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Le sicaire éternel


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#1
Deklan

Deklan
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Le quartier des docks de Derenim est réputé pour rassembler la lie de TheDRAS, malandrins, charognards, pirates, coupe-jarrets ou assassins y trouvent leur bonheur au rendez vous ; C’est dans cet endroit mal famé, où règnent en maîtres complaisance, luxure, cupidité et rapines en tout genre, que l’on peut trouver la taverne « Les Méandres », lieu de prédilection pour établir des contrats, ou des affaires en marge des instances bien pensantes de la ville.

Chaque soir dans cette taverne le brouhaha allait donc bon train, pour couvrir le bruit de ce qui devait être masqué ; Cependant, ce soir la, le brouhaha se faisait silence, tous les regards étaient tournés vers une table en arrière salle, une table d’où les cris montaient de plus en plus fort. Un homme de riche naissance, noblement vêtu, la quarantaine passée et accompagné de deux gardes du corps immaculés, hurlait tout son soul face à un elfe plus jeune de basse extraction, solidement battis, affrontant le regard fou du vieux avec le plus grand flegme que la situation pouvait autoriser.

-    Vous avez tué ma fille, ASSASSIN ! hurlait dans un souffle se terminant en un cri strident le vieux noble au visage écarlate de rage.
-    Vous m’aviez demandé de tuer cet homme, votre fille était devant, le travail est fait, vous devez me payer. Se défendit le plus jeune avec un calme et une sérénité effrayante.
-    Mais je vous avez demandé de tuer cet homme pour que ma fille ne parte pas avec lui ! Pour qu’elle me revienne et me comble par un plus noble mariage !
-    Le prétendant est mort, le travail est fait, ma paye je vous prie.
-    C’est une plaisanterie, je devrais vous tuer sur le champ, si ma condition n’exigeait de moi la plus…
-    Dois-je comprendre que vous ne me payerai pas pour mon travail ? l’interrompit le sicaire.

Le regard de l’elfe se fit noir de jais, ses pupilles d’obsidiennes fixaient le marchand tel un prédateur ciblant sa proie. Les gardes du corps cillèrent et firent un demi-pas en arrière, tandis que le noble se décomposa et se calma en moins de temps qu’il ne fallut au mercenaire pour finir sa phrase.

-    Je… je ne vous payerai pas, vous avez gâché le travail, vous avez tué mon enfant.
-    Vous m’avez demandé de tuer ce jeune homme, le travail est fait, mon contrat ne comportait pas de clause sur l’éventuelle survie de votre fille – la voix du reître se faisait d’outre-tombe – maintenant respectez le contrat et payez moi, ou votre famille comptera un membre de moins avant la fin de cette nuit.
-    V.. vous n’oseriez pas, je suis un homme important ici…
-    Mesurez bien votre importance en effet, surtout vis-à-vis de moi – Hurla l’homme dont le regard se faisait sanglant, poussant les trois personne lui faisant face à essuyer un violent sursaut ; il reprit à voix basse mais intelligible, avec une verve surprenante pour une personne issue des bas fonds– Ecoute moi bien cancrelat, je suis du genre patient, mais toute chose dans ce monde a des limites, et ma patience viens d’atteindre les siennes, de deux choses l’une, soit tu me paye maintenant, soit tu meurs dans la seconde et je me paie sur tes restes.
-    Je… très bien, dit le vieux marchand en sortant une bourse de ses mains tremblotantes, v… voici votre du, il ne sera pas dit que ma famille ne paie pas ses dettes. Mais je vous retrouverai et ce sera à votre tour de me rendre mes comptes.
-    Ahaahha tout à fait d’accord, répondit le mercenaire en saisissant la bourse à pleine main, arrangez vous avec votre conscience et je m’arrangerai avec vos sbires… car ce n’est pas moi mais vous qui avez tué votre fille… assassin…

La cape de l’elfe claqua alors qu’il tournait les talons en faisant rebondir la bourse dans sa main. Tout en laissant l’assemblé dans des murmures accompagnant son sillage, il sortit sans un regard en arrière.
Malgré la froideur dont il avait fait preuve pendant cette altercation, ce contrat avait fortement ébranlé Kerynn. Non pas qu’il craigne de finir en enfer à cause de ses actes, car cela plus qu’un autre il savait déjà que ce serai le cas. Mais par cette petite blessure au plus profond de son âme qui recommençait à saigner, une infime éraflure qui l’avait fait douter avant de prendre ce contrat. Un signe de sa vie passée tombé et noyé dans la noirceur de son essence goudronnée par les abysses.

L’elfe qu’il était, il ne s’en rappelle guère, une autre vie étouffée par le sang de ses victimes des guerres sanglantes. Il fut vendu en esclave à un seigneur dont le nom lui échappe, il se souvient d’une vie de servitude, d’un amour à jamais perdu, et surtout, d’une trahison de la pire espèce. Son seigneur vendit son âme à un démon des abysses. Pour quelle raison il ne savait pas, du prix non plus d’ailleurs. Mais ce qu’il se rappellera jusqu'à la fin de son existence, sont les dernière paroles chaleureuses qu’il entendit de l’engeance démoniaque : « Ton âme est mienne, ma gentille petite chose, ton immortalité te servira la où je t’envoie, clame mon nom lorsque tu seras sur les lignes ennemies, et chante mes louanges en pourfendant tes ennemis, et un jour peut être t’accorderai-je un présent. » c’était la première fois qu’il entendit parler de lui en ces termes, immortalité, il ne comprenait pas, mais il apprit...

Ces faits se passèrent 200 ans avant notre ère. 200 ans de guerres incessantes, de tortures, de morts, de renaissances ; 200 ans pendant lesquels il avait affuté ses capacités de combat, pendant lesquels il développa son propre style de magie. 200 ans pendant lesquels il oublia ce que voulait dire vivre ou mourir, bien ou mal, il oublia la signification des termes amour et pitié. 200 ans pendant lesquels les jeux éternels des démons et des abominations firent de lui un pantin de foire.

200 ans… c’était le temps qu’il fallut à son maître démoniaque pour mourir, emprisonné ou absorbé par un grand magicien. Quelles que fussent les raisons ou déraisons de cette finalité, la conclusion était la même, l’esclave avait changé de maître ; et celui-ci se faisait rappeler au bon souvenir de toutes les victimes du démon, c’est ainsi que Kerynn revint à TheDRAS.

Le mage, qui se faisait appeler Avernus, avait besoin de toutes les forces disponibles pour défendre ce qu’il semblait être une place forte contre un envahisseur dont l’origine importait peu à Kerynn. Ce qui lui importait par contre c’était qu’il s’alliait à des démons et à des gardes des ombres face à cet ennemi.
Les gardes des ombres, il en avait entendu parler il y a longtemps, il reconnut les griffons.. aaaah les griffons, comme il rêvait d’en voir. Kerynn fut interrompu dans ses réflexions par une guerrière hurlant et vociférant des ordres à ses unités.

Guerrier multi centenaire, ses talents aux combats en faisaient un épéiste d’élite, et un tacticien émérite, il suivait les ordres à la lettre et pris place dans les lignes de défense. Il décimait ses ennemis, ses coups pleuvaient comme une pluie battante sur de la soie écarlate fragile. Les corps s’amoncelaient aux pieds de l’elfe alors que ses épées se plantaient dans les mailles, tranchaient les têtes, martelaient les casques. Ses prouesses renflammèrent le cœur des gardes des ombres qui y virent un signe de la victoire se faisant proche.

Puis, un débordement inattendu, il sent une lame pénétrer dans son flanc droit et ressortir aussi vite qu’elle était entrée. Un coup qu’il aurait pu ignorer, Kerynn possédait une grande résistance à la douleur et à ce genre de blessures, pour peu que l’adrénaline provoquée par le combat l’alimente assez. Malheureusement, le coup se répéta presque aussitôt et plongea dans son poumon. Il sentit sa respiration se faisant souffrance, les bulles de sang proliférer à la commissure de ses lèvres. Puis se tenant la blessure d’une main, il engage le combat contre cet opportun qui l’a blessé, oubliant de ce fait la ligne de front venant à sa rencontre. Se adversaires fondirent sur lui, l’anéantissant dans une charge meurtrière.

Tombé, sentant son dernier souffle arriver, encore une fois, ses yeux se ferment petit à petit. Kerynn vit son maitre au loin, ainsi que la guerrière lui hurlant dessus, le mage se replia dans une autre pièce laissant la garde des ombres à son destin...Destin dont il fut témoin, autorisé à vivre encore quelques minutes par son étincelle de vie persistante. Ainsi fut-il témoin d’un évènement particulier entre cette jeune capitaine et un démon…

Kerynn se releva dans une fosse pleine de corps… classique pour quelqu’un comme lui avec un tel pouvoir, mais ce qui n’était pas commun, fut qu’il n’était pas le seul à se redresser. Les autres corps s’animaient aussi, venant alimenter les rangs d’une garde de morts vivant. Des corps putrescents, décharnés se mouvant tant bien que mal jusqu’aux lignes bien ordonnées d’un maître dont il ne connaissait rien, l’immortel rejoignit les rangs en se faisant passer pour l’un d’entre eux, ce qui n’était pas bien difficile avec les morceaux de chair qui le décorait.

Kerynn s’échappa lorsque l’occasion se présenta. Il remarqua que de nombreux morts tombaient au fil des heures, il sut que c’était sa chance de quitter les lignes de morts vivants. Une fois sur l’un des contreforts, il se laissa tomber des hauteurs et perdit connaissance.

Puis l’histoire continue mais reste inintéressante, il vagabonda jusqu’à Orlais où il se fit remarquer par ses faits d’arme, et où il commença à vendre sa lame au plus offrant. Il atterrit à Derenim, il y a maintenant 7 ans, et il paraît toujours aussi jeune. Beaucoup de bruits courent sur lui, son sillage se remplis de questions, et des explications Kerynn n’en a pas.

D’où lui vient son immortalité, il ne le sait pas et il n’en a cure… c’est utile.

Comment des simple humains peuvent ils se croire si intouchables, si vivant et si surs de leur importance ; quel besoin ont-ils de connaitre tant de chose sur quelque sujet que ce soit. Kerynn lui, il sait ce qu’il a à savoir. Rien de plus, rien de moins, et ce qu’il sait, c’est que tout travail mérite salaire…

Сообщение изменено: Deklan, 23 Январь 2010 - 12:44 .