Un jour, au milieu d'un beau potager, un ver se promenait sur la branche d'un arbre. Après avoir rampé un long moment, il tomba nez à nez face à une pomme. Il s'arrêta net, se mit à l'étudier sérieusement et se dit :
- Hummmmmmmm la belle pomme ! Oh le bon repas que j'vais m'taper là.
Puis, après s'être accordé un instant de réflexion, il pensa :
- Hum.....bon, j'vais attendre un p'****** peu que la pomme grossisse, qu'elle devienne bien mûre, bien juteuse et j'aurai plus à manger. Mouais, j'vais faire ça !
Au même moment, juste au dessus de l'arbre, passait un oiseau qui lui aussi avait grand faim. Voyant quelque chose bouger dans l'arbre, il décida de ralentir et d'observer plus attentivement. L'oiseau était en vol stationnaire et se mit à mater longuement le ver qui matait la pomme. Au bout de quelques instants, il comprit que le ver attendait avant de manger et il se dit :
- Hummmmmmmmm.......toi mon petit, surtout régale toi avec ta pomme. Une fois que tu auras mangé, tu seras plus gros, plus gras, plus lent et j'aurai plus à manger. Mouais, j'vais faire ça, se dit-il en ne bougeant pas d'un pouce.
Au même moment, juste en dessous de l'arbre, près d'une petite marre, passait une chatte qui elle aussi avait grand faim. Elle leva la tête et vit un bel oiseau tournoyer juste au dessus d'une branche. Elle s'aperçut rapidement du petit manège entre l'oiseau et le ver et elle se mit elle aussi à mater l'oiseau qui matait le ver qui matait la pomme. Prête à bondir à tout instant, elle décida d'attendre le bon moment et se dit :
- Hummmmmmiaaaouuuu ....le bon oiseau que j'vais taper là pour moi toute seule. Mais attendons qu'il ait lui même mangé, il sera plus gros, plus gras, plus lent et j'aurai plus à manger. Mouais, j'vais faire ça !
Le printemps arriva et la pomme remplit toutes ses promesses pour devenir aussi grosse que l'avait prédit le ver. Celui-ci ne se fit pas prier une seconde de plus et fonça sur la pomme engloutissant en quelques instants la chair sucrée et juteuse de ce divin repas. A peine était-il ressortit que l'oiseau piqua sur lui, ouvrant un large bec, prêt à l'avaler au vol. Il réussit à s'en saisir quand, au même moment, la chatte s'élança et bondit sur lui. L'oiseau esquiva de justesse, s'envola et la chatte tomba à l'eau.
Moralité de l'histoire ?
Plus l'attente est longue, plus la chatte est mouillée...