Mais si l'imprévu a ses attraits, l'attente impatiente d'un évènement prévu en a aussi. Ne peux tu le concevoir? Souviens toi de cette époque révolue où tu étais un bambin innocent (à défaut d'être charmant), attendant Noël aussi patiemment qu'un pop corn dans une poêle? Ou de ce con de chien qui jappe et tourne et saute car il sait que, enfin, l'heure de la promenade est arrivée?
Ce con de chien, c'est Selphie. L'entends tu japper et sauter à l'approche de la Saint Valentin? Qui sommes nous pour affirmer que ce n'est pas respectable, pour prétendre lui être supérieur? Car même si tu ne l'affirmes pas haut et fort, c'est ce qui ressort de tes paroles arrêtées et moralisatrices. "Moi je ne suis pas comme tous ces moutons".
Mais si mon cher vieux tas de merde, aussi gentil puisses-tu être et quelle que soit ta maîtrise de la plume, tu es un morceau de chair informe qui rampe sur le sol comme chacun d'entre nous. Tu ne sors pas du lot, tes actes ne sont pas originaux et créatifs, tu n'es pas un flocon de neige merveilleux et unique dont on devrait s'inspirer. Tu es une bactérie pourrissante dans un immense pot de yaourt périmé. Quoi que tu fasses tu ne seras jamais que l'égal de toutes les autres bactéries. Tu es un mouton qui se prétend libre et à l'écart du troupeau et qui, tout occupé à le faire remarquer fièrement à ses potes, se trouve à suivre le berger jusqu'à l'enclos.
Et pourtant malgré ça tu es digne d'être aimé (dans le noir avec un sac sur la tête), et je t'aime Durmir, je t'aime en ce jour de Saint Valentin, et de cet amour universel qui surpasse la définition cynique de Luthani3l!
Modifié par hellodie, 14 février 2010 - 04:10 .




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