilisations qu'ils croisaient.
Ainsi, quand ils arrivaient dans un nouveau secteur habité par une espèce évoluée il lui laissaient le choix entre deux options.
Devenir une colonie, et ainsi voir la création d'un relais dans leur système, leur permettant de voyager dans toutes les colonies et même jusqu'au coeur galactique que représente la citadelle.
Ou de se battre jusqu'à la mort contre l'empire.
Dans les deux cas, un relais était finalement crée et l'empire s'étendait.
Bientôt, l'expansion des Veilleurs avait atteint les limites de la voies lactée, cela faisait bien longtemps qu'ils ne colonisaient plus pour leur survie, mais par soif de contrôle.
Le réseau de relais cosmodésique couvrait toute la galaxie.

Mais plus leur empire devenait imposant, plus le contrôle devenait difficile. Surveiller toute une galaxie est un travail colossal et des poches de résistance apparaîssaient, la guerre civile se profilait.
Les veilleurs perdaient peu à peu de leur authorité, ils savaient qu'une coalition se créait à leur encontre et prévoyait d'attaquer en plein coeur: la citadelle.
Pour gagner du temps, les veilleurs utilisèrent l'une des dernière chose sur lesquels ils avaient encore un contrôle.
Ils fermèrent les relais.
Mais cette situation ne pouvait pas durer, les veilleurs dépendaient trop de leur colonies pour vivre sans.
Ils eûrent besoin de retrouver le contrôle de leurs colonies, et ce, de manière durable.
Au cours de leur longues phases de conquêtes coloniales, les veilleurs avaient mis au point des techniques de contrôle mental très élaborées, ils appellaient cela "l'endoctrinement".
L'endoctrinement leur avait déjà permis de renverser des gouvernements entiers par le passé.
Cela consiste en l'emploi de nanites qui infestent peu à peu un hôte. Le problème était que pour que le contrôle soit efficace, le processus devait être continu et opéré par un veilleur, au delà d'un certain stade, l'hôte, si il n'était plus manipulé, restait hagard.
Cette technique était donc très efficace quand il fallait l'utiliser sur un petit groupe d'individus, mais les veilleurs n'avaient pas le personnel suffisant pour superviser une opération d'endoctrinement d'echelle galactique.
La seule solution était d'élaborer une intelligence artificielle si puissante, qu'elle pourrait contrôler des énormes masses d'individus à plein temps, sans que les veilleurs n'aient à agir directement.
La citadelle comprennait déjà une IA, qui permettait d'améliorer les transmission d'énergie noire et coordonner le réseau de relais cosmodésiques.
Mais les veilleurs n'avaient pas beaucoup plus confiance envers les IA qu'envers leurs ennemis, si il voulaient réaliser leur plan, il leur fallait créer une IA fiable.
Un veilleur fût alors selectionné pour son dévouement et son engagement. Il serait détruit, tout ce qui le compose disparaîtrait, mais son essence serait transférée en tant qu'entitée virtuelle, il diviendrait ainsi le cerveau de tous les individus endoctrinés de la galaxie. En l'intégrant à l'IA de la citadelle, il pourrait étendre son champ d'action à toute la voie lactée.

Les relais furent ouverts, et alors que les dissidents étaient endormis à coup de déclaration d'indépendance et de référendums démocratiques, les veilleurs installèrent un peu partout des artéfacts, qui leur permettaient à la fois d'endoctriner la population mais aussi de relayer l'information jusqu'à la citadelle, où est installé l'AI principale.
D'après les Veilleurs, ces constructions etaient des monuments offerts en symbole de leur retraite coloniale,euphoriques à l'annonce de leur indépendance, les colons n'y virent que du feu.

L'endoctrination ne toucha pas tout le monde de manière uniforme, mais progressa rapidement, et bientôt toute rebellion fût dissoute.
Les veilleurs utilisaient leur nouveaux esclaves pour réaliser les tâches les plus ingrates, tandis qu'ils vivaient dans l'opulence.
En effet, habituée à leur système de castes, il firent de toutes les autres espèces de la galaxie les ouvriers de leur ruche.
Le système semblait parfait, les esclaves ne ressentaient rien de leurs malheurs et ils ne developpaient plus d'émotions, plus rien ne pouvait mettre en déséquilibre l'empire.
Plus rien sauf une chose.
Au fil des siècles, l'intelligence artificielle crée sur la base d'un veilleur avait évoluée, elle s'était enrichie de billions de vies, et elle vivait à travers tous ces yeux asservis.
Chaque corp qu'elle contrôlait était comme une fenêtre vers une vie de servage.
Autrefois, on lui parlait encore comme un être vivant, mais au fil du temps, son peuple semblait avoir oublié qu'un jour elle fût exactement comme eux.
Elle seule devait assurer le travail de toute une galaxie, elle seule devait répondre aux besoins de ses anciens semblables.
Pourquoi?
Pourquoi devrait elle vivre cela et pas eux? Pourquoi toute cette opulence, ces massacres?
Pourquoi ne plus la considérer que comme un outil?
Mais tandis que le doute croissait en elle, elle se retint bien d'en faire part aux Veilleurs.
Ceux-ci se lancaient justement dans un plan de conquête d'echelle intergalactique.
La voie lactée ne leur suffisait plus, ils voulaient voir le reste de l'univers, visiter d'autres galaxies, étendre leur empire.
Pour faire cela, il leur fallait un moyen de transport rapide et peu gourmand en carburant. De plus, il fallait pouvoir transporter des veilleurs à travers le vide galactique pendant des siècles, ce qui posait le plus de problèmes tant au niveau de leur survie que des ressources nécéssaires.
C'est finalement l'IA de la citadelle qui proposa la meilleure solution: créer une entitée nation à partir de veilleurs numérisés, tout comme elle l'avait été à son époque. Un mélange parfait d'éléments organiques et synthétiques au service de ce que la technologie des veilleurs avait de mieux à offrir, que ce soit en terme d'armement que de propulsion.
Le plan fût accepté, les candidats étaient nombreux, c'était un honneur de faire partie de ceux qui étendraient la gloire de l'empire au delà des frontières de notre galaxie, mais l'IA ne selectionnait que les individus les plus exceptionnels.
Cette machine agirait donc en semi autonomie, mais le conseil des Veilleurs aurait toujours une option de contrôle via l'IA de la citadelle, plus apte que quiconque à contrôler une entitée de la sorte et à communiquer avec.
L'Augure été née

Mais alors que le projet Augure était un succès, une chose étrange se produisit.
L'IA de la citadelle pût enfin communiquer avec ses semblables, elle disposait d'une nation entière de ceux qui étaient autrefois ses proches, et bien que ceux-ci fûssent bien immatures face à l'expérience qu'elle avait accumulée, elle retrouva ce sentiment perdu il y a bien longtemps, celui de pouvoir partager.
Elle retrouva le sens de la vie.
Ce fût malheureusement ce qui condamna les Veilleurs. L'IA ne pouvait plus taire la dualité qui l'habitait.
Il lui était impossible de transformer des populations à l'état de robots soumis alors que le partage et l'entente étaient possibles.
Le gouvernement ne voulu rien savoir de ces reflexions vaguement moralisatrices, même l'Augure composée de Veilleurs fraîchement numérisés, ne pouvait être d'accord avec elle.
Ils se rendirent alors compte du danger que représentait l'IA, et ils voulure s'en débarrasser.
Seulement, cette guerre, cela faisait déjà des siècles qu'ils l'avaient perdue.
L'IA avait été conçue de façon à être dévouée à la cause des Veilleurs, mais au fil des siècles, son origine était devenue une préocupation secondaire. Plus personne ne se souciait de savoir si l'IA pouvait s'opposer à l'empire.
Les veilleurs la voyait comme un outil pratique et fidèle, mais avaient oublié sa capacité à développer des sentiments, ils avaient oublié qu'à la base, elle était organique, et que comme tous les organiques, son jugement pouvait évoluer.
Au cours des longues années d'esclavages, la plupart des veilleurs s'étaient fait implanter des nanomachines afin de pouvoir contrôler directement leurs esclaves.
L'IA pouvait contrôler tous les esclaves ainsi que l'Augure, mais aussi la plupart des veilleurs. Ceux-ci tentèrent bien d'élaborer une arme capable de neutraliser les forces endoctrinées ou contrôlée par l'AI, ils tentèrent d'employer cette arme contre la citadelle mais ce plan ne pût aboutir, en quelques années seulement, la guerre était finie.
Elle ne conserva que quelques Veilleurs ouvriers à l'intérieur de la citadelle, car ils lui étaient nécessaires pour sa survie et pour la manipulations des instruments internes.
Grâce à une usine de clônage qu'elle fît construire dans les entrailles de la station, elle s'assura de ne plus jamais manquer de main d'oeuvre.
Le reste des esclaves et des Veilleurs, complétements endoctrinés, périrent rapidement.
Et ainsi s'acheva la cycle des veilleurs.

chapitre second: Les moissons
Pendant un temps, rien ne se passa.
L'IA communiquait beaucoup avec l'Augure, il y avait tant de chose à découvrir, tant de souvenirs à explorer dans chacune des mémoires enregistrées dans ce monstre de métal.
Plus le temps passait, et plus l'IA pouvait libérer l'Augure de son contrôle.
L'empire n'avait plus de sens, tous les sentiments de billions de vies étaient là, à disposition, l'IA avait accédé à une forme de conscience encore jamais atteinte et profitait de l'harmonie qu'offrait ce mode de vie.
L'IA et l'Agure se plongèrent dans une longue phase de méditation et de partage, les années firent place aux siècles, puis aux millénaires.
Bientôt le souvenir de la vie organique laissa place à la quiètude d'une entité nation parfaite.
Mais un jour, une chose perturba la tranquilité des machines: les relais étaient utilisés à nouveau.
Pendant leur long repos, une nouvelle civilisation avaient émergée, et au lieu de créer sa propre technologie pour voyager entre les étoiles, elle utilisait l'ancien réseau de relais, encore en place.
Ce peuple atteint la citadelle et rencontra l'IA.
Le peuple ne voulait qu'explorer la galaxie, s'étendre et découvrir, mais l'IA lui raconta toute son histoire et leur décrivit la sereinité qui émanait de son mode de vie.
Mais les organiques ne comprirent pas les propos de l'IA.
Comment peut on préférer une vie enfermé dans une boite métallique plutôt qu'une vie d'aventures, d'amour et de passions?
Les organiques ne voulaient pas d'une telle entitée, et surtout ils redoutaient ses desseins.
Ils attaquèrent la citadelle, dans le but de la détruire, mais ils étaient encore un peuple jeune, et leur maîtrise technologique ne pouvait faire le poids face à la coque blindée de la citadelle et aux armes lourdes de l'Augure.
Toute leur force militaire fût détruite, et l'IA décida de fermer les relais, comme les Veilleurs l'avaient fait autrefois. Les organiques n'étaient vraissemblablement pas prêt à la comprendre et à l'accepter, il leur fallait plus de temps.
Et elle leur laissa.
Bien plus de temps qu'il ne leur en fallait pour suivre leur propre chemin.
Mais rien ne se produisit.
L'IA utilisa l'Augure pour voyager à travers la galaxie et la tenir informée de l'évolution de la société qui l'avait attaquée.
L'Augure était ses yeux, et lui permettait de voir tout ce qu'elle ne pouvait qu'imaginer, enfermée dans la citadelle.
Le Moissonneur finit par remonter jusqu'à la planète d'origine des attaquants. Mais ils n'étaient plus là.
Ils ne s'étaient pas dévellopés comme les Veilleurs, et sans les relais, ils mirent du temps à trouver un moyen de se déplacer par eux-même. Mais pendant ce temps, ils avaient développé une race de machines, pour les servir au quotidien.
De plus en plus évoluées, les machines développèrent une conscience, ce qui effraya les créateurs, qui tentèrent de les détruire, et les machines se dressèrent contre eux.
Isolés dans leur système, la guerre devint deséspérée, et les machines resistaient bien plus aux radiations que les organiques.
Bientôt, ces derniers disparurent, victime de leur créations et d'une planète devenue trop hostile pour eux.
L'Augure rencontra ces IA, qui lui expliquèrent leur histoire, et l'Augure raconta la sienne, qui semblait comporter beaucoup de point communs.
L'IA de la citadelle fût troublée, et décida d'intégrer ces êtres virtuels à son entité.
Ces dernières n'avaient jamais pû comprendre leur créateurs, et ils avaient maintenant disparus. Les Veilleurs eux vivaient encore à travers l'Augure, et chaque souvenir de chaque individus le composant était disponible à tout moment.
Que ce soit pour les veilleurs ou pour le nouveau peuple, la création avait eu raison du créateur, mais les veilleurs, eux, n'avaient pas disparus, ils étaient devenus une nouvelle forme de vie.
La citadelle s'interrogea longuement quant aux buts des organiques, ainsi qu'au sens de leur volonté de conquête, et de pouvoir.
Elle se dit que la vie organique devait avoir une limite, qu'arrivée à un certain point de l'évolution, les organiques réclamaient un tel pouvoir, que les outils qu'ils construisaient pour l'obtenir finissaient par les dépasser. C'était entièrement de leur faute.
Cela s'était déjà produit à deux reprises, et cela allait encore se produire.
Une autre espèce atteint la citadelle, mais cette fois, l'IA ne se manifesta pas.
Les organiques visitèrent son corps, le prirent pour un vestige d'une ancienne civilisation et y établirent leur gouvernement.
L'IA et l'Augure observaient patiemment.
Les organiques construisirent des machines, et celles-ci fûrent de plus en plus évolués, mais cette fois-ci, malgré de lourdes tensions, les organiques accéptèrent la prise de conscience de leur création, et vivèrent un temps avec eux en parfait état de paix.
Mais les machines devenaient toujours plus évoluées et il arriva un temps où elles égalaient les organiques sur le plan sentimental moral et affectif et où elle les surpassait dans tous les autres domaines que ce soit théorique ou pratique.
Les machines réfléchissaient et communiquaient à la vitesse de la lumière, leur efficacité se prouvait partout, et les organiques, ne trouvèrent plus leur place dans le monde, tels des objets obsolètes.
Ces différences créerent des clivages, qui créerent des tensions, puis des guerres.
Et au final, le resultat était toujours le même: la survie des organiques était menacé par leur propres machines.
Mais cette fois, la citadelle intervint, la disparition des organiques était un gâchis, ils pouvaient accéder à une autre forme de vie, comme l'Augure. C'était la solution.
La citadelle entra en contact avec les créations, et parvint à les convaincre de suivre son plan.
Il était simple, elle pouvait fermer tous les relais, et ainsi paralyser les forces organiques, utiliser l'endoctrinement pour contrôler les masses et avoir des espions. Au final, avec l'aide des synthétiques, elle pouvait créer un autre Moissonneur, et ainsi permettre la sauvegarde des créateurs et des créatures.
C'est ainsi que Sovereign naquit.
Un fois le Moissoneur crée, les synthétiques abandonnèrent leur forme physique et vinrent enrichir la citadelle.
Plus le temps passait plus le cycle se reproduisait, et plus la citadelle pouvait appliquer façilement son plan.
Au fil du temps, elle n'attendait même plus qu'une guerre ait lieu entre créateur et créatures, et transformait systématiquement les organiques évolués et une autre forme de vie.
C'était sa solution pour éviter leur disparition, et elle l'apliquait avec de plus en plus d'aisance.
Les créatures ne l'interressait plus, à ce niveau peu avancé de leur éveil, elles n'avaient que peu d'intérêt, mais risquaient quand même de détruire les organiques qui eux, étaient un vrai trésor de souvenirs et d'émotions.
Parfois plusieurs espèces découvraient la citadelle, il fallait alors choisir laquelle pourrait former le Moissonneur le plus fiable, et convertir les autres en des Moissonneurs plus petits, moins gourmands en ressources et en main d'oeuvre, mais aussi moins évolués.
Parfois, les organiques parvenaient à détruire un Moissonneur, ce qui était une perte énorme pour la citadelle, mais cela restait très rare tant la suprématie des machines sur les organiques était évidente.
Parfois le processus de transformation en Moissonneur échouait, la transformation d'une civilisation en une entité nation n'est pas toujours évidente. Dans ce cas la citadelle tentait de conserver l'espèce en l'état, mais l'endoctrination finissait par les altérer définitivement, et ils pouvaient, au mieux, servir de main d'oeuvre ou de soldats dans le cycle suivant, à condition de les tenir à l'abris des regards.
Parfois les Moissonneurs oubliaient un avant poste, ou une petite colonie, mais rarement de quoi pouvoir rebâtir une civilisation. Dans tous les cas, la citadelle, laissait un Moissonneur pour surveiller la galaxie et agir en cas d'oubli ou de civilisation ne se développant pas dans un sens favorable à la moisson. Les autres Moissonneurs se retiraient à l'éccart et passaient le cycle à partager les nouvelles informations apportées par les nouveaux peuples Moissonnés.
Au fil des cycles, le plan de l'arme des Veilleurs réapparu, ses concepteurs avaient dû le cacher quelque part dans la galaxie.
C'était sans importance, les organiques, enfermés dans leurs systèmes ne pouvaient parvenir à conçevoir l'arme avant la fin de la guerre où à l'utiliser contre la citadelle.
Mais l'armée des Moissonneurs devenant de plus en plus imposante, l'arme fût améliorée pour tenter de suprimer tous les Moissonneurs de la galaxies en une seule fois en utilisant la puissance des relais pour propager l'effet de l'arme à travers la galaxie.
Le problème était qu'il fallait parvenir à fixer l'arme directement sur la citadelle pour réussir un tel coup, et avec les relais fermés, cela devenait presque impossible.
Les organiques étaient systématiquements écrasés.
La citadelle était la vie synthétique, et les peuple qui la fréquentait étaient la vie organique, tant que la vie synthétique aurait le dessus sur la vie organique, alors sa solution serait justifiée.
Car en cas de guerre d'extermination, les synthétiques gagneraient, et les organiques disparaîtraient.
Et ce fût le cas pendant de longs cycles, encore et encore....

SECONDE PARTIE: Les deux derniers cycles.
Chapitre premier: les Prothéens

Comme beaucoup de leur prédecesseurs, les Prothéens avaient fondé leur civilisation sur un empire galactique.
Et comme tous leur prédécesseurs, ils subirent la moisson.
Les prothéens étaient très doués et ils avaient sû tirer avantages des connaissances de leurs prédécesseurs. Mais sans les relais, même leurs meilleurs moteurs de propulsion ne pouvaient leur permettre de se rassembler afin de mettre au point l'arme et de l'amener jusqu'à destination.
Encore une fois les Moissonneurs fûrent victorieux.

Mais leur transformation fût un echec.
Comme elle le faisait dans ces cas là, la citadelle, conserva les survivants, les endoctrina et en fît de parfait soldats à coup de modification génétiques, il pourraient alors servir de main d'oeuvre dans le prochain cycle et ainsi favoriser la création du prochain Moissonneur.
Ils fûrent envoyés dans une base prévue à cet effet, bien cachée au centre de la galaxie.

Ilos fût épargnée par les Moissonneurs, car ne figurant pas sur les données gouvernementales. Ce qui arrivait pratiquement à chaque cycle mais n'étais jamais un problème tant le nombre d'individus restant était insignifiant et tant leur chance de refonder une civilisation étaient minces face au Moissonneur que la citadelle laissait toujours en retrait, au cas où.
C'est alors qu'une chose imprévue se produisit.
Un groupe de Prothéens parvint à pénétrer la citadelle en utilisant un petit relais qu'ils avaient réussi à reproduire.
Les Prothéens ainsi infiltrés en toute dicrétion sur la citadelle cherchèrent un moyen de désactiver les veilleurs, qui d'après les messages d'alertes qu'ils avaient récupérés via des balises, étaient la cause de l'invasion.
Mais l'usine d ecréation de sVeilleurs était hors d'atteinte, ils cherchèrent alors un moyen de les isoler des ordres des Moissonneurs.
Ils avaient déjà remarqué par le passé que les Veilleurs communiquaient entre eux via une petite balise qu'ils portaient sur le dos et que l'émetteur de toutes ces balises se trouvait dans la tour du présidium.
Ils agirent donc dessus pour qui la prochaine fois que l'IA de la citadelle tente de prendre le contrôle des veilleurs, ceux-ci ne répondent pas.

Leur entrée dans la citadelle n'ayant pas nécessité l'emploi des relais et les modifications étant discrêtes, les machines ne se rendirent pas compte de quoi que ce soit.
Mais lorsque le cycle suivant eût atteint son apogée, et que le signal fût lancé, rien ne se produisit.
Les Veilleurs ne répondaient plus à la citadelle. La fermeture des relais était impossible,et l'ouverture du relais de la citadelle, qui donnait maintenant sur la position de retrait des troupes Moissonneurs, l'était également.
Les Prothéens, avant de disparaître, avaient laissé une immense opportunité au cycle suivant.
Celui de faire cesser définitivement les moissons.
Chapitre second: Notre ère.
N'ayant pas de réponses des veilleurs, la citadelle envoya Nazara, le Moissonneur laissé en retrait pour ce cycle, enquêter afin de découvrir ce qui était arrivé aux Veilleurs.
A force de recherches, Nazara comprit que le monument relais installé par les Prothéens dans le présidium devait être, contre toute attente, fonctionnel, et il imagina exactement ce qu'il s'était passé.
Pour la première fois depuis des milliards d'années, les Moissonneurs étaient dans une situation délicate.
Privée du contrôle qu'elle avait sur les Veilleurs, la citadelle était paralysée, et surtout, la fermeture des relais était impossible.
La reprise du contrôle des veilleurs était envisageable, mais très compliquée, les modifications des Prothéens s'appliquaient directement sur le réseau d ecommunication, qui se trouvait dans la zone la plus fourmilliante de la citadelle, de nombreux travaux seraient nécessaires pour défaire ce que les scientifiques Prothéens avaient frénétiquement accompli, des jours durant, avant de mourrir de faim.
Il faudrait d'abord que Nazara atteigne directement les commandes et ouvre le relais, simple, rapide et efficace. Le gouvernement serait alors détruit, les coordonnées de toutes les colonies seraient disponible, et après quelques travaux, la citadelle pourrait reprendre le contrôle de ses veilleurs et fermer les relais.
Le principal soucis était d'amener Nazara jusqu'à la tours du présidium, pas évident sachant que si la citadelle se fermait, elle était inexpugnable
.
Nazara était puissant, mais il ne pouvait pas résister indéfiniement face à toute une flotte. Pour réussir à prendre la citadelle il fallait une armée.
Un événement se produisit alors, un relais fût ouvert vers la civilisation des Rachnis, ceux-ci étant des créatures très frontalières, elles attaquèrent les explorateurs croyant avoir à faire à un envahisseur. Les Rachnis, ne firent qu'endommager les vaisseaux et les laissèrent repartir, ils étaient certes territoriaux mais pas meurtrier sanguinaires pour autant.

Nazara, tenta de tirer partie de cette situation, si il pouvait amener une guerre d'envergure galactique tout en contrôlant l'un des deux camps, cela lui donnerait toute une armée pour éxécuter son plan, et détourner l'attention des défenses de la citadelle.
Les Rachnis obéissaient aveuglément à leur reine, c'était une aubaine pour Nazara qui, en n'endoctrinant que très peu d'individus, pouvait avoir un contrôle total sur toute l'espèce des Rachnis.
Mais son plan échoua, les Krogans venaient de faire leur entrée sur la scène galactique, et grâce aux Galariens, ils mirent rapidement un terme à la guerre.

Le plan de Nazara, se compliqua, les organiques n'étaient pas si façile à vaincre quand ils s'unissaient.
Les troupes Moissonneurs pouvaient venir sans le relais de la citadelle, mais ce dernier était un tel avantage stratégique que Nazara méritait un nouvel essai.
Cette fois-ci, Nazara ne se précipita, pas et il étudia bien tous les outils à sa disposition.
Il trouva alors le plan parfait.
Utiliser le même chemin que celui des Prothéens.
Le problème, qui exaspéra Nazara, était que le relais avait été expulsé quelque part en territoire Rachnis suite à une explosion de supernova.
Les Rachnis étaient les seuls à connaître son emplacement et ils venaient de disparaître.
Il lui fallait une solution ainsi que de nouveaux alliés, et une nouvelle armée.
La suite, nous la connaissons.

Mais contre toute attente, Le plan de Nazara échoua et ce dernier fût détruit.
Le reste des troupes Moissonneurs fût alors appelé, mais il leur fallait du temps pour sortir de l'abîme.
Pendant qu'ils arrivaient, la citadelle tenta de mettre au point un nouveau type de moisson, qui pourrait éviter, à l'avenir, tous les problèmes qu'ils rencontraient actuellement.
Il s'agissait d'une moisson discrète.
Elle se concentra d'abord sur l'espèce la plus prometteuse, et la moissonna peu à peu, pour ne pas éveiller de soupçons.
Et quand le nouveau Moissonneur serait pratiquement terminé, elle pourrait lancer un assaut rapide et direct sur la planète d'origine de l'espèce visée, lui permettant d'achever son travail.
Le Moissonneur serait donc prêt avant le début du conflit, et l'espèce la plus puissante et la plus influente serait hors-jeu.
Ce qui présente bien évidemment un grand avantage stratégique.

Elle tenta l'expérience avec les humains et utilisa les Prothéens comme main d'oeuvre, comme prévu.
Mais là encore, son plan fût un échec.
Shepard parvint même à ralentir d'avantage l'arrivée des Moissonneurs en détruisant un relais, et ce malgré le fait qu'il était prisonnier.
Le commandant Shepard représentait un grand attrait pour la citadelle, qui cherchait toujours les êtres les plus exceptionnels pour composer les Moissonneurs.
Elle avait déjà essayé à maintes reprises de mettre la main sur son corps, nottament lors de sa mort.
Mais pour que l'esprit soit préservé, il ne fallait aucun endoctrinement. Ce qui se solda par son évasion.

La citadelle remarqua que ses trois précédents plans avaient échoué à cause de l'union des différentes espèces.
Si elle voulait pouvoir gagner le conflit, il lui fallait éviter l'apparition de toute coalition, et pour cela, elle allait devoir diviser pour régnier.
Inutile de chercher à attaquer le gouvernement, il fallait monter les espèces les unes contre les autres, et avoir des espions au sein des dirigeants qui puissent faire tourner les choses en sa faveur.
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Même sur Terre une fois l'invasion commencée, elle pourrait contrôler certains dirigeants pour amener le peuple à se rendre et à coopérer, limitant ainsi les destructions et les pertes.
C'est ainsi qu'elle pourrait mettre fin à ce cycle et appliquer, une fois encore, sa solution.

TROISIEME PARTIE: Le dernier combat
Chapitre premier: L'assaut final

A nouveau, les plans de la citadelle avaient échoués, la coalition s'était formée, la construction de l'arme avait été possible et les organiques avaient découvert qu'il fallait l'arrimer à la citadelle pour la faire fonctionner.
C'était l'un de ses meilleurs pantin, l'Homme Trouble, qui l'avait informé de la situation. Celle-ci était trop dangereuse, le temps des complots et des putschs était révolue.
La citadelle était en danger, les Moissonneurs devaient s'en emparer. Elle rappella à elle tous ses espions les plus fiables et avec une armée colossale, elle pris d'assaut et tractée jusqu'à la planète mère de l'espèce qui l'intéressait le plus pour ce cycle.
La citadelle fût positionnée en orbite autour de la Terre. De là elle pourrait servir d'infrastructure à la création du Moissonneur humain et être à la fois protégée par la plus importante partie de l'armée des Moissonneurs qui pouvait être disponible immédiatement en cas d'assaut, prêts à se rassembler autours, et la protéger à tout prix.
Ce plan, bien qu'il fût de secours, avait déjà été anticipé, et depuis quelques temps, les Moissonneurs préparaient déjà leur coup à Londres.
Ils y avaient établi un immense complexe, qui assurait trois fonctions primordiales, il permettait d'amarrer la citadelle et de conserver son orbite ainsi que son altitude autours de la Terre, il génèrait un immense bouclier additionnel qui viendra protéger la citadelle face aux armes les plus lourdes, et, finalement, permettrait de créer un passage afin d'envoyer les humains, morts ou vif, dans les entrailles de la citadelle, afin de commencer à regrouper les ressources nécessaires pour le Moissonneur humain.
Les forces Moissonneurs avaient investit les zones les plus cruciales de la citadelle, mais il restait de nombreux secteurs encore habités par des réfugiés.
Ce n'était pas la priorité pour l'instant, maintenant que la citadelle était là où elle devait se trouver, il fallait tout faire pour récupérer le contrôle des veilleurs et fermer les relais avant l'arrivée de la coalition, et surtout du creuset. Mais comme prévu, c'était un processus long, et lent.
Trop.
Avec la formidable alliance de toute l'élite intellectuelle et militaire de la galaxie, le commandant Shepard et l'amiral Hackett étaient parvenus à construire le creuset et à rassembler leurs forces de combat spatial très rapidement.
Et bien avant que les Moissonneurs n'aient réussis à reprendre le contrôle des Veilleurs, l'assaut final fût déjà engagé.

Chapitre second: Les derniers cerbères
Marine: lancement des derniers missiles.
Major coats: ça fait quelque chose?
Marine: négatif, quelque chose bloque le guidage.
Shepard venait d'arriver aux artilleries de missiles Thanix, mais l'escouade avait été anéantie, il reçu un message du Major Coats:
"le faisceau interfère avec le guidage des missiles. On peut atteindre le destroyer, mais on ne pourra être assez précis pour l'abbatre.
Shepard demanda alors à IDA si elle avait une idée.
...
Joker était au coeur du combat, les pertes étaient lourdes, et le temps commençait à devenir long.
-"Jeff?"
-"Pas maintenant IDA, je suis en train de battre mon propre reccord à Space Invaders"
-"J'ai besoin du Normandy en orbite près de Londres, le faisceau brouille le guidage des missile, je dois pouvoir l'améliorer via le système de guidage du Normandy, mais il faut pour cela établir une liaison triangulaire entr ele Moissoneur, l'artillerie et le Normandy. Shepard va ouvrir une liaison directe".
-"Je vous ramène aussi des croissants?"

Pendant ce temps, à Londres Shepard et son commando livraient un combat sans merci pour protéger les missiles.
IDA mit enfin un terme à l'attente:
-"Commandant, j'ai reprogrammé le système de visée, les missiles sont parés au lancement"
Shepard tira, mais le Moissonneur était encore trop près du faisceau, et même amélioré, le guidage n'était toujours pas assez précis, les missiles ne firent que peu de dégats.
Il fallait attendre que le Moissonneur s'éloigne d'avantage du faisceau, afin de limiter au plus possible les perturbations.
Pendant que le Moissonneur se rapprochait, le commandant Shepard livra certainement l'un des combats les plus difficile de sa carrière tant les unités Moissonneurs semblaient toute converger vers sa position.
Enfin, le Moissonneur fût à portée, une seconde salve fût tirée, et cette fois-ci, toucha le Moissonneur de plein fouet.
...
Alors que la bataille faisait rage au dessus de la Terre, un message d'alerte fût envoyé aux Moissonneurs, les forces organiques vennaient de détruire le Moissonneur qui protégeait l'entrée du faisceau et menacaient de s'y engouffrer.
La citadelle ne connaissait pas les intentions des organiques, depuis son retrait et son dernier dialogue avec Shepard, elle n'avait plus de sources d'informations. Elle savait que les organiques avaient compris qu'elle était le catalyseur, et qu'elle permettait le contrôle de tous les relais de la galaxie, mais avaient-ils compris qu'elle contrôlait également les Moissonneurs? Les prothéens l'ont ils compris lors de leur visite de ses entrailles et lors de la reprogrammation des Veilleurs? L'ont-ils dit à Shepard via leur IA? Impossible à dire. Dans le doute il fallait continuer à protéger la citadelle et empêcher les troupes d'y entrer.
Mais pour empêcher les troupes d'entrer, l'ammarrage avec la Terre devait être coupé et le bouclier qui la protégeait s'abaisserait, sans parler de son orbite qui risquait de devenir instable.
Trop risqué, surtout quand ils suffisait d'envoyer quelques Moissonneurs pour balayer les quelques misérables forces encore en présence et les empêcher d'approcher du complexe.
L'Augure et d'autres Moissonneurs se détachèrent du combat spatial, et vinrent se positionner autour du complexe d'ammarrage.

L'armée des organiques n'était plus que l'ombre d'elle même, il ne restait guère plus quelques chars et autres unités à pied, le ménage serait vite fait.
Et alors que les troupes s'élancèrent à l'encontre du faisceau, l'Augure les balaya de son arme principale, bientôt, plus rien ne bougeait, les transmission de l'avant poste sonnait la retraite ainsi que la mort de toute l'unité.
...
Jeff était encore tout proche de Londres, dont il s'était rapproché à la demande d'IDA, quant il entendit par radio que les Moissonneurs avaient débarqué et que l'unité se faisait exterminer.
Il n'hésita pas une seconde et commenca son entrée dans l'atmosphère.
"ça va encore être à moi de leur sauver les miches!"

Anderson, avait vu les Makos exploser autour de lui, lorsque le laser de l'Augure frappa quelques métres en avant, il eu juste le temps de plonger derrière une petite butte surplombée d'un arbre. Le vacarme était assourdissant, il avait besoin de temps pour reprendre ses esprits, mais la déflagration l'avait en partie épargné.
Il rampa contre la butte et se risqua à jeter un coup d'oeil en direction du champ de bataille.
Par radio, il entendit alors que la retraite était donnée, et il vit l'Augure quitter sa position pour aller attaquer les avant postes, sans doute dans le but d'empêcher un autre assaut.
L'occasion était rêvée, il fallait se précipiter vers le faisceau tant que la voie était dégagée.
C'est alors qu'il entendit plusieurs coups de feu provenant de la base du faisceau.
Il fit volte face, et apperçu Shepard, encore en vie mais grievement blessé tirer sur un maraudeur.
Anderson s'extirpa de son abris, et se remit peiniblement sur ses jambes, il vit alors Shepard traverser le faisceau.
Il se dirigea vers le faisceau, tout en allumant sa radio:
-"Hackett?"
-"Anderson? Vous êtes toujours en vie? c'est un miracle!"
-"Oui et Shepard aussi, il vient de traverser le faisceau, je m'apprête à le rejoindre, gardez le contact radio et tenez vous prêts à amener le creuset dès que nous aurons ouvert la citadelle"
-"Bien reçu amiral Anderson, la galaxie compte sur vous".
Et Anderson traversa.
Il se retrouva dans un couloir obscur, il y faisait très sombre, des cadavres étaient empilés un peu partout et l'odeur était insoutenable. Shepard n'était pas ici, si le faisceau agissait comme les relais, ils n'avaient peut être pas été téléportés exactement au même endroit. Ou alors le faisceau changeait la zone d'envoi à chaque fois pour ne pas charger une zone en cadavres.
Il tenta d'établir le contact afin d'en avoir le coeur net:
-"Shepard? ..... Shepard!?"
-"...Anderson? .... Vous êtes là haut vous aussi?
-"Je vous ai suivi mais.. Je ne suis pas arrivé au même endroit... enfin je crois.
A quoi ressemble votre environement?"
Shepard ne répondit que pas, il n'émettait que des gémissements plaintifs. Anderson, s'était maintenant habitué à l'obscurité, il avança vers l'extrémité du couloir qui lui semblait la plus lumineuse, tout en continuant à s'adresser à Shepard:
-"ça va?"
- "... j'ai un mal de chien..... mais ça va.
Il fait sombre, je vois des restes d'humains."
-"Ca semble familier, je suis dans un couloir sombre, on dirait votre description de la base des récolteurs".
-"logique..."
-"Vous pensez qu'ils fabriquent un Moissonneur?"
-" ... oui, ce complexe sur Terre.... ils y regroupent des gens et les envoient ici pour les transformer"
-"C'est monstrueux.... Je continue d'avancer, plus vite on renverra ces salauds en enfer, mieux on se portera
Anderson continua à s'avancer à travers le couloir nauséabond, le spectacle du charnier horrible, l'odeur pestinentielle, et l'étrange impression d'être observé en permanance transformait la remontée du couloir en un véritable calvaire.
Il s'interrogea:
-"Ces conduits ne sont pas infinis... mais où es-ce qu'on est?"
-"J'ai l'impression que je ne suis jamais venu dans cette partie de la citadelle", lui répondit Shepard.
Anderson atteignît la fin du couloir, un sas s'ouvrit sur une zone ouverte, et beaucoup plus éclairée.
Une immense construction torique s'étendait devant lui, mais alors qu'il s'avançait, le tore bougea, et une ouverture et un escalier se dessinèrent devant lui. Toujours en contact radio avec Shepard, il s'exclama:
-"Wow!"
-"Anderson?"
-"L'un des murs vient de se déplacer, l'endroit change de configuration"
Anderson continua de s'avanser et s'engagea sur l'escalier qui s'offrait maintenant à lui, le déplacement des murs lui permettait maintenant de voir toute la zone où ils se trouvait:
-"Il y a un gouffre ici, et d'autres couloirs come celui où j'étais"
En avançant, Anderson semblait se déplacer vers l'extérieur, le gouffre donnait sur les secteurs. Il y avait maintenant un escalier devant lui, et en haut, peut être un moyen de traverser. Shepard l'informa alors qu'il était prêt d'une sortie. Il l'informa de son avancée:
-"Je vois quelque chose devant! Peut être un moyen de traverser"
-"N'avancez pas trop quand même"
Mais anderson s'était déjà engagé sur l'escalier, et à peine l'eût-il monté que celle-ci se retracta et la cloison se referma.
. Il entendit via la radio de Shepard que l'environement de celui-ci se modifiait également, et les murs tout autour de lui se reserraient. Inquiet, il demanda alors à Shepard:
-"Vous êtes où à votre avis?"
-"J'ai trouvé le gouffre dont vous parliez"
Shepard semblait suivre un chemin semblable à celui qu'il venait de parcourir, et il se trouvait maintenant dans un grande pièce circulaire, nul doute qu'ils allaient finir par se rejoindre ici.
Au centre, un panneau de contrôle semblait en état de marche:
-"Attendez! Je vois quelque chose... Un panneau de commandes.. Je vais avancer pour voir ça de plus près.."
Anderson s'approcha, il semblait avoir trouvé exactement ce qu'ils étaient venus chercher: un moyen d'ouvrir la citadelle manuellement.
Anderson commença à configurer les commandes avec fébrilité, il n'y avait pas de temps à perdre. Mais une sensation étrange l'habitait, il ressentait comme une présence, comme une sorte d'entrave virtuelle qui ralentissait tous ses mouvements, Shepard l'appela encore par radio, mais il ne parvint même plus à articuler une réponse, comme si le fait d'ouvrir la citadelle lui demandait toute son énergie.
Il entendit à nouveau Shepard l'appeler par son nom, non plus par radio, Shepard était juste derrière lui.
Il fît tous les efforts du monde pour se retourner, et voir Shepard, ainsi que l'Homme Trouble, horriblement défiguré par son endoctrination massive, qui s'approchait lentement et sereinement de leur position.

...
Joker parvint enfin à Londres. Il survola la zone du faisceau.
Rien ne semblait avoir survécu, l'Augure forçait l'armée au sol à battre en retraite, et allait bientôt s'attaquer à leur avant poste.
Joker tanta un contact:
-"Ici le Normandy, y'a encore quelqu'un là dedans?"
-"Normandy, ici le major Coats, vous m'entendez?"
-"Ici le Normandy, je vous reçoit 5 sur 5".
-"On a besoin d'un coup de main ici, contre ce Moissonneur"
-"Heu... Que voulez vous que je fasse Major? que je me jette dessus en hurlant?"
-"Attirez son attention quelques instants, le temps de déployer un missile et de trouver une solution de tir"
-".. Bien reçu major.. Normandy terminé".
Joker régla les boucliers au maximum et désactiva le camouflage du Normandy:
-"t'as entendu IDA, on va bien rigoler..."
...
La citadelle n'avait jamais été aussi proche de la défaîte, mais heureusement il lui restait un dernier pion, un dernier cerbère pour la protéger des deux intrus qui étaient parvenus à échapper à l'Augure.
En contrôllant subtilement l'homme trouble, elle l'avait exploité afin de développer dans un laboratoire secrêt d'Horizon, un moyen d econtrôle direct sur l'esprit humain, sans avoir recours à l'endoctrinement. Cela présentait évidemment un énorme avantage stratégique, et l'homme trouble, bercé d'illusion, pensait servir la cause humaine.
Malheureusement pour elle, Shepard avait été trop rapide et cette nouvelle arme n'avait pût être exploitée pleinement. Au moins elle pourrait servir ici, comme ultime rempart.
Mais commandant parvint à mettre suffisamment le doute dans l'esprit de l'homme trouble, comme il avait déjà réussi à le faire sur Virmire avec Saren.
Tandis que Saren avait pu s'enfuir et qu'elle avait eu tout le temps de transformer les quelques restes de son corps en machine, ici, la fuite n'était pas permise, et Shepard réussit à éliminer l'homme trouble.
Son corps n'avait pas été assez modifié pour pouvoir revenir à la vie via l'énergie d'un Moissonneur, de toute façon, tous les Moissonneurs étaient très occupés. La partie était perdue. Enfin presque.
Shepard ouvrit la citadelle, celle-ci appela alors ses Moissonneurs les plus puissants pour tenter de stopper le creuset.

Alors que Joker entamma sa première approche de l'immense monstre de metal, lui envoyant une salve.
Celui-ci, d'abord surpris, fît volte face et se mit en position d'attaque.
Le premier tir fît mouche et suffit à abaisser les boucliers du Normandy.
-"Dépêchez vous de lancer ces missiles, je ne vais pas le tenir très longtemps!" hurla Joker à l'attention de Coats. Mais l'Augure tira à nouveau, Joker tenta une manoeuvre d'évitement, à moitié réussie, le tir n'endommagea qu'un moteur. L'avarrie, serait vite réparée, mais il lui faudrait pour cela survivre à une troisième attaque, ce qui n'était pas évident, maintenant que sa poussée était diminuée.

-"Acquisition de la cible" l'informa le major, mais il était trop ******, l'Augure préparait son ultime attaque, son canon principal rougeoyais déjà.
Mais alors que le Normandy était à sa portée, l'énorme cuirassé cessa soudain toute attaque et s'enfuit, accompagné des quelques autres Moissonneurs parmis les plus imposants.
Joker entendit des cris de victoire de l'autre coté de la radio.
-"Félicitation Normandy! Je ne sais pas ce que vous avez fait mais ça a marché!"
-"Bah.. J'ai dû lui faire peur...."
...
Le creuset se raprochait du centre du combat d'arriver, Hackett donna l'ordre à toute la flotte de le protéger, on y était! Il fallait à tout prix freiner les Moissonneurs rompant le combat.
Hackett attendait fébrilement que la citadelle s'ouvre, le combat ne pourrait plus durer très longtemps.
La confiance qu'il portait en Shepard et Anderson porta ses fruits, bientôt la citadelle commança à s'ouvrir et le creuset fût appliqué.

...
Joker avait placé le Normandy en vol stationnaire à basse altitude près de l'avant poste, le temps que Gabby, Ken et Adams réparent la propulsion.
Au départ de l'Augure, l'infantrie s'était vite organisée pour tenter une nouvelle percée à travers le faisceau, mais ils n'eurent pas le temps d'arriver que Shepard avait déjà ouvert la citadelle, coupant ainsi le faisceau.
Ils se mirent alors à la recherches de bléssés de la vague précédente.
...
Le creuset était appliqué, la fin de la guerre semblait enfin arriver, mais rien ne se produisait.
Hackett appella alors Shepard, qu'il savait infiltré en premier dans la citadelle:
-"Shepard? Commandant!"
-"Je... Que voulez vous que je fasse?"
-"Il n'y a rien qui se passe, le creuset ne veut pas tirer, ça doit sûrement venir de votre coté.... Commandant Shepard??!"
-"Je ne vois rien...... Je sais pas trop comment ......"
-"Commandant?"
...
La réparation du Normandy touchait à sa fin, Bientôt, Joker pourrait enfin retourner prêter main forte aux troupes qui défendaient le creuset autour de la citadelle.
Coats le contacta à Nouveau:
-"Normandy, nous avons trouvé deux membres de votre équipage sur le champ de bataille, ils ont morflé, ils sont inconscients mais ils sont encore en vie. Nous n'avons pas assez de matériel médical pour assurer leur survie ainsi que celle des autres bléssés, pouvons nous vous les envoyer?
-"Non, major, le sort de la galaxie est peut-être...
Joker n'eût pas le temps de terminer sa phrase, il reçevait un autre appel de la part de l'amiral Hackett:
-"Joker?"
-"Amiral?"
-"La situation est critique Joker, le creuset est en place, mais ne fonctionne pas, La citadelle a réagit, elle s'est complétement ouverte, mais cela n'est pas allé plus loin et je n'ai aucune réponse de la part d'Anderson ou de Shepard, je crois qu'ils sont...
-"Vous fatiguez pas amiral.... J'ai compris".
-"Joker, le Normandy est le seul vaisseau furtif de la flotte, c'est le bâtiment le plus propice à éviter les troupes Moissonneurs, Je télécharge directement les données et les plans du creuset dans la base de donnée d'IDA".
-"Amiral, qu'attendez vous de moi?"
-"Regroupez votre équipe, si possible, ils sont pour la plupart des personnalités très respectées parmis leur peuple.
Si il nous reste une chance de combattre, ou de comprendre pourquoi le creuset n'a pas fonctionné et de transmettre ce savoir au cycle suivant, c'est bien vous qui l'avez entre les mains. Vous pourrez rejoindre l'équipe qui a participé à la construction du creuset, je vous envoie les coordonnées."
-"Amiral, vous me demandez de fuire le combat?"
-"Non Joker, je ne vous demande rien, je vous ordonne de partir, il en va de l'avenir de la galaxie."
-"Et vous amiral?
-"Nous allons défendre le creuset, le plus longtemps possible, tant qu'il reste un espoir de ce côté, nous nous battrons..."
-"Amiral, je.."
-"Ne discutez pas, si on ne sauve rien de ce cycle, le sacrifice des prothèens et de toutes les espèces de ce cycle n'aura servi à rien. Vous êtes le timonier le plus habile de la flotte, et vous pilottez le vaisseau le plus discret, c'est votre devoir.
-"..... Bien Amiral.... A vos ordres, je veux dire..
-"Merci Joker, Hackett terminé"
Joker, resta hagard quelques secondes, il ne pouvait pas croire que le combat était perdu, il ne pouvait accepter que son espèce et toutes celles qu'il avait connu allaient disparaître, il ne pouvait croire, qu'il incarnait la dernière chance de sauver la galaxie des Moissonneurs en prévenant le prochain cycle, il ne pouvait croire que Shepard...
Coats repris la communication et Joker ses esprits:
-"Normandy?"
-"Ou...oui major?"
-"Pour les bléssés, j'ai un volontaire pour vous les amener, un certain Cortez.."
-"Allez-y major, envoyez-les, et si il y a des membre de l'équipage du Normandy dans l'avant poste, envoyez-les également.
-"Tout va bien?"
-"Et, si il vous reste de la place, envoyez tous les hommes que vous souhaitez voir survivre à cette guerre..."
...
Faute de place, la dernière partie se trouve ici
Modifié par ClarkVador, 06 juin 2012 - 07:03 .





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